Panneau : 762

Une stratégie nationale de recherche agroalimentaire : renforcer les partenariats intersectoriels pour un impact accru

Organisé par: Université de Guelph
Date du panel : 20 novembre 2025
Orateurs :
Paul Hoekstra (modérateur)
Darrell Petras
Dana McCauley
Naveed Aziz
Rebecca Hallett
Gregory Wootton

Résumé:
Le secteur agroalimentaire canadien est confronté à des pressions croissantes liées aux changements climatiques, aux risques pour la sécurité alimentaire mondiale, aux perturbations des chaînes d'approvisionnement, aux enjeux de santé publique et à un contexte d'innovation en constante évolution. Pour relever ces défis, il faudra une stratégie de recherche et d'innovation coordonnée et axée sur les résultats, qui concilie les priorités de l'industrie, des provinces, du gouvernement fédéral et du milieu universitaire. Ce panel réunira des dirigeants des secteurs public, privé et agroalimentaire afin de discuter de la façon dont le Canada peut bâtir un écosystème national de recherche agroalimentaire plus intégré et tourné vers l'avenir. La séance explorera les lacunes actuelles en matière de coordination, les possibilités de partenariats intersectoriels plus solides, ainsi que les cadres politiques et les modèles de financement nécessaires pour soutenir une recherche collaborative, agile et équitable.

Résumé des conversations

La discussion a porté sur les pressions croissantes qui pèsent sur le secteur agroalimentaire canadien, notamment les changements climatiques et les risques pour la sécurité alimentaire mondiale. Un écosystème de recherche national performant exige une mission claire pour que le Canada devienne un chef de file en agriculture, avec une approche systémique qui intègre le point de vue des agriculteurs et une vision à court et à long terme. Parmi les thèmes clés abordés, on note la nécessité d'une collaboration intersectorielle coordonnée pour décloisonner les services et clarifier les rôles de chacun (gouvernement, industrie, milieu universitaire). Les participants ont souligné l'importance d'un financement axé sur une mission et assorti de résultats précis et quantifiables, ainsi que le rôle crucial de la réduction des risques liés aux technologies par la validation et la démonstration afin d'accélérer leur adoption par les agriculteurs, les fabricants de produits alimentaires et de boissons et les autres entreprises tout au long de leurs chaînes d'approvisionnement. L'importance d'équilibrer les investissements à long terme (p. ex., sélection variétale) et à court terme (p. ex., urgences sanitaires) a été un point récurrent.

Messages à retenir/État actuel des défis

  • Le secteur agroalimentaire canadien est confronté à des pressions externes croissantes, notamment les changements climatiques et les risques pour la sécurité alimentaire mondiale, ce qui exige une réponse unifiée et collaborative.
  • Le financement de la recherche a été « épisodique » et caractérisé par une « approche fragmentée » aux niveaux fédéral et provincial, créant une instabilité pour le travail stratégique à long terme.
  • L'écosystème souffre de cloisonnements opérationnels, où les organisations et les régions peinent souvent à se coordonner, ce qui entraîne des efforts dupliqués et une utilisation moins efficace des ressources.
  • Un défi majeur consiste à concilier les besoins de recherche à long terme (par exemple, 10 à 12 ans pour une nouvelle variété de pomme, la sélection, les biotechnologies) avec les problèmes urgents à court terme (par exemple, les chocs de la chaîne d'approvisionnement, les épidémies de maladies, comme la moisissure DON dans le maïs).
  • Il existe une divergence de priorités, les priorités gouvernementales (par exemple, la durabilité) pouvant ne pas correspondre aux objectifs principaux des agriculteurs et des dirigeants d'entreprises agroalimentaires, à savoir la productivité et la viabilité économique.
  • Le secteur privé montre des signes de désengagement en matière d'investissement dans la R&D agroalimentaire, ce qui suscite des inquiétudes quant aux futurs partenariats public-privé.
  • L’innovation stagne souvent aux premiers niveaux de maturité technologique (TRL 3), et il existe un « problème d’échelle » systémique pour les nouvelles technologies agroalimentaires.
  • Il est indispensable de renforcer la mobilisation et la commercialisation des connaissances afin de combler le fossé entre la création de la recherche et l'adoption des technologies par les producteurs.

Recommandations/prochaines étapes

  • Adopter un énoncé de mission clair à l’échelle nationale définissant la raison d’être et l’objectif du Canada, soit d’être un chef de file en agriculture et en alimentation, en allant au-delà des simples plaintes, afin que les organisations, les institutions et les entreprises puissent se rallier autour d’un objectif commun.
  • Mettre en œuvre des modèles de financement axés sur la mission, assortis d'indicateurs clés de performance (ICP) solides et quantifiables, afin de garantir que la recherche contribue à des résultats mesurables et à un objectif commun.
  • Favoriser la collaboration intersectorielle en identifiant et en clarifiant intentionnellement les rôles spécifiques de toutes les parties prenantes (gouvernement, industrie, monde universitaire) afin d'éliminer les cloisonnements.
  • Encourager le passage d'une mentalité de propriété à une mentalité de gestion responsable des actifs de recherche et d'innovation afin de faciliter la collaboration et le partage des responsabilités.
  • Accroître les investissements dans les « infrastructures immatérielles » telles que les techniciens qualifiés, les gestionnaires et les chercheurs spécialisés afin de garantir un vivier d’experts prêts à intervenir en cas d’urgence à court terme et pour les projets à long terme.
  • Axer les stratégies de recherche sur les besoins futurs, notamment en planifiant de manière intentionnelle et intégrée la sélection de variétés résistantes au climat, les infrastructures agricoles et la préparation aux maladies futures.
  • Utiliser et formaliser des réseaux de fermes intelligentes et autres terrains d'essai à travers le Canada pour valider et démontrer la technologie, en réduisant les risques pour une adoption accélérée.
  • Encourager et investir dans des modèles de financement axés sur les défis, qui suscitent des propositions d'équipes collaboratives issues de l'industrie et de la recherche afin de répondre aux priorités stratégiques.

Ce résumé est généré à l'aide d'outils d'IA.

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.