Piste inconnue
Résumé : Gouvernance et stratégie de l'IA au Canada
Aperçu de la session
Ce résumé porte sur une séance-déjeuner de la conférence CSPC 2025 avec Mark Schaan, sous-ministre associé à Innovation, Sciences et Développement économique Canada, et Gail Murphy, vice-présidente à la recherche et à l’innovation à l’Université de la Colombie-Britannique. La discussion a porté sur l’évolution de la stratégie canadienne en matière d’intelligence artificielle (IA), la transition de la recherche de pointe aux applications industrielles et le besoin crucial d’une infrastructure numérique souveraine et de la confiance du public.
Changement stratégique et vision
Bien que le Canada ait été le premier pays à lancer une stratégie nationale en intelligence artificielle en 2017 et qu’il ait maintenu un leadership en recherche pendant plus de 40 ans, le gouvernement reconnaît que « le leadership n’est pas un droit acquis ». La discussion a mis en lumière la nécessité de passer d’un soutien exclusif à la recherche à la maîtrise de la commercialisation, de l’adoption et de la productivité. Une nouvelle stratégie évolutive est prévue pour début 2025, s’appuyant sur un « sprint national de 30 jours » récemment achevé, qui a mobilisé plus de 11 000 Canadiens et un groupe de travail d’experts.
Priorités Clés
- La souveraineté comme autonomie stratégique : La souveraineté ne se définit pas comme l’isolationnisme, mais comme la possession d’« atouts stratégiques échangeables » — des actifs suffisamment précieux pour garantir au Canada une place à la table des négociations et la possibilité de compter sur ses capacités nationales en cas de besoin.
- Investissement dans les infrastructures : Le gouvernement investit plus de 2 milliards de dollars dans les infrastructures informatiques, dont des subventions pour les PME et un « Défi informatique » de 700 millions de dollars visant à développer les capacités des centres de données nationaux pour les charges de travail d'IA à forte demande.
- Confiance et sécurité : Reconnaissant que le Canada affiche l'un des niveaux de confiance les plus bas envers l'IA au sein de l'OCDE, le gouvernement considère que le renforcement de la confiance du public – par la modernisation de la protection de la vie privée et la création d'instituts de sécurité – est une condition préalable à l'adoption économique.
Résumé détaillé de la conversation
Héritage et positionnement mondial
- Leadership historique : L'investissement du Canada dans l'IA a débuté il y a 43 ans avec l'Institut canadien de recherches avancées (CIFAR), ce qui a conduit à une forte concentration de lauréats des prix Nobel et Turing.
- Compétition mondiale: Les pays concurrents réalisent des investissements industriels massifs, ce qui oblige le Canada à constamment « mériter » sa position de leader.
Élaboration de la nouvelle stratégie en matière d'IA
- Processus de consultation : Au lieu d'un panel d'experts travaillant pendant un an, le gouvernement a mis en œuvre un « sprint national de 30 jours » fin 2024 afin de recueillir rapidement des commentaires.
- Force d'intervention: Un groupe de travail composé de 28 membres a soumis 31 rapports pour éclairer la stratégie.
- Approche itérative : La stratégie à venir (attendue début 2025) sera un document « vivant » qui évoluera au rythme des avancées technologiques, plutôt qu’un plan pluriannuel statique.
Infrastructure et puissance de calcul souveraines
- Définir la souveraineté : La souveraineté est présentée comme une « autonomie stratégique » — la possibilité de compter sur soi-même et de posséder des actifs (biens échangeables) que les partenaires apprécient.
- Soutien aux PME : Un programme de 300 millions de dollars a fourni un accès subventionné à l'informatique à plus de 1 300 petites et moyennes entreprises (PME), dépassant de quatre fois les prévisions de la demande.
- Infrastructures à grande échelle : Le « Compute Challenge » de 700 millions de dollars cible deux groupes : les entreprises ayant des charges de travail d’IA massives (par exemple, de grands modèles de langage) et les opérateurs de centres de données de taille moyenne qui développent leurs offres souveraines.
- Plans futurs: Un programme d'infrastructure informatique souveraine est en cours d'élaboration pour soutenir la communauté de recherche et potentiellement utiliser la location de locaux gouvernementaux afin de réduire les risques liés à la construction de nouveaux centres de données.
Gouvernance des Données
- Atout national : Les données sont considérées comme le « sang vital » de l’économie numérique et le pilier de la confiance du public.
- Les priorités: L'objectif est de structurer les données pour les processus métier, d'assurer l'interopérabilité et de moderniser les lois sur la protection de la vie privée dans le secteur privé afin de permettre une utilisation sécurisée des données.
Confiance, adoption et sécurité
- Déficit de confiance : Le Canada figure parmi les pays les moins confiants envers l'intelligence artificielle au sein de l'OCDE. Mark Schaan a souligné que « l'adoption progresse au rythme de la confiance ».
- Préoccupations liées au travail : Le gouvernement entend contrer les craintes de déplacement de compétences en présentant l'IA comme un outil d'augmentation qui valorise le travail humain dans la chaîne de valeur.
- Mesures de sécurité: Ces efforts comprennent l'Institut canadien de la sécurité en IA, des codes de conduite volontaires et une collaboration internationale sur les normes de sécurité.
- Philosophie réglementaire : La réglementation se concentre sur les cas d'utilisation et la protection des données personnelles plutôt que sur l'interdiction de systèmes d'IA dans leur ensemble, même si des zones interdites peuvent exister là où les violations de la vie privée sont inhérentes.
Le « triangle » de l’adoption de l’IA
- Le défi politique : Il est plus facile de soutenir le « sommet du triangle » (les chercheurs en intelligence artificielle générale) ou le milieu (les entreprises natives de l'IA) que le « bas du triangle » — l'adoption massive par 41 millions de Canadiens et 400 000 entreprises.
Objectif: L’objectif ultime est de combler le fossé entre la recherche de pointe et son application économique à grande échelle afin de résoudre les problèmes de productivité et de souveraineté du Canada.
Ce résumé est généré à l'aide d'outils d'IA.

