Kuheli Dasgupta

2024

La biographie:

En tant qu'étudiante-chercheuse en sciences, j'ai toujours été fascinée par la façon dont les innovations ont façonné l'avenir de l'humanité. Étant une fille célibataire dans une famille de comptables et d'enseignants, mon envie d'apprendre m'a été inculquée dès mon plus jeune âge, et s'est encore renforcée pendant mon adolescence grâce à des cours de sciences extraordinaires au lycée et à un passe-temps pour les randonnées dans les magnifiques montagnes de l'Himalaya, dans mon pays natal, l'Inde. Cela m'a amenée à apprécier la diversité du monde naturel, qui s'est finalement transformée en une curiosité pour la biologie de notre existence. J'ai ensuite fait la transition vers des études de biotechnologie au premier cycle, aboutissant à une thèse de maîtrise en biologie du cancer qui, à mon avis, est le joueur voyou le plus fascinant qui se soit métamorphosé avec la vie elle-même ! Cela me pousse maintenant à poursuivre mes études doctorales dans le domaine de l'immuno-oncologie du cerveau à l'Université de Toronto.

Inspiration de la proposition :

« Si la pandémie a mis le monde à genoux, elle nous a ouvert les yeux sur les dures réalités des soins de santé médiocres, du manque d’investissement dans la recherche, de la diffusion inappropriée des connaissances scientifiques des institutions au grand public ainsi que des disparités dans les structures socio-économiques. De plus, nous sommes témoins des failles dans nos politiques gouvernementales visant à favoriser le développement durable, de meilleures réformes sociales ainsi que des investissements dans des changements à la base pour un meilleur accès à l’éducation et aux soins de santé. Alors que toutes les populations du pays sont aux prises avec ces problèmes gigantesques, la diaspora canadienne d’étudiants internationaux a été la plus durement touchée. Avec une myriade de problèmes comme les problèmes de santé mentale dus à la COVID-19, l’incertitude des scénarios post-diplôme et des permis de travail, l’absence de sécurité financière et le stress de s’inquiéter pour leurs proches dans des pays lointains, la négligence envers cette grande communauté me motive à m’attaquer à ce problème. »

Besoin/Possibilité d'action :

Les établissements d’enseignement supérieur canadiens ont déployé des efforts considérables pour dénicher les meilleurs talents mondiaux dans le domaine de l’éducation et, par la suite, dans le marché du travail. Ces efforts comportent leur lot de défis, comme répondre aux besoins d’une communauté diversifiée, inclure dans les règlements des éléments qui permettent l’épanouissement de l’individu ainsi que le bénéfice global de l’établissement, et enrichir son répertoire de myriades d’activités d’enseignement, de formation et de sensibilisation.

Afin d’atteindre les objectifs susmentionnés, chaque établissement a déployé des efforts rigoureux pour améliorer l’expérience internationale en augmentant l’engagement des étudiants, en améliorant le soutien communautaire aux diplômés et en offrant des options de travail/études flexibles. Cependant, les efforts isolés et fragmentés des établissements ne permettent pas de s’attaquer à l’ensemble du problème ! Une partie du défi réside dans les ressources limitées des établissements ainsi que dans le manque d’efforts coordonnés à grande échelle. Le manque d’engagement des individus des communautés internationales et marginalisées, ainsi que le soutien frugal du gouvernement à ces établissements, s’ajoutent aux malheurs. Alors que le mouvement BLM gagne du terrain en Amérique du Nord, le paysage fragile de l’inclusion des ressortissants étrangers aux postes de décision est devenu plus urgent que jamais.

Compte tenu de l’impact de la pandémie sur les étudiants, le gouvernement fédéral a déployé des efforts louables pour soutenir les étudiants canadiens en leur versant la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE), mais la plupart des étudiants internationaux admissibles ne peuvent présenter qu’une demande d’AE ou de PCU. Les critères pour pouvoir demander ces prestations comportent leur propre lot de défis, laissant la plupart des étudiants à faible revenu ou nouvellement arrivés dans une situation très instable. De plus, la pandémie a apporté son lot de problèmes de santé mentale pour chaque individu, et les ramifications de ceux-ci sont pires pour les étudiants internationaux qui s’adaptent déjà à une nouvelle culture, tentent de s’intégrer à un nouveau mode de vie tout en essayant d’atteindre leurs objectifs académiques et professionnels. De plus, l’anxiété mondiale concernant l’avènement d’un vaccin et son succès associé en tant qu’acteur clé pour inverser la tendance économique sont autant d’incertitudes qui pèsent lourd sur le groupe massif d’étudiants internationaux dans les établissements canadiens. Beaucoup de ces étudiants doutent de leur avenir dans un pays étranger, tandis que certains envisagent même de retourner dans leur pays d’origine une fois leur diplôme obtenu. Si cette situation perdure, elle aura un effet dévastateur de fuite des cerveaux sur l’économie canadienne, qui perdra de nombreux travailleurs précieux possédant une expérience canadienne et servant dans divers cadres de la société.

