La science inclusive stimule l'innovation, la croissance économique et la sécurité scientifique.

Publié le: Décembre 2025Catégories: Série éditoriale 2025, Éditoriaux

Auteur:

Gary Mallach MSc

Hasu Ghosh, docteur en philosophie

Michelle Yang PhD(c)

Shan Wang, MPH

Lulu Gao MSc

Matthew Hou, MBA, MSc, MPA

Apondi J. Odhiambo MSc, LLM, PhD

HasuGhosh
Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.

Science inclusive1 Ce n’est pas seulement un principe directeur, c’est un puissant moteur d’innovation et de progrès social. En intégrant la diversité des systèmes de connaissances, des perspectives et des méthodologies, le Canada peut consolider sa croissance économique fondée sur la science, favoriser l’innovation et renforcer la sécurité scientifique. Le Programme de la qualité de l’air de Santé Canada, qui collabore avec les communautés autochtones pour étudier les répercussions de la qualité de l’air intérieur et extérieur sur la santé, en est un exemple éloquent.

En partenariat avec les communautés de la zone de Sioux Lookout en Ontario, le programme a examiné l'influence de la qualité de l'air intérieur sur la santé. Cette recherche, menée entre 2017 et 2019, a permis de dégager des constats importants : plus du cinquième des enfants des Premières Nations des communautés participantes ont été hospitalisés pour des infections respiratoires avant l'âge de deux ans. Forts de ces données, les chercheurs et les membres des communautés travaillent à améliorer la ventilation, à sensibiliser la population à la qualité de l'air intérieur et à promouvoir des solutions communautaires fondées sur des données probantes. Cette approche collaborative illustre la force de la science inclusive. En impliquant les détenteurs de droits autochtones dès le départ, l'équipe de recherche a pu harmoniser ses objectifs avec les priorités des communautés, créant ainsi une étude plus percutante et culturellement pertinente. Comme le démontre cette recherche, la science inclusive vise à créer un environnement scientifique plus diversifié, collaboratif et interdisciplinaire, qui recherche activement des perspectives sociales et scientifiques variées.

La nécessité d’une telle inclusivité est évidente : l’Institut C.D. Howe a souligné en 2022 que le Canada fait face à une grave pénurie de compétences en STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques). Alors que la communauté scientifique canadienne continue de se diversifier en raison des besoins du marché du travail, la science inclusive devient essentielle non seulement pour stimuler l’innovation et la croissance économique, mais aussi pour renforcer l’intégrité de la science elle-même. Elle favorise la recherche novatrice, contribue à relever les défis d’innovation du Canada et corrige les inégalités d’accès aux résultats et aux possibilités scientifiques.

Accroître la diversité au sein du personnel améliore les résultats scientifiques et renforce la sécurité. En 2025, Forum économique mondial Le Forum économique mondial des Noirs a réaffirmé les avantages stratégiques de l'inclusion : promouvoir une croissance économique durable et la résilience. Au niveau organisationnel, il a collaboré avec le cabinet de conseil Korn Ferry afin de mieux comprendre… Les retombées financières de l'inclusion sur le lieu de travail; leurs conclusions étaient similaires à celles de McKinsey : Les équipes diversifiées sont au nombre de 35.% de chances supplémentaires d'obtenir de meilleurs rendements financiersce qui se traduit directement par une innovation accrue dans la recherche et le développement. Hofstra et ses collègues (2020) ont analysé plus d'un million de publications et ont constaté que les scientifiques sous-représentés contribuent de manière disproportionnée à la nouveauté scientifique, tandis que les inégalités limitent souvent leur reconnaissance. De même, AlShebli et al. (2018) Cette étude a démontré que la diversité ethnique au sein des collaborations de recherche accroît considérablement l’impact scientifique. Ces résultats soulignent que l’inclusion n’est pas un élément accessoire, mais bien fondamental à l’innovation. En effet, les organisations qui valorisent la diversité sont également mieux armées pour protéger leur propriété intellectuelle : des équipes plus diversifiées apportent des perspectives différentes qui permettent des évaluations des risques plus approfondies et des solutions proactives. Cette convergence entre science inclusive et science sécurisée constitue non seulement un impératif moral, mais aussi un atout stratégique pour le Canada.

L’approche inclusive des sciences vise avant tout à renforcer la confiance entre le public et les institutions scientifiques. Il est essentiel de favoriser un environnement où les scientifiques de tous horizons se sentent valorisés, soutenus et responsabilisés afin de garantir que la science demeure accessible, ouverte et à l’écoute des besoins des collectivités. En intégrant la diversité des identités à la recherche, aux cadres réglementaires et aux programmes de formation, le Canada peut mieux relever les défis urgents tels que les crises de santé publique, les changements climatiques et les enjeux éthiques liés aux technologies émergentes comme l’intelligence artificielle. 

