Établir une capacité de calcul d'IA à double usage, militaro-civile, pour le Canada
Auteur:
Erik Henningsmoen

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.
Investir dans une infrastructure informatique d’IA à double usage, militaire et civile, pourrait aider le Canada à relever ses défis en matière de défense et de sécurité en fournissant à l’armée canadienne une capacité de calcul d’IA clé en main à utiliser en cas de crise, tout en offrant aux étudiants, aux chercheurs et aux innovateurs canadiens un accès informatique d’IA fiable et à faible coût en temps de paix.
Le gouvernement fédéral s’apprête à augmenter considérablement ses dépenses de défense au cours des prochaines années afin de respecter les engagements financiers du Canada envers l’OTAN et de faire face à une situation de sécurité mondiale de plus en plus difficile.
La décision du Canada de renforcer la défense nationale survient à un moment où les progrès de l'intelligence artificielle (IA) exigent des investissements importants dans les capacités de calcul avancées, notamment la construction de centres de données d'IA. L'exploitation de l'IA est essentielle pour soutenir la recherche et l'innovation dans l'économie actuelle. L'IA a également d'importantes applications en matière de sécurité nationale et de défense.
Intelligence artificielle à double usage : une occasion pour le Canada de soutenir à la fois la défense nationale et l'innovation civile
Pour accroître l’accès aux capacités de calcul de l’IA pour la recherche et l’innovation, ainsi que pour la sécurité et la défense nationale, le gouvernement fédéral devrait investir une partie des nouvelles dépenses de défense dans la capacité de calcul de l’IA à double usage, c’est-à-dire une capacité de calcul ayant des applications à la fois militaires et civiles.
En temps de paix, cette capacité pourrait être offerte aux étudiants, chercheurs et innovateurs canadiens, aidant ainsi le Canada à concrétiser les promesses scientifiques, technologiques et commerciales de l'IA grâce à un accès fiable et économique aux ressources informatiques. En cas d'urgence ou de crise internationale, elle pourrait être réaffectée à des applications militaires et de sécurité, déployant rapidement la puissance de calcul de l'IA de réserve pour soutenir les Forces armées canadiennes. Cette puissance de calcul pourrait également être fournie aux alliés du Canada grâce à des partenariats de sécurité comme celui-ci. NATO, ou à l'appui de réponse internationale aux catastrophes or efforts de maintien de la paix de l'ONU.
L’augmentation des dépenses de défense du Canada est une occasion d’investir de manière cruciale dans l’IA.
D'ici la fin de l'année, le premier ministre Mark Carney s'est engagé à augmenter les dépenses de défense du Canada à 2 % du PIB, conformément aux engagements de dépenses de l'OTAN pour 2014. En outre, Le Canada a accepté d'atteindre le nouvel objectif de dépenses de défense de l'OTAN de 5 % du PIB d'ici 2035.—répartis entre 3.5 % pour les dépenses de défense de base et 1.5 % pour les infrastructures liées à la défense et à la sécurité.
Selon les prévisions de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, pour que le Canada atteigne l’objectif de 5 % du PIB, il faudrait dépenser au total 170.3 milliards de dollars américains (235 milliards de dollars canadiens) par an pour la défense d'ici 2035Les dépenses annuelles comprendraient 119 milliards de dollars américains (164 milliards de dollars canadiens) pour atteindre l’objectif de 3.5 % des dépenses de base en matière de défense, ainsi que 51.3 milliards de dollars américains supplémentaires (70.8 milliards de dollars canadiens) pour atteindre l’objectif de 1.5 % des dépenses supplémentaires liées aux infrastructures de défense.
Jusqu’à présent, le discours politique autour de ces 1.5 % supplémentaires de dépenses en infrastructures de défense s’est concentré sur leur potentiel à financer les infrastructures critiques nécessaires, telles que les ports maritimes et les aéroports.
L'espace Stratégie militaire canadienne en matière d'intelligence artificielle pour 2024 L'IA devrait avoir d'importantes applications en matière de défense nationale. Or, en période de conflit ou de crise internationale, il peut être difficile, voire impossible, d'acquérir une capacité de calcul d'IA. Une capacité de calcul d'IA nationale sécurisée, accessible et évolutive est nécessaire pour soutenir les futures opérations des Forces armées canadiennes. Les cas d’utilisation de l’IA militaire incluent systèmes autonomes, gestion du champ de bataille et communications, renseignement et cybersécurité, simulation et formation, logistique et maintenance prédictive, et applications médicales.
