Intégrer les connaissances autochtones à la recherche sur la santé cérébrale : une perspective holistique
Auteur:
Mamaateshiins (Andrew Manitowabi)
Jennie Z. Young

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.
Les approches actuelles du Canada en matière de santé cérébrale et de bien-être mental comportent des lacunes critiques qui entravent notre capacité à comprendre et à traiter pleinement ces problèmes complexes. Les connaissances autochtones, avec leurs visions riches, holistiques et profondément interconnectées de la santé, offrent un potentiel transformateur pour la recherche sur la santé cérébrale. Alors que la société reconnaît de plus en plus la valeur des connaissances autochtones, il est clair que l'adoption de ces modes de connaissance en santé et en médecine n'est pas seulement une question d'équité : elle est essentielle pour améliorer nos pratiques de recherche et les résultats en matière de santé pour tous.
La Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau (SCRC) mène un effort national visant à repenser notre approche de la recherche et de la santé du cerveau en tant que pays. En adoptant une perspective holistique, nous reconnaissons que les connaissances autochtones sont un élément essentiel et intégral de cette transformation. L’adoption de ces systèmes de connaissances nous permet d’élaborer des stratégies plus efficaces et plus complètes pour la santé et la recherche sur le cerveau, tout en faisant progresser le travail essentiel de décolonisation des pratiques de santé et de recherche
L’intersection des connaissances autochtones et de la recherche sur la santé du cerveau
Systèmes de connaissances autochtones Les systèmes de santé ont évolué au fil des millénaires, profondément enracinés dans l'observation, l'expérience et la connexion spirituelle avec la terre, les gens et la création. Bien que ces systèmes diffèrent selon les communautés et les nations, ils partagent globalement une compréhension holistique de la santé, qui relie le bien-être physique, mental, émotionnel et spirituel d'une manière que la médecine occidentale néglige souvent. Dans cette vision du monde, la santé ne concerne pas seulement l'individu ; elle concerne les relations avec la famille, la communauté, les ancêtres et le monde naturel.
Cette approche holistique est particulièrement pertinente pour la santé du cerveau et la recherche. Nous savons désormais que l’examen des seuls facteurs biologiques ne nous donne pas une vue d’ensemble complète. Les déterminants sociaux, comme la qualité de l’air, le logement, l’accès aux soins de santé et l’éducation, jouent un rôle important dans le bien-être mental. Les recherches montrent que le temps passé dans la nature améliore les fonctions cognitives et réduit le stress, l’anxiété et la dépression. À l’inverse, les perturbations environnementales et le changement climatique peuvent déclencher du stress, de l’anxiété et des traumatismes, nous rappelant que la santé du cerveau est profondément liée à la santé écologique.
En combinant les perspectives autochtones aux méthodes scientifiques occidentales, nous pouvons acquérir une compréhension plus complète de la santé cérébrale, qui englobe tout, des processus moléculaires aux influences sociétales. Cette approche holistique transdisciplinaire ouvre de nouvelles perspectives de réflexion sur la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies cérébrales, menant à des recherches à la fois plus inclusives et plus efficaces.
La vision à deux yeux grâce aux yeux composés : rapprocher, tresser et tisser les approches autochtones et occidentales dans la recherche
Guidé par notre groupe de détenteurs du savoir autochtone, le CBRS a donné la priorité à la consultation de divers intervenants autochtones depuis le lancement de notre stratégie nationale de recherche sur le cerveau et la santé mentale.
Ces efforts ont abouti à l’atelier « Voir à deux yeux à travers des yeux composés » en janvier 2024. En amont de cet événement, nous avons mobilisé un large éventail d’intervenants, notamment des détenteurs de savoirs traditionnels autochtones, des universitaires autochtones à tous les stades de leur carrière, des chercheurs sur le cerveau, des dirigeants d’organismes de recherche autochtones, des administrateurs de la santé, des représentants communautaires et des organismes de financement de la recherche. Au cours d’une série de séances et de réunions tenues entre juillet 2022 et mai 2023, ces discussions ont favorisé le dialogue et la collaboration interculturels. L’atelier lui-même a réuni plus de 120 participants de divers secteurs, aboutissant à des solutions concrètes pour faire progresser la recherche sur la santé du cerveau avec les peuples autochtones.
