De la stratégie à la souveraineté : tirer parti de la stratégie industrielle de défense (SID) pour alimenter l’écosystème de recherche et d’innovation du Canada
Auteur:
Aminah Robinson Fayek, Ph. D.

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.
Sujet principal: La nécessité d’un écosystème de recherche et d’innovation national et collaboratif — axé sur des installations de recherche sécurisées et des partenariats entre les universités, l’industrie et les FAC — pour atteindre l’autonomie nationale et la sécurité économique dans le cadre de la Stratégie industrielle de défense du Canada.
Mots-clésSouveraineté nationale, technologies à double usage, écosystème de recherche
Le contexte mondial évolue et le Canada ne peut plus se permettre de dépendre de technologies et de chaînes d’approvisionnement étrangères. Pour garantir notre souveraineté, nous devons passer d’une position de consommateurs passifs à celle d’innovateurs actifs. La Stratégie industrielle de défense du Canada marque un tournant historique en matière de politique d’autosuffisance nationale. Le cadre « construire, s’associer, acheter » n’est pas seulement un outil d’approvisionnement, mais un plan directeur pour bâtir notre souveraineté et notre résilience économique.
La recherche universitaire, l’industrie et les organismes gouvernementaux travaillent souvent en parallèle, mais sans réelle interaction. Cela ralentit la mise en application concrète des résultats de la recherche et en limite l’impact. Le pilier « construction » du DIS exige une nouvelle approche de collaboration où les universités, l’industrie et les Forces armées canadiennes (FAC) travaillent ensemble pour décloisonner les secteurs. Le Canada peut ainsi exploiter pleinement le potentiel de son écosystème d’innovation grâce à une collaboration en temps réel, afin de répondre à la rapidité des menaces modernes et évolutives.
Des installations sécurisées et à la pointe de la technologie jouent un rôle essentiel dans un écosystème collaboratif : elles offrent des espaces conçus pour traiter des données sensibles et des technologies contrôlées. Ces espaces permettent aux chercheurs d’entrer en contact direct avec les utilisateurs finaux afin d’explorer et de tester des solutions, permettent à l’industrie de prototyper et de certifier des technologies et permettent à la CAF de fournir une rétroaction en temps réel, garantissant ainsi que les technologies répondent aux exigences opérationnelles. Cependant, la valeur d’investir dans la recherche et les installations sécurisées va bien au-delà de la simple promotion de la collaboration.
Un environnement dynamique et collaboratif offre des avantages concrets supplémentaires qui enrichiront l'écosystème de recherche et d'innovation et permettront de générer un impact durable.
L’investissement dans des installations sécurisées attirera les chercheurs et les étudiants aux cycles supérieurs les plus brillants dans les universités canadiennes. Les occasions de participer à des recherches de pointe aux côtés d’utilisateurs finaux, grâce à des infrastructures avancées, permettront aux chercheurs de réaliser des innovations significatives – plus nous en faisons, plus nous progressons. Avec des installations sécurisées et les esprits les plus brillants, nous conserverons nos talents, nos idées et nos innovations au Canada.
L’investissement dans des installations sécurisées et la recherche en matière de défense accélérera le développement d’innovations à double usage répondant à des besoins concrets. Il garantit que les idées canadiennes soient non seulement inventées ici, mais aussi construites, testées et déployées à grande échelle ici. Par exemple, la prochaine grande percée canadienne en robotique médicale pourrait naître de la résolution d’un problème rencontré par les Forces armées canadiennes dans l’Arctique. La technologie avancée des drones autonomes utilisée sur un champ de bataille pourrait être adaptée à la gestion des feux de forêt. Les microréseaux et les systèmes de stockage d’énergie développés pour les bases militaires éloignées sont directement transposables aux collectivités canadiennes éloignées et aux zones sinistrées.
L'investissement dans des installations sécurisées et la recherche locale favorise un écosystème national de startups et de PME leur permettant de passer du concept au prototype, tout en préservant la propriété intellectuelle et la valeur ajoutée.
Des emplois seront créés au Canada. Ces entreprises commercialiseront leurs innovations et développeront leurs produits à l'échelle mondiale, réduisant ainsi notre dépendance aux technologies étrangères et stimulant notre potentiel d'exportation à travers le monde. Dans un monde fragmenté et incertain, la sécurité économique et la sécurité nationale ne font plus qu'un : elles sont indissociables.
C’est un moment décisif : l’occasion de collaborer et de bâtir une technologie canadienne qui assure notre souveraineté et notre avenir. Les investissements nécessaires à la création d’un écosystème soutenant le cadre de la Stratégie de développement international (SDI) exigent le renforcement de nos capacités de recherche nationales. Ce faisant, nous consolidons la capacité de recherche du Canada, dynamisons notre écosystème national d’innovation et favorisons une croissance économique durable et pérenne, protégeant ainsi le Canada contre l’instabilité géopolitique, les ruptures des chaînes d’approvisionnement et la dépendance technologique. Il s’agit d’une mission nationale qui requiert la participation de tous. Les gouvernements, les Forces armées canadiennes, les universités et l’industrie doivent unir leurs efforts pour saisir cette opportunité.
À l'Université de l'Alberta, nous sommes étroitement liés à l'industrie et aux Forces canadiennes et nous nous sommes imposés comme un chef de file national en matière de recherche sécurisée et d'innovation à double usage. Nous abritons le Centre de recherche appliquée en Technologies de défense et à double usage (CARDD-Tech), Le seul centre d'innovation en matière de défense entièrement dédié au Canada, intégré à une université, ainsi que nanoFAB, Nous abritons le plus grand centre de micro et nanofabrication à accès libre du pays. Nous hébergeons également l'un des deux seuls centres d'essais DIANA de l'OTAN en Alberta et avons mis sur pied un Bureau de la protection de la recherche qui fait office de référence en matière de gouvernance de la recherche sécurisée.
S’appuyant sur ces solides fondations, notre nouvel écosystème à double usage pour l’ingénierie future, la défense nationale et la souveraineté (DÉFEND) Elle met en relation les innovateurs et l'industrie de l'Alberta avec les Forces armées canadiennes, transformant les idées en capacités concrètes, créant des emplois de haute qualité et renforçant le rôle de l'Alberta dans l'économie de défense et à double usage en pleine croissance du Canada.
Ce qui importe aux Canadiens, c'est l'obtention de résultats concrets, et non la simple production d'idées. L'Université de l'Alberta montre l'exemple.
En savoir plus sur l'auteur(s)
Aminah Robinson Fayek, Ph. D.
Université de l'Alberta, Edmonton
Vice-président (Recherche)

