Thème 4 : Sciences et affaires internationales

panneau de conférence

Jour 1 – 7 novembre 2018

Plats à emporter et recommandations : 

La science internationale et le Canada – Aborder ensemble l'Agenda mondial 2030

Organisé par : Gordon McBean, professeur, Université Western et ancien président, Conseil international pour la science

Orateurs : Alan Bernstein, président et chef de la direction, Institut canadien de recherches avancées; David Grimes, sous-ministre adjoint, Services météorologiques Canada et président de l'Organisation météorologique mondiale; Ted Hewitt, président, Conseil de recherches en sciences humaines; Amy Luers, directrice exécutive, Future Earth; Maria Uhle, coprésidente du Belmont Forum et directrice du programme pour les activités internationales, Direction des géosciences, National Science Foundation ; Wendy Watson-Wright, présidente-directrice générale, Ocean Frontier Institute

Modérateur : Gordon McBean, professeur, Western University et ancien président, Conseil international pour la science

Plats à emporter et recommandations

  • Le Canada doit élaborer une stratégie et un plan d'action ciblés, cohérents et intégrés pour coordonner et financer la science. Comment le Canada peut-il s'appuyer sur ce plan pour développer les partenariats internationaux qui sont essentiels pour relever les défis mondiaux tout en incitant les jeunes à poursuivre une carrière en sciences.
  • La science aide déjà la société à comprendre les défis mondiaux de la durabilité et la gamme de solutions potentielles. Mais la science n'a pas encore aidé à conduire des transformations vers la durabilité mondiale – du moins pas à l'échelle nécessaire et appropriée pour que le Canada participe pleinement à l'agenda international.
  • Pour que la science et la technologie relèvent ces défis mondiaux, la perspective humaine (c'est-à-dire les sciences sociales) doit être au centre de toutes les recherches transformatrices (c'est-à-dire l'enseignement des priorités, la conduite de la recherche, les implications politiques et la mise en œuvre).

