La défense comme politique d’innovation : pourquoi la stratégie industrielle de défense du Canada est une occasion de doter le système d’innovation canadien de ce qui lui fait défaut

Auteur:

Hans-Joachim Wieden

Hans-Joachim-Wieden – Hans-Joachim Wieden
Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.

Le défi de l’innovation au Canada n’est plus une question de diagnostic, mais d’action. Le rapport 2025 du Conseil des académies canadiennes (CAC) sur l’état des sciences, de la technologie et de l’innovation dresse un constat sans équivoque : le Canada excelle toujours en recherche universitaire et en développement des talents, mais accuse un retard chronique en matière de productivité, d’investissement des entreprises en R-D et d’adoption des technologies. Sans une intervention ambitieuse et coordonnée, prévient le rapport, le système d’innovation fragmenté du Canada continuera d’éroder la compétitivité économique et le niveau de vie. 

Parallèlement, le Canada s'engage dans la plus importante défense-L’investissement industriel connexe dans son histoire est sans précédent. La Stratégie industrielle de défense (SID) du Canada vise (avec un investissement de 81.8 milliards de dollars en nouvelles dépenses de défense et de 6.6 milliards de dollars en mesures ciblées pour l’industrie et l’innovation) à rétablir la souveraineté du pays grâce à la production, à l’innovation et à l’approvisionnement nationaux.-résilience de la chaîne. Bien que cette stratégie soit principalement présentée comme une réponse aux risques sécuritaires mondiaux, elle représente quelque chose de beaucoup plus rare dans la politique canadienne : une longue-terme, mission-Signal de demande généré directement lié à l'innovation et à l'échelle industrielle-vers le haut. 

Pris ensemble, ces deux documents révèlent une convergence significative. Mis en œuvre de façon délibérée, le DIS peut remédier directement à bon nombre des faiblesses structurelles relevées par l'ACC, transformant ainsi les investissements dans la défense en un catalyseur pour un système d'innovation canadien plus robuste et plus intégré, tandis que l'avenir-prouvant à la fois la sécurité nationale et la prospérité économique. 

Le défi du Canada ne réside pas dans un manque de recherche. Le CCA confirme que les universités et les collèges demeurent un fleuron mondial, formant des diplômés de haut niveau.-recherche d'impact et monde-Un talent exceptionnel qu'il ne faut pas compromettre. L'échec persistant réside dans la transposition : les innovations stagnent entre le laboratoire et le marché, le secteur privé-L'adoption par le secteur reste faible et les entreprises prometteuses peinent à se développer. Le DIS répond à cette lacune en donnant la priorité à la propriété intellectuelle nationale et à la co-intégration.-Le développement avec des entreprises canadiennes et l'accélération de l'acquisition d'innovations canadiennes sont des mesures importantes. De nouveaux mécanismes, tels que l'Agence d'investissement pour la défense, BOREALIS et les retombées industrielles et technologiques (RIT) réformées, visent à transformer les dépenses publiques de défense en un moteur de commercialisation et de croissance industrielle.

Pourtant, le succès de cette stratégie repose sur une dure réalité institutionnelle trop souvent ignorée : le transfert de technologies et d’innovations ne constitue pas la mission première traditionnelle des établissements d’enseignement supérieur. 

Les universités et les établissements d'enseignement supérieur sont conçus pour éduquer et produire des connaissances, et non pour agir comme des marchés.-Le Canada se retrouve confronté à des intermédiaires capables de gérer des portefeuilles de propriété intellectuelle industrielle, de négocier des partenariats complexes en matière de défense et de s'y retrouver dans les contrôles à l'exportation, les habilitations de sécurité et les délais d'approvisionnement accélérés. Les conclusions du rapport de l'ACC soulignent implicitement cette lacune : la faiblesse du Canada en matière d'innovation n'est pas d'ordre scientifique, mais systémique, et trouve son origine dans une capacité de liaison insuffisante entre la recherche et son application. 