Voies vers une collaboration en recherche axée sur les autochtones
Sur la base de nos consultations et de notre atelier, nous proposons les recommandations clés suivantes pour créer des partenariats significatifs dans la recherche sur le cerveau :
- Modèles de recherche collaborative : Adopter des modèles de recherche collaboratifs et participatifs, impliquant les communautés autochtones en tant que partenaires égaux dès le départ. Ces modèles devraient permettre une certaine souplesse dans la conception et la mise en œuvre des projets.
- Considérations éthiques: Respecter la souveraineté, la propriété des connaissances et les protocoles culturels autochtones en veillant à ce que les partenariats de recherche soient conformes aux valeurs autochtones.
- Innovations méthodologiques : Utiliser des méthodologies de recherche innovantes qui intègrent des méthodes qualitatives et quantitatives, la narration et des approches de recherche participative communautaire.
- Capacité? bâtiment: Renforcer les capacités de recherche au sein des communautés autochtones, notamment en formant et en soutenant les chercheurs et universitaires autochtones.
- Chemins parallèles : Respecter les systèmes de connaissances multiples en reconnaissant les peuples autochtones comme détenteurs de droits, experts accomplis et décideurs clés. L’objectif n’est pas nécessairement de mélanger les connaissances, mais de marcher côte à côte, de se soutenir et d’apprendre ensemble.
Donner aux parties prenantes les moyens de passer de la vision à l'action
L’avenir de la recherche sur le cerveau au Canada repose sur notre action collective. Pour passer de la vision à l’action, nous devons donner aux intervenants de tous les secteurs les moyens de faire progresser la recherche sur la santé autochtone. Les recommandations ciblées suivantes visent à éliminer les obstacles systémiques et à favoriser des progrès significatifs :
- Des chercheurs: S’engager de manière respectueuse et collaborative avec les communautés autochtones dès le début pour établir des relations dès le début du processus de recherche et adopter des méthodologies qui honorent et intègrent les connaissances autochtones.
- Créateurs de politiques: Établir des cadres de soutien qui reconnaissent et légitiment les connaissances autochtones dans la recherche et la pratique en santé, créant ainsi un espace pour ces perspectives dans la prise de décision.
- Institutions Académique: Intégrer les perspectives autochtones dans les programmes d’études et de formation des professionnels de la santé et des chercheurs, en dotant les générations futures des outils nécessaires pour relier les systèmes de connaissances autochtones et occidentaux.
- Organismes de financement : Consacrer des sources de financement à long terme à la recherche menée par des autochtones ou en partenariat. Accorder la priorité à l’établissement de relations durables pour permettre l’allocation de fonds de bonne foi. Envisager des partenariats avec des organismes autres que le gouvernement, notamment des organisations privées et philanthropiques, pour assurer la durabilité.
Une approche véritablement holistique de la santé cérébrale, qui honore les connaissances autochtones et les associe à la science occidentale, offre la meilleure chance de faire progresser notre compréhension et d’améliorer les résultats en matière de santé pour tous les Canadiens. La reconnaissance des connaissances autochtones dans la recherche sur la santé cérébrale est une étape cruciale et prometteuse.
Le niveau d'engagement que nous avons constaté tout au long de ces consultations et ateliers reflète une volonté commune de mener ces travaux de manière significative et respectueuse. Ces efforts ont été fondamentaux pour l'élaboration de la stratégie nationale de recherche sur le cerveau du Canada et resteront au cœur de sa mise en œuvre.
L’avenir de la recherche sur le cerveau et de la santé est plus prometteur lorsque nous travaillons ensemble.
En savoir plus sur l'auteur(s)
Mamaateshiins (Andrew Manitowabi)
Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau
Responsable des initiatives autochtones
Jennie Z. Young
Stratégie canadienne de recherche sur le cerveau
Directeur exécutif