Accès équitable, à faible coût et à double usage aux ressources informatiques de l'IA pour les Canadiens
Il existe une opportunité importante d’allouer une partie de ces investissements au développement de la capacité de calcul de l’IA nationale pour renforcer la défense nationale, tout en soutenant la transformation numérique, la souveraineté et la résilience du Canada.
En tant qu’infrastructure numérique à double usage, une capacité de calcul d’IA militaro-civile pourrait être utilisée pour fournir un accès peu coûteux et équitable à la puissance de calcul de l’IA pour les étudiants, les chercheurs et les innovateurs.
La capacité de calcul accessible pourrait être mise à profit dans les salles de classe des collèges et universités du Canada, permettant aux étudiants d'expérimenter directement l'IA et de former la prochaine génération de talents techniques en IA. Elle pourrait être utilisée par les chercheurs canadiens pour répondre à des priorités nationales clés, comme la transition écologique et la durabilité, l'amélioration de la productivité et le renforcement de la cybersécurité et de la résilience numérique du Canada.
Cela contribuerait à stimuler l'innovation, en permettant aux entrepreneurs d'accéder à une capacité de calcul à faible coût pour développer de nouveaux modèles d'IA et expérimenter de nouveaux produits et services basés sur l'IA. La capacité de calcul à double usage de l'IA pourrait également servir de catalyseur. aider le Canada à établir des partenariats internationaux en matière de recherche, de formation et de développement responsable de l'IA.
Le Canada doit suivre le développement de l’intelligence artificielle dans les économies comparables
Les recherches menées par McKinsey & Company suggèrent qu'à l'échelle mondiale, les centres de données nécessiteront 6.7 billions de dollars de nouveaux investissements d'ici 2030 pour répondre à la demande informatique actuelle, 5.2 billions de dollars de cet investissement étant nécessaires aux tâches de traitement de l'IA.
Pour répondre à cette forte demande, les économies comparables développent d'importantes infrastructures informatiques d'IA afin de répondre aux besoins nationaux. Début 2025, les États-Unis ont lancé le projet Stargate, une initiative public-privé de quatre ans visant à développer des centres de données d'IA à travers les États-Unis, pour un montant de 500 milliards de dollars. En juillet 2025, la Maison Blanche a publié un plan d'action national sur l'IA, qui comprenait des dispositions visant à accélérer le développement des centres de données d'IA. L'Union européenne a lancé son programme InvestAI de 200 milliards d'euros en février 2025, dont 20 milliards d'euros pour construire un réseau de giga-usines d'IA en Europe.
Ces annonces démontrent les investissements importants que font les économies comparables pour soutenir l’infrastructure informatique de l’IA, bien que le Canada ait également réalisé récemment des investissements stratégiques.
Fin 2024, le gouvernement fédéral a publié son Stratégie canadienne souveraine en matière de calcul d'IALa stratégie a consacré 2 milliards de dollars sur cinq ans au renforcement des capacités nationales de supercalcul, en fournissant un fonds d’accès au calcul de l’IA de 300 millions de dollars pour les innovateurs et les entreprises, ainsi qu’un financement de l’écosystème destiné à catalyser l’investissement privé dans l’infrastructure nationale de l’IA.
Même si une modeste partie des 1.5 % des dépenses supplémentaires liées à l’infrastructure de défense était affectée à la construction d’une capacité de calcul d’IA militaro-civile canadienne, cela renforcerait considérablement, au cours de la prochaine décennie, les investissements déjà réalisés dans le cadre de la stratégie souveraine de calcul d’IA du Canada.
Le Canada est une économie de taille moyenne qui subit actuellement d'importantes pressions budgétaires. Les décideurs politiques canadiens doivent faire preuve de stratégie et de créativité lorsqu'il s'agit d'allouer de nouveaux fonds à des projets nationaux. Investir dans des capacités de calcul d'IA à double usage – utilisables par les étudiants, les chercheurs et les innovateurs en temps de paix et par les forces armées en temps de crise – aidera le Canada à développer son écosystème de recherche et d'innovation, à accroître sa résilience numérique et à protéger sa sécurité nationale et sa souveraineté.
L’analyse et les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement les points de vue et opinions du CTIC.
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Erik Henningsmoen
Conseil des technologies de l'information et des communications (CTIC)
Analyste principal de recherche et de politique