Cette réalité est importante car le DIS dépend explicitement d'une migration rapide des Canadiens-Transformer les technologies émergentes en capacités de défense déployables. Nombre des technologies que la stratégie vise à déployer (IA, cybersécurité, matériaux avancés, aérospatiale, détection et systèmes énergétiques) proviennent des universités et des établissements d'enseignement supérieur. Il est irréaliste d'attendre de ces établissements qu'ils assument soudainement cette fonction élargie avec leurs ressources actuelles, surtout dans un contexte de restrictions budgétaires croissantes. Les bureaux de transfert de technologie (BTT) sont souvent sous-financés.-Ces lacunes, conjuguées à des compétences inégales et à une structure inadaptée au rythme et à la complexité exigés, par exemple, par les marchés de la défense, risquent, si elles ne sont pas comblées, de devenir le principal obstacle à la mise en œuvre des systèmes d'information distribués (DIS). 

C’est pourquoi un investissement fédéral ciblé, et non une simple réaffectation des fonds de recherche, est essentiel. Un précédent clair existe déjà. Lorsque la sécurité de la recherche est devenue une priorité nationale, le gouvernement fédéral n’a pas simplement imposé de nouvelles obligations aux établissements ; il a investi dans des capacités dédiées, finançant des services spécialisés, des experts et des structures de gouvernance. Cette approche a permis de préserver la mission académique tout en permettant aux établissements de répondre à une nouvelle exigence nationale. Le DIS requiert désormais une intervention comparable pour le transfert de technologies et d’innovations. 

A DIS-Une initiative fédérale de transfert de technologie alignée doit être explicite, ciblée et axée sur les résultats.-Trois instruments de financement complémentaires se distinguent. 

Des subventions dédiées au renforcement des capacités des bureaux de transfert de technologie (BTT) institutionnels permettraient aux universités et aux collèges de professionnaliser cette fonction sans détourner des fonds de base déjà limités à l'enseignement et à la recherche. Un soutien fédéral, complété par des contributions des établissements ou des provinces, pourrait financer une gestion spécialisée de la propriété intellectuelle, y compris la défense.-une expertise contractuelle éprouvée, des connaissances en matière de réglementation et de sécurité, et une capacité à se faire remarquer-Nous avons besoin de soutien. L'objectif serait une capacité durable, et non une capacité ponctuelle.-hors des projets de commercialisation. 

Le succès du financement pourrait être évalué à l'aide d'indicateurs de performance reflétant les résultats (y compris ceux spécifiques au DIS) plutôt que le volume d'activité. Des mesures telles que le temps-à-permis ou Paisible-à-acquisition, survie et croissance du spin canadien-Les échanges internationaux, le maintien de la propriété intellectuelle au Canada et la diffusion des technologies au-delà du secteur de la défense renforceraient l’accent mis par la stratégie sur la rapidité, la souveraineté et l’envergure, tout en intégrant la responsabilité au sein du système. 

Le renforcement des capacités de transfert de technologie n'est donc pas un simple ajustement administratif ; c'est un levier stratégique. Il permet au système d'information et de distribution d'énergie (DIS) de fonctionner comme prévu tout en générant des bénéfices durables pour l'ensemble de l'économie. Une fois mise en place, cette capacité ne sert pas uniquement la défense. Elle mobilise l'innovation universitaire dans des domaines tels que les technologies propres, la fabrication de pointe, les systèmes numériques et les infrastructures ; soit précisément les retombées nécessaires pour relever les défis de la faible productivité et de l'adoption technologique au Canada. 

Le Canada doit concentrer ses efforts là où c'est le plus important et harmoniser ses instruments politiques autour d'objectifs communs. La Stratégie industrielle de défense offre une occasion unique de le faire. Le risque n'est pas que le Canada investisse trop dans la défense, mais plutôt qu'il n'intègre pas cet investissement dans une stratégie d'innovation cohérente, dotée des capacités de mobilisation nécessaires à sa réussite. Grâce à des investissements ciblés dans le transfert de technologies et d'innovations, les dépenses de défense peuvent structurer et dynamiser les efforts, jetant ainsi les bases d'une stratégie à long terme.-Le chaînon manquant entre l'excellence de la recherche canadienne et la performance économique durable, en fin de compte, l'avenir-prouvant à la fois la sécurité nationale et la prospérité nationale.

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Hans-Joachim Wieden

Université du Manitoba