La science inclusive joue également un rôle crucial dans la sécurité scientifique. Cela concerne la protection de la propriété intellectuelle, des données de recherche et de l'intégrité des pratiques scientifiques, en veillant à ce qu'elles soient transparentes et équitables. Face à la complexification croissante des enjeux mondiaux, il est essentiel de sécuriser les données de recherche tout en rendant les opportunités scientifiques accessibles aux groupes sous-représentés, notamment dans le cadre de projets menés par les gouvernements. 2019 article Ils ont constaté qu'accroître la diversité au sein des équipes scientifiques peut générer de nouvelles questions de recherche qui n'ont pas encore été posées, développer des approches méthodologiques pour mieux comprendre les populations et favoriser une plus grande capacité d'adaptation et de résolution de problèmes pour faire face aux menaces émergentes.

Un exemple frappant de cette approche est la récente révision par Santé Canada de l’échelle de Fitzpatrick, une échelle à six points qui ne tient pas compte de la diversité des teints de peau au Canada lorsqu’elle réglemente les cosmétiques et les oxymètres de pouls utilisés aux urgences. En réponse, Santé Canada a mené un examen approfondi et a finalement adopté une échelle plus inclusive. Échelle de teint de moine à 10 pointsCet effort interdisciplinaire a non seulement comblé une lacune importante dans la mesure scientifique, mais a également mis en lumière le pouvoir de la science inclusive pour remettre en question les biais historiques et promouvoir l'équité dans les systèmes et les politiques scientifiques. 

En 2024, Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada ont donné l’impulsion à une science inclusive en lançant les premiers plans d’action fédéraux contre le racisme en sciences (ARiS). Ces deux organismes rendent les postes scientifiques plus accessibles aux employés issus des groupes visés par la Loi sur l’équité en matière d’emploi, soit les femmes, les Autochtones, les membres des minorités visibles et les personnes handicapées. L’inclusion de ces quatre groupes rend nos méthodologies scientifiques plus inclusives et transforme notre culture scientifique, permettant ainsi à la population canadienne de bénéficier de résultats scientifiques plus inclusifs. Ces plans d’action ARiS ont inspiré des initiatives pangouvernementales visant à garantir que les progrès scientifiques inclusifs du gouvernement fédéral génèrent des retombées publiques directes.

Le projet d’échange de connaissances sur les données relatives à la fumée (SmoKE) illustre parfaitement les avantages d’une science inclusive. Par cette initiative, Santé Canada vise à combler d’importantes lacunes en matière de communication concernant les particules fines (PM2,5).2.5) exposition dans les communautés autochtones, rurales et éloignées. PM2.5 La pollution, comme celle générée par la fumée des feux de forêt et la combustion du bois, présente des risques importants pour la santé cardiovasculaire et respiratoire. Le projet SmoKE combine les savoirs autochtones et les données scientifiques occidentales, selon une approche de double vision.2 Ce projet vise à mieux comprendre la qualité de l'air et fournira des données en temps réel sur les particules fines (PM) afin d'acquérir une compréhension plus approfondie de la qualité de l'air.2.5 niveaux, l’indice de qualité de l’air et de santé (IQAS) et les messages de santé, tout en intégrant les récits et les perspectives autochtones — démontrant ainsi davantage le potentiel de la science inclusive pour susciter un changement significatif.

En définitive, la science inclusive ne se limite pas à la représentation en matière d'équité en emploi ; il s'agit de faire en sorte que la science contribue à des résultats adaptés, novateurs et sécuritaires. La science pour, par et pour tous les Canadiens et Canadiennes fait progresser les connaissances de façon plus éthique, novatrice et percutante. 

La voie à suivre est claire : la mise en œuvre de la science inclusive stimulera l'innovation fondée sur la science, sécurisera la science et contribuera à bâtir un avenir meilleur pour tous.

En savoir plus sur l'auteur(s)

Gary Mallach MSc

Santé Canada

Conseiller principal, chef de section

Hasu Ghosh, docteur en philosophie

Santé Canada

Analyste principal des politiques

Michelle Yang PhD(c)

Santé Canada

Assistant de recherche

Shan Wang, MPH

Santé Canada

Analyste principal des politiques

Lulu Gao MSc

Santé Canada

L'épidémiologiste ;

Matthew Hou, MBA, MSc, MPA

Conseillère principale

Santé Canada

Apondi J. Odhiambo MSc, LLM, PhD

Agence de la santé publique du Canada

Gestionnaire et conseiller principal en politiques