Modèles collaboratifs

  • L'Agenda mondial 2030 : Ce cadre mondial de 15 ans comprend le Programme de développement durable à l'horizon 2030 (et 17 objectifs de développement durable), l'Accord de Paris sur le changement climatique, le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe et les questions connexes. Il aborde les grands défis sociétaux de manière plus intégrée, y compris les conséquences économiques de l'inaction.
  • Innovation de mission : 22 pays et l'Union européenne se sont engagés à travailler ensemble sur la recherche et le développement. L'accord se concentre sur six domaines de défis pour aider l'Accord de Paris sur le changement climatique à atteindre ses objectifs, y compris un engagement de chaque pays à doubler ses investissements dans la R&D sur les énergies renouvelables. Par exemple:
    • L'Institut canadien de recherches avancées, ainsi que le ministère mexicain de l'Énergie et le département américain de l'Énergie, ont réuni d'éminents scientifiques et leaders d'opinion du monde entier à un atelier en septembre 2017. Les participants ont produit une feuille de route scientifique pour réduire le temps de développement de nouveaux matériaux pour l'énergie propre de 20 ans à un ou deux ans. L'approche transdisciplinaire implique la chimie, l'informatique haute performance, l'intelligence artificielle, la robotique et la science des matériaux.
  • Le Conseil scientifique international : Formellement créé en juillet 2018 avec la fusion du Conseil international pour la science et du Conseil international des sciences sociales, l'ISC rassemble toutes les sciences, y compris les sciences sociales, pour créer une voix mondiale pour faire progresser la science en tant que bien public mondial (c'est-à-dire la liberté faire de la recherche et la confiance du public dans l'information scientifique).
  • Future Earth : Basée à Montréal et avec des bureaux dans environ 20 pays, Future Earth collabore à l'échelle mondiale pour développer la science et l'innovation qui contribuent à conduire la transformation vers la durabilité mondiale à grande échelle. Cette transformation ou changement de système nécessite de changer cinq leviers : les outils, les flux d'informations, les institutions, les objectifs et les mentalités.
    • Le Canada a la possibilité de tirer parti de ses forces en recherche dans des domaines comme l'Arctique, l'eau et les océans pour mener des programmes mondiaux axés sur le changement et la durabilité des systèmes.
    • La plupart des scientifiques d'aujourd'hui se sont concentrés sur le changement d'outils. Pour que la science conduise délibérément la transformation, elle doit être intégrée dans les cinq leviers.
    • Faciliter la recherche transdisciplinaire nécessite de co-développer des connaissances et de co-concevoir des solutions (ex. Le laboratoire de solutions d'eau de Bengaluru en Inde et dans le Feuille de route exponentielle pour l'action climatique ).
    • Future Earth s'est associé au MIT Center for Collective Intelligence pour former CoLab à terme , un réseau de chercheurs et d'innovateurs qui collabore avec les décideurs politiques, les entreprises et la société civile pour explorer ces défis et solutions systématiques mondiaux et accélérer la transition vers la durabilité.
    • Future Earth promeut la recherche transdisciplinaire; par exemple, créer des réseaux mondiaux en début de carrière et offrir des bourses et des subventions aux chercheurs en début de carrière.
    • Plusieurs initiatives visent à intégrer les connaissances fondées sur la recherche dans les politiques et le discours public (p. Anthropocene magazine, Laboratoire de médias Future Earth )
    • Future Earth travaille avec des partenaires sociétaux pour co-développer des outils pour accélérer les transformations vers la durabilité (par exemple, Earth Targets, Sustainability in the Digital Age)
  • L'Institut des frontières de l'océan (OFI) : Établi en 2016 grâce à un financement de 227 millions de dollars du Fonds d'excellence en recherche Apogée Canada et de plusieurs autres sources, l'OFI est un partenariat de recherche international transdisciplinaire dont le siège est à Halifax, en Nouvelle-Écosse, et qui se concentre sur le développement sûr et durable de la frontière océanique. , principalement la porte d'entrée de l'Atlantique Nord et de l'Arctique canadien. Il accomplit sa mission par la recherche, le développement et l'échange de personnes, le partage d'infrastructures et la mobilisation des connaissances. Ce dernier comprend la collaboration avec l'Office national du film du Canada pour soutenir un programme unique de connaissance de l'océan appelé « Ocean School ».
    • Parmi les autres partenaires, citons :
      • quatre universités canadiennes (Dalhousie, Memorial, Université de l'Île-du-Prince-Édouard et Université de l'Alberta) et le Nova Scotia Community College;
      • huit organisations internationales de recherche océanique dans cinq autres pays ( Irlande – Institut marin de Galway ; la Norvège – Institut de recherche marine ; Allemagne – GEOMAR, Université de Kiel et Institut Alfred Wegener ; France – LabexMER ; et États-Unis – Woods Hole Oceanographic Institution et Lamont Doherty Earth Observatory de l'Université de Columbia);
      • ministères du gouvernement fédéral, y compris la Marine royale canadienne
      • provinces de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador; et
      • au moins vingt entreprises du secteur privé
  • Organisation météorologique mondiale (OMM) : Cette agence des Nations Unies rassemble et coordonne les efforts de ses 191 États membres sur les questions liées à l'atmosphère terrestre, au temps, au climat et aux interactions avec les océans et les ressources en eau.
    • La connaissance des systèmes terrestres nécessite collaboration, coordination, science interdisciplinaire (y compris les sciences sociales), science ouverte et données ouvertes.
    • L'OMM quantifie et surveille les risques en générant et en diffusant des informations.
    • L'OMM soutient l'adaptation par le biais de politiques (c'est-à-dire Cadre mondial pour les services climatologiques ) pour permettre aux nations et sous-nations par le transfert de connaissances.
    • Le Service météorologique canadien est l'un des rares organismes au Canada qui parle constamment de science au public.
    • Les travaux réalisés par l'OMM traitent directement de 12 des 17 objectifs de développement durable
  • Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) : Nous avons besoin des sciences sociales pour comprendre l'impact potentiel des avancées scientifiques comme l'intelligence artificielle (IA) et comment, ou même si, elles devraient influencer les politiques et les pratiques. À ce titre, le CRSH favorise l'interdisciplinarité dans de nombreux projets :
    • Environ 55 % des projets financés par le CRSH comprennent plus d'une discipline fondamentale en sciences humaines et 87 % comprennent plus d'une sous-discipline.
    • Le CRSH collabore avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour jeter des ponts entre les communautés de recherche et le reste de la société (p. , Ebola, et travail et handicap)
    • Le CRSH, le CRSNG, les IRSC et la Fondation canadienne pour l'innovation forment le Comité canadien de coordination de la recherche, qui supervisera un nouveau fonds des trois organismes pour soutenir la recherche internationale, interdisciplinaire, de pointe et à haut risque qui génère de nouvelles connaissances.
  • Le Forum de Belmont : Un partenariat d'organismes de financement, de conseils scientifiques internationaux et de consortiums régionaux engagés dans l'avancement de la science interdisciplinaire et transdisciplinaire. Les opérations du forum sont guidées par le  Défi Belmont, un document de vision qui encourage la recherche transdisciplinaire internationale fournissant des connaissances pour comprendre, atténuer et s'adapter aux changements environnementaux mondiaux.
    • Le Belmont Forum vise à construire une culture transdisciplinaire mondiale à travers un cadre de financement mondial.
    • Vous n'avez pas besoin d'être membre pour travailler avec le Belmont Forum (c'est-à-dire, peut inclure des centres de recherche, des instituts, des laboratoires gouvernementaux, etc.).
    • Les partenaires contribuent en argent ou en nature, chaque pays finançant ses propres chercheurs. "Aucun argent ne traverse aucune frontière."
    • Vous pouvez vous associer au Belmont Forum pour tirer parti des investissements déjà réalisés dans les programmes nationaux.
    • Les ressources sont liées de n'importe où et partout.
    • Chaque projet doit avoir des spécialistes des sciences naturelles, des spécialistes des sciences sociales et des parties prenantes.
    • Les prochains concours de financement porteront sur : les secours en cas de catastrophe et la résilience ; Arctique II ; la science pour les objectifs de développement durable; sécurité et salubrité alimentaires; et climat, environnement et santé.
    • Les candidats soumettent une seule proposition qui passe par un seul processus d'examen par les pairs.

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