Comment le Canada peut transformer une crise énergétique géopolitique en opportunité
Auteur:
Subhadip Ghosh
Carlos Freire-Gibb

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.
Introduction
En 2021, alors que le monde peinait à sortir de l'emprise de la pandémie de COVID, les sociétés occidentales s'accordaient à dire qu'il était impératif de prendre des mesures énergiques en faveur de l'environnement. Cependant, les récents événements géopolitiques et la polarisation ont depuis fait pencher la balance en faveur de l'environnement. Par exemple, notre nouveau premier ministre est passé de l'argument avancé en 2021 selon lequel « les prix du carbone [au Canada] devraient augmenter de manière graduelle et prévisible afin de soutenir un ajustement ordonné vers une économie carboneutre » (Carney, 2022, p. 440) à la promesse, pendant sa campagne, de supprimer la taxe carbone à la consommation, laquelle entrera en vigueur le 1er avril 2025.
Les hausses imprévisibles des tarifs douaniers américains ont rendu le secteur énergétique canadien, sa principale exportation, extrêmement vulnérable, ce qui soulève des questions quant à la viabilité de ses objectifs de réduction des émissions pour 2030 et de neutralité carbone pour 2050. Cet article propose que la production et l'exportation de gaz naturel offrent une voie de transition pour équilibrer la croissance économique et les réductions ciblées des émissions (Aliakbari et Mejia, 2025). Le GNL canadien, compétitif en termes de coûts, produit beaucoup moins de GES que le charbon (50 % de moins) et le pétrole (20 à 30 % de moins) (Régie de l'énergie du Canada, 2024). De plus, les vastes réserves de gaz non conventionnel du Canada peuvent positionner ce pays comme un fournisseur mondial pendant des décennies. Cet article propose des options de politique énergétique adaptées aux réalités géopolitiques et environnementales actuelles.
Les événements géopolitiques et leur impact économique
L'intersection de l'instabilité géopolitique, de la politique climatique et de la sécurité énergétique a créé une opportunité pour le Canada de devenir un fournisseur mondial d'énergie dominant. Par exemple :
- Guerre russo-ukrainienneLe tournant de l'Europe vers le gaz russe a initialement mis en avant le Canada comme un fournisseur stable et potentiel (Henderson et Mitrova, 2015), bien que des goulots d'étranglement infrastructurels aient empêché ce dernier d'accéder immédiatement au marché. Malgré une production gazière record en Alberta en 2023 (10.9 Gpi³/j), la capacité d'exportation de GNL du Canada est restée proche de zéro, les États-Unis captant 90 % de la nouvelle demande européenne (Stephenson, 2023).
- Incertitude, tarifs douaniers et menaces à la souveraineté des États-UnisFrançais : Les tarifs douaniers imposés par Trump pourraient coûter plus de 500,000 7.5 emplois canadiens, faisant passer le chômage d'une moyenne de 10 % à 4.7 % à 2022 % pour la période 2024-2025 (Tombe, 2025; Banque TD, 10). Bien que les tarifs douaniers sur le pétrole et le gaz demeurent inférieurs à 33 %, avec quelques exemptions à l'ACEUM, la montée du protectionnisme américain accroît l'incertitude commerciale. L'énergie représente 90 % des exportations canadiennes, dont 2023 % sont destinées aux États-Unis, ce qui rend le secteur particulièrement vulnérable à l'imprévisibilité de la politique commerciale américaine (Ressources naturelles Canada, XNUMX).
- Guerre commerciale entre les États-Unis et la ChineFrançais : : Les hostilités commerciales en cours entre les États-Unis et la Chine créent une ouverture pour le Canada. La Chine est passée du deuxième plus grand importateur de pétrole américain en 2023 (EIA, 2024) à l'arrêt quasi total de ses importations américaines en 2025 (Paraskova, 2025). Entre-temps, le pipeline Trans Mountain Expansion (TMX), propriété du gouvernement fédéral et opérationnel depuis mai 2024, a permis d'augmenter les exportations canadiennes de brut vers la Chine de 25,040 353,674 à 2025 4 barils par jour (bpj) (Lincoln, Rheault et Malkin, 10). Cet accès au marché asiatique offre une avenue de diversification pour contrer la domination du marché américain, soit environ 3 millions de bpj à prix réduits. En ce qui concerne le GNL, les retards réglementaires (par exemple, 4 ans d'attente pour le GNL au Canada contre XNUMX à XNUMX ans pour les projets américains) nuisent à la compétitivité.
- L'Alberta O&G et le mouvement séparatiste : Malgré les plaintes fréquentes concernant les contraintes fédérales, la production de pétrole et de gaz continue d’atteindre des niveaux records (AER, 2025).. Le secteur pétrolier et gazier représente près du quart du PIB de l'Alberta et emploie plus du tiers de sa main-d'œuvre (gouvernement de l'Alberta, 2023). À l'échelle nationale, l'extraction pétrolière et gazière contribue à environ 5 % du PIB national, le secteur énergétique au sens large représentant 10.3 % en 2023 (Centre canadien d'information sur l'énergie, 2024). On observe une montée du mouvement séparatiste en Alberta, alimentée par des griefs perçus à l'égard des politiques fédérales en matière d'énergie et de climat, et par une quête d'autonomie en matière de ressources (Chin, 2025). Cependant, une séparation pourrait nuire gravement à la province et au Canada, rendant la collaboration essentielle (Freire-Gibb, 2024).