Pour relever ces défis, nous devons concevoir des solutions adaptées à cette communauté vulnérable et facilement accessibles. Bien que des réformes économiques majeures soient loin d’être envisageables dans le contexte actuel, des mesures soigneusement planifiées pour soutenir leur expérience de vie et dissiper le stress professionnel et psychologique peuvent contribuer grandement à la réussite du Canada en matière de soutien aux étudiants internationaux. Cela pourrait à son tour renforcer le Canada en tant que destination d’études et permettre d’atténuer la perte de population étudiante internationale qui étouffe presque toutes les universités du pays.

Action proposée :

Une étude récente menée par le Toronto Science Policy Network de l’Université de Toronto a déjà mis en lumière l’impact de la pandémie sur les étudiants diplômés et professionnels. Ayant été menée dans tous les départements de l’Université, elle donne une idée globale de plusieurs défis auxquels sont confrontés les étudiants. Cependant, dans le cadre de ma proposition de politique, j’aimerais me concentrer sur un petit sous-ensemble d’étudiants internationaux qui ne constituent peut-être pas la majeure partie de la cohorte étudiante, mais qui ont le potentiel de renverser la tendance dans le paradigme de l’éducation au Canada !

Avec l'augmentation des cas de COVID-19 et des politiques d'immigration mal gérées, les États-Unis sont devenus une destination difficile pour étudier ou travailler pour de nombreux individus talentueux du monde entier. Bien que les politiques d'immigration du Canada et l'amélioration de la culture du travail permettent d'attirer l'attention sur ses opportunités, il existe encore un espace de travail substantiel disponible qui pourrait permettre un meilleur engagement des communautés locales avec une plateforme mondiale pour favoriser un sentiment de collaboration.

La première façon de réaliser ce rêve serait d'initier des changements à la base qui équiperaient les universités et les lycées de meilleurs outils pour aborder le problème. Une de ces approches consisterait à s'associer aux groupes de soutien aux étudiants sur les campus, à organiser des ateliers pour les informer sur les différentes façons d'enrichir l'expérience communautaire et à leur donner les moyens de contribuer aux étapes de prise de décision pour obtenir le soutien de la communauté. Deuxièmement, la création de comités consultatifs spéciaux et l'inclusion de personnes issues de communautés racialement marginalisées, qui serviraient de passerelle entre la création et la mise en œuvre des politiques, serviraient de tampon pour permettre une bonne représentation des besoins actuels des étudiants. Cela nourrirait également le potentiel de leadership des étudiants dans leurs domaines institutionnels respectifs, ce qui permettrait à son tour une approche sur mesure pour se concentrer sur les besoins individuels de chaque école.

Ensuite, la création d’un groupe de soutien en ligne du gouvernement pour discuter et orienter les mesures à prendre pour le bien-être de ces communautés et pour mobiliser le soutien à leur santé mentale (comme la création d’une ligne téléphonique gratuite de santé mentale avec des personnes maîtrisant plusieurs langues étrangères qui permettrait aux étudiants internationaux de se familiariser avec les problèmes actuels de la vie), permettrait une meilleure sensibilisation. Cela pourrait entraîner une baisse des taux de criminalité, de violence domestique ainsi que des suicides dans toutes les communautés marginalisées et donc avoir un impact significatif sur le paysage social de la nation.

Enfin, la mise en œuvre de politiques améliorées pour atténuer le stress financier, comme la création de fonds d’urgence pour les étudiants internationaux ou l’extension des heures de travail sur un permis d’études (de 40 heures en été à 40 heures pour tout le trimestre à venir), l’inclusion d’avantages nominaux (comme des contrôles de santé ou des vaccins contre la grippe, le RRO, etc.) créeraient des conditions de vie bien supérieures et réduiraient la paranoïa causée par les pénuries alimentaires, les insécurités liées au loyer ou aux hypothèques.

Toutes ces approches prises ensemble créeraient une meilleure expérience pour les étudiants internationaux et feraient du Canada un centre d’études et de travail après la pandémie de COVID-19.

Non fourni

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.