Au-delà des droits de douane : la démence est le problème de tous
Auteur:
Dr Saskia Sivananthan
Alexandra Whate
Guillaume Reichman

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.
Les élections fédérales du mois dernier étant désormais terminées, les partis politiques fédéraux canadiens définissent leurs priorités pour la prochaine session parlementaire. Nos relations commerciales fragiles avec les États-Unis, le coût de la vie et le besoin de logements abordables ont dominé les débats durant la campagne. De façon quelque peu surprenante, le système de santé canadien, une question qui figurait parmi les principales préoccupations des électeurs, a été peu évoquée avant le scrutin du 28 avril.th.
Maintenant que la situation s'est stabilisée, les politiciens de tous les partis devraient envisager des mesures immédiates pour s'attaquer à un problème important – un problème qui touche des milliers de familles et exerce une pression énorme sur notre système de santé : la démence.
Aujourd’hui, plus de 750 000 Canadiens vivent avec la démence. Ce nombre devrait presque doubler d’ici 2030 avec le vieillissement de la génération du baby-boom. Les personnes atteintes perdent progressivement la capacité de se souvenir, de communiquer et de prendre soin d’elles-mêmes, tout en devenant de plus en plus dépendantes des autres. Chaque année, on estime que 100 000 personnes au Canada reçoivent ce diagnostic dévastateur, laissant trop de familles aux prises avec la difficulté de trouver des soins et un soutien essentiels dans un système fragmenté et inadapté à leurs besoins.
La démence est l'une des principales causes de décès au Canada, mais le diagnostic peut prendre jusqu'à 28 mois. Les familles doivent soudainement endosser le rôle d'aidants naturels, et peinent à trouver du soutien, car seulement 40 % des médecins de famille se disent prêts à prendre en charge des personnes atteintes de démence. Faute d'autres solutions, les familles n'ont souvent d'autre choix que de se tourner vers les urgences, qui sont souvent surchargées. Les hôpitaux indiquent qu'environ la moitié des hospitalisations pour des problèmes de santé non urgents sont liées à la démence, ce qui coûte à notre système de santé plus de 15 milliards de dollars par année – et ce chiffre ne cesse d'augmenter.
Nous autres Canadiens savons mieux faire cela.
Le Canada a réussi à s’attaquer à d’autres menaces majeures pour la santé publique, comme le cancer et les accidents vasculaires cérébraux, en établissant des objectifs de rendement clairs pour l’accès à un diagnostic et à un traitement rapides. Ces stratégies nationales, mises en œuvre par le gouvernement fédéral en partenariat avec les provinces, ont permis d’améliorer les taux de survie et l’accès aux soins. Contrairement aux Canadiens atteints de démence, les personnes souffrant de ces affections bénéficient généralement des soins appropriés au moment opportun et s’orientent plus facilement dans le système de santé. Pourtant, pour la démence, il n’existe toujours pas de parcours organisé et bien coordonné pour le diagnostic, le traitement ou le soutien continu aux familles.
En 2019, le gouvernement fédéral a lancé la Stratégie nationale sur la démence, élaborée en concertation avec les personnes atteintes de démence, notamment les aidants naturels, les chercheurs et les professionnels de la santé. Dotée d’un budget de 70 millions de dollars sur cinq ans, elle visait à améliorer les soins, à faire progresser la recherche et à soutenir les aidants naturels. Son approche fondée sur les droits de la personne et le succès de ses programmes pilotes lui ont valu une reconnaissance internationale bien méritée.
Lors d'une récente réunion d'un comité des Nations Unies, des représentants canadiens ont confirmé qu'aucun renouvellement du financement de la Stratégie nationale sur la démence n'est prévu. Dans son rapport final, le comité a souligné le potentiel de la Stratégie et a insisté sur la nécessité d'un Plan d'action national pour le Canada, assorti d'objectifs de performance pour un diagnostic et des soins précoces, en coordination avec les provinces et les territoires, afin d'offrir le soutien dont les familles touchées par la démence ont désespérément besoin.
Avec la mise en place d'un nouveau gouvernement, nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion d'améliorer les soins aux personnes atteintes de démence. Les Canadiens devraient poser cette question à leur député : Votre parti continuera-t-il à financer et à soutenir pleinement la Stratégie nationale de lutte contre la démence ? Plus précisément, nous avons besoin de :
Une meilleure coordination des soins à l'échelle nationale en créant un Partenariat canadien de coordination sur la démence orienter les meilleures pratiques et fixer des objectifs de rendement tout en aidant les provinces à adapter leurs propres programmes.
• Mettre en place et promouvoir des parcours de soins pour les personnes atteintes de démence À l'instar des dispositifs que nous avons mis au point pour les AVC et le cancer, qui permettent aux patients de savoir où s'adresser ensuite, du diagnostic au traitement en passant par le soutien continu, nous ne pouvons pas les laisser passer entre les mailles du filet ou subir des retards inutiles.- Fournir un financement fédéral durable pour des soins, une recherche et une éducation coordonnés qui prennent en compte la réalité du fardeau que représente la démence pour notre société.
- Qu'on Assure responsabilité et impact partagés par le biais d'un système national qui suit les taux de diagnostic, l'utilisation des services et, surtout, les résultats des soins.
Le moment est venu pour le Canada de prendre des mesures concrètes pour s'attaquer à l'une des plus grandes menaces pour la santé publique auxquelles nous sommes confrontés. Notre nouveau gouvernement continuera-t-il d'investir, ou les familles touchées par la démence continueront-elles d'attendre désespérément aux urgences ?
À propos des auteurs:
Le Dr Saskia Sivananthan est directrice générale du Brainwell Institute, a siégé au premier conseil consultatif ministériel canadien sur la démence et est l'auteure du Plan mondial de l'OMS pour la démence.
Alexandra Whate est chercheuse en systèmes de santé et cofondatrice de l'institut Brainwell.
Le Dr William Reichman est président et chef de la direction de Baycrest Seniors Care et a été coprésident du premier conseil consultatif ministériel du Canada sur la démence.
En savoir plus sur l'auteur(s)
Dr Saskia Sivananthan
L'Institut Brainwell
Chef de la direction
Alexandra Whate
Institut Brainwell
Chercheur en systèmes de santé, cofondateur
Guillaume Reichman
Soins pour personnes âgées Baycrest
Président et chef de la direction