Le cadre CEM
Cet article propose le cadre CEM, fondé sur trois politiques pour le secteur de l'énergie : a) l'intensification du CCUS grâce à une meilleure intégration du DAC ; b) le développement des marchés d'exportation du GNL ; et c) le Programme d'accélération de l'innovation dans le méthane. Voir ci-dessous.
- Mise à l'échelle du CCUS grâce à l'intégration du DAC : Français Le succès de la politique d'action climatique du Canada dépend de l'intensification du captage, de l'utilisation et du stockage du carbone (CUSC), d'autant plus que les sables bitumineux de l'Alberta émettent 70 Mt de CO2 par an (Régie de l'énergie du Canada, 2025). Bien que le Canada soit en tête mondiale avec huit grands projets de CUSC, représentant 11.5 % de la capacité de stockage prévue (Ingelson et Czaikowski, 2025), la plupart empêchent les émissions de sources ponctuelles comme les raffineries et les centrales électriques, qui émettent du CO2 à des concentrations élevées, d'atteindre l'atmosphère (AIE, s.d.; CAPP, 2025).
Toutefois, pour atteindre une intensité carbone nette négative pour les exportations de GNL, il est nécessaire de développer le captage direct de l'air (DAC), qui, contrairement au captage ponctuel, élimine le CO2 directement de l'air ambiant, quelle que soit son origine (Larsen et Grant, 2021). Cependant, l'utilisation de la technologie DAC demeure limitée au Canada en raison de ses coûts élevés, de sa forte intensité énergétique et de l'absence de mesures incitatives ciblées (Bataille et Sivaram, 2021).
Bien que moins mature et plus coûteuse, la technologie DAC est importante pour éliminer les émissions diffuses. Deep Sky Labs, première installation commerciale de DAC au Canada, ne capte que 3,000 2 tonnes de CO389 par an malgré une capacité de stockage géologique de 2024 Gt (Arteaga, 2035). Par conséquent, le Canada devrait imposer le CCUS intégré, incluant les sources ponctuelles et le DAC, pour toutes les nouvelles installations d'exportation de GNL et prolonger le crédit d'impôt à l'investissement CCUS jusqu'en 2024 avec des incitations DAC améliorées (gouvernement du Canada, 2021). Une telle politique positionnerait le Canada comme un fournisseur de premier plan de GNL neutre en carbone (Stapczynski et Rathi, XNUMX). - Développement du marché d'exportation (Focus GNL) : La stratégie de sécurité énergétique du Canada exige le développement du marché international du GNL, en tirant parti à la fois des perturbations géopolitiques et des trajectoires de croissance de la région Asie-Pacifique. L'avantage géostratégique du Canada réside dans son accès aux marchés asiatiques par la côte ouest (Ghosh et Islam, 2023). Cependant, sur les 18 installations d'exportation de GNL proposées au Canada en 2011 (CGAI, 2019), la plupart ont été annulées, une seule ayant finalement ouvert ses portes cette année, à Kitimat, en Colombie-Britannique (Jang, 2025). Reconnaissant l'importance stratégique des marchés énergétiques asiatiques, ce cadre stratégique simplifierait l'approbation réglementaire des installations d'exportation de GNL le long de la côte de la Colombie-Britannique tout en exigeant l'intégration aux sources d'énergie renouvelables. Cette simplification devrait s'inscrire dans le principe « un projet, une approbation » de la promesse du premier ministre Carney en matière de politique énergétique (Atlantica Centre for Energy, 2025). Le Canada devrait également négocier des accords d'approvisionnement en GNL à long terme avec des pays comme le Japon, la Corée du Sud, les Philippines ou le Bangladesh (Canada Action, 2024).
- Programme d'accélération de l'innovation dans le domaine du méthane : Les émissions de méthane de l'Alberta en 2021 (beaucoup plus importantes que celles de CO2) équivalaient à 15 Mt de CO₂ par an, mais pourraient être sous-estimées jusqu'à 50 % (Weber, 2023). Par conséquent, le Canada devrait investir dans la surveillance avancée (p. ex., drones, satellites) et l'atténuation (p. ex., conversion au biogaz, compresseurs électriques) par l'intermédiaire de programmes comme le Programme d'innovation énergétique, qui vise à faire passer le captage du méthane de 45 % à 90 % d'ici 2030 (Ressources naturelles Canada, 2025; Régie de l'énergie du Canada, 2024). Un tel programme réduirait les émissions et améliorerait la compétitivité du Canada en matière de GNL. Un exemple d’innovation dans ce domaine est le GHGSat, basé à Montréal, qui utilise des satellites à haute résolution pour détecter les fuites de méthane en temps réel, permettant ainsi une réduction de 90 % des coûts par balayage depuis 2016. Ses données sont utilisées par les organismes de réglementation canadiens et des entreprises comme Shell pour localiser les fuites dans des sites canadiens éloignés (Gouvernement du Canada, 2023B).
Conclusion
L'avenir énergétique du Canada dépend de sa capacité à s'adapter aux défis géopolitiques et climatiques en constante évolution et à les transformer en avantages stratégiques. Cet article propose le cadre de la GCE tel que décrit ci-dessus. Ce cadre stratégique d'innovation peut contribuer au débat en cours sur la transformation énergétique, qui, selon nous, devrait être soutenu par des politiques énergétiques plus larges axées sur les énergies renouvelables et la durabilité.
Références:
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