Des opportunités à saisir : Faire de l'agriculture le prochain moteur de croissance du Canada grâce à l'innovation

Vice-président - Biotechnologie végétale

Auteur:

Ian Affleck

CropLife Canada

Vice-président - Biotechnologie végétale

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.

En matière d'innovation, l'agriculture canadienne souffre d'un problème de perception : elle est perçue comme une industrie qui a fonctionné discrètement, à l'insu de la plupart des Canadiens, pendant des décennies, et les visions nostalgiques de l'agriculture ne correspondent pas à la réalité d'une industrie qui compte parmi les plus innovantes au monde.

Pour la plupart des Canadiens, la visite d'une ferme moderne au Canada brise les stéréotypes dépassés sur l'agriculture. L'agriculture est un secteur axé sur les données, la science et la précision, et qui a tout à gagner des progrès de l'intelligence artificielle. Depuis près de dix ans, les experts considèrent l'agriculture comme un secteur à fort potentiel de croissance, et le Canada est de plus en plus appelé à exploiter pleinement ce potentiel.

L’agriculture canadienne représente déjà une part importante de l’économie du Canada. Ce secteur contribue à hauteur d’environ 7 % au PIB, soit près de 150 milliards de dollars par année, et emploie 2.3 millions de personnes. L’arrivée d’un nouveau gouvernement fédéral a relancé les discussions sur le potentiel du Canada à devenir une superpuissance énergétique, et il est essentiel de ne pas oublier que l’agriculture est le moteur qui nourrit et alimente les Canadiens et le monde.

Le Canada a une population relativement faible par rapport à son immense territoire. Nous sommes l'un des rares pays disposant des ressources et de la crédibilité réglementaire nécessaires pour être un chef de file mondial en matière d'agriculture durable et de production alimentaire destinée aux marchés du monde entier. Le monde a besoin des produits canadiens, ce qui fait de l'agriculture un atout stratégique majeur pour le pays. Notre capacité à assurer la sécurité alimentaire tant au niveau national qu'international contribue en fin de compte à notre propre sécurité économique et nationale.

Articles de recherche de l'Institut mondial pour la sécurité alimentaire (GIFS) Ce rapport met en lumière la durabilité des cultures canadiennes par rapport à celles de nos concurrents internationaux, démontrant que les producteurs canadiens cultivent certaines des cultures les moins émetteures de carbone au monde. Quel est le secret de cette réussite en matière de durabilité ? Selon le GIFS, il repose sur l’adoption généralisée de diverses innovations et pratiques agricoles.

Bien que cette histoire soit impressionnante et que les Canadiens puissent en être fiers, elle témoigne aussi, à bien des égards, d'une réussite malgré les obstacles. Les agriculteurs comptent sur l'accès aux dernières innovations en matière de semences et de protection des cultures pour obtenir les meilleures récoltes possibles, malgré des conditions climatiques en constante évolution et la pression croissante des ravageurs.

Cependant, les nouvelles innovations tardent à parvenir aux agriculteurs canadiens, souvent freinées par des réglementations obsolètes, ou pire encore, elles n'arrivent jamais au Canada.

Le Canada n'a pas fait de la réglementation intelligente une priorité, ce qui explique son piètre classement (32e sur 38 pays membres) en matière de fardeau administratif et réglementaire, selon le suivi de l'OCDE. Sa part de marché mondiale dans le secteur agricole a également chuté de 12 % depuis 2000, tandis que ses concurrents ont progressé.

A rapport récent de Financement agricole Canada (FCC) Les données montrent que la croissance de la productivité agricole au Canada a culminé dans les années 2000 à un taux annuel moyen de 2.9 % et devrait chuter à 1 % d’ici 2030. Pour inverser ce déclin, le Canada doit faire de l’agriculture une priorité nationale, en fixant des objectifs clairs pour l’intégration de l’efficacité réglementaire aux objectifs de croissance économique et en favorisant un environnement commercial accueillant pour attirer l’innovation.

Alors que le Canada entre dans une nouvelle ère axée sur la croissance économique et la compétitivité, l'agriculture représente une occasion unique de s'y investir pleinement. Forte d'une longue tradition d'innovation et de contribution significative au développement du pays, elle a besoin d'un cadre réglementaire qui favorise l'innovation plutôt que de la freiner. Il nous faut un système qui protège la santé humaine et environnementale tout en stimulant l'innovation et la croissance.

L’occasion est maintenant de faire de nos systèmes réglementaires les meilleurs au monde pour encourager l’innovation. Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ont récemment publié des plans de simplification administrative qui témoignent d’une volonté renouvelée de réduire les chevauchements, de tirer parti des approches de juridictions reconnues et de rationaliser les processus d’examen préalable à la mise en marché. Le Canada doit saisir cette opportunité et permettre à ses organismes de réglementation de calibre mondial de collaborer avec les scientifiques et les experts de l’industrie afin d’élaborer des approches réglementaires modernes qui correspondent au rythme et à l’ingéniosité des innovations qu’elles sont censées superviser.

Nous l’avons déjà fait. Dans les années 1990, le Canada était un chef de file mondial en matière de réglementation scientifique de la modification génétique des plantes grâce à son approche axée sur les nouveaux aliments, les aliments pour animaux et les semences. Cette approche nous a été profitable pendant des décennies, mais la science et la technologie ont évolué depuis. Récemment, les organismes de réglementation ont collaboré avec des scientifiques et des experts du secteur agricole afin de renouveler ces approches et d’élaborer de nouvelles lignes directrices de calibre mondial pour l’édition génique dans la sélection végétale. Lorsque nous travaillons ensemble, le progrès est possible – et il peut être réalisé avec la rapidité et l’efficacité nécessaires pour suivre le rythme d’un secteur agricole novateur qui devance actuellement notre système réglementaire.

Imaginez les occasions manquées si un agriculteur doit attendre 10 ou 15 ans pour obtenir une nouvelle variété de semences tolérantes à la sécheresse ou un produit phytosanitaire pour enrayer un ravageur dévastateur. Ce délai signifie la perte inutile d'innombrables champs prometteurs. Il en résulte une perte de revenus pour les agriculteurs, une baisse du PIB canadien, la propagation d'espèces envahissantes, la perte de récoltes essentielles à la sécurité alimentaire et, en fin de compte, une hausse des prix pour les consommateurs.

Mais il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Grâce à une vision audacieuse et à un engagement concret, le gouvernement canadien peut créer un cadre réglementaire qui continue d’assurer la sécurité tout en favorisant l’innovation, en stimulant la croissance économique et en faisant de l’agriculture canadienne un véritable atout stratégique pour le pays.