Les capacités de recherche et développement en matière de défense du Canada sont développées : libérer leur plein potentiel grâce à l'expertise et à la coordination

Auteur:

Claire M.Brown

Jeffrey Le Due

Laurence Lejeune

Guillaume Lesage

Marie-Ève ​​Paquet

Bague Brooke

Vidhu Sharma

Colleen Sunderland

Nhu PV Trieu

ClaireBrown et al.
Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.

Mots-clésPlateformes scientifiques, infrastructures de base, écosystème d'infrastructures, technologies souveraines, experts techniques, capacités de R&D distribuées

Stratégie de défense et capacités nationales

La stratégie industrielle de défense du Canada témoigne d’un changement fondamental dans la définition de la sécurité nationale au sein d’un contexte géopolitique complexe. Elle met l’accent sur la souveraineté au-delà des acquisitions, en s’appuyant sur les capacités nationales, la capacité d’innovation et la résilience des systèmes. Par conséquent, l’efficacité militaire du Canada dépendra de sa capacité à développer, tester, valider et maintenir des technologies de pointe.

Au cours des trois dernières décennies, le Canada a investi des milliards de dollars publics dans les infrastructures de recherche, notamment des laboratoires de pointe, des plateformes de données et des centres spécialisés. Plateformes scientifiques (PS) Intégrés aux universités, aux hôpitaux et aux instituts de recherche à travers le pays, ces actifs constituent collectivement l'un des plus importants investissements technologiques souverains du Canada. Pourtant, leur rôle dans l'innovation et la préparation en matière de défense est rarement explicitement mentionné dans la politique de défense. Des centaines de centres de services partagés (CSP) sont déjà répartis dans tout le Canada et contribuent à la recherche et au développement liés à la défense grâce à des installations à accès libre qui intègrent des technologies de pointe et une expertise hautement spécialisée.

Il existe un alignement stratégique avec des partenaires clés intégrés aux initiatives officielles de défense. Par exemple, dans l'Ouest canadien, nanoFAB, le plus grand centre de micro- et nanofabrication à accès libre du Canada, sert de pilier fondamental à l'Université de l'Alberta Initiative DEFENDS (Dusage Eécosystème pour Ffutur Eingénierie, National Dclôture et Ssouveraineté). Dans le Canada atlantique, les accélérateurs de défense (par exemple Forge de Vimy) et la défense programmes de recherche, y compris le développement de matériaux pour la construction de sous-marins (Centre d'excellence en fabrication additive marine (MAMCE)), énergie nucléaire (Laboratoire des réacteurs nucléaires avancés) (ANRL))Les carburants zéro carbone et les minéraux critiques dépendent d'une infrastructure de caractérisation avancée soutenue par la région Plateforme de microscopie et de microanalyse hébergée à l'Université du Nouveau-Brunswick.

Les plateformes scientifiques en tant qu'infrastructure habilitante de défense

L’accent mis par la stratégie de défense sur la capacité souveraine correspond directement aux fonctions des laboratoires de recherche et de sécurité (LRS). Ces installations permettent au Canada de mener des activités de recherche et de validation de grande valeur sur son propre territoire, réduisant ainsi sa dépendance envers les institutions externes et préservant le contrôle des connaissances et des données sensibles. En tant que laboratoires nationaux intégrés aux universités et aux systèmes de santé, les LRS appuient des travaux dans des domaines tels que les matériaux avancés, le génie biologique, l’imagerie et la science des données, chacun ayant une incidence directe sur la défense et la sécurité. Leur répartition géographique assure une résilience accrue, réduisant les vulnérabilités ponctuelles et permettant une mobilisation rapide de l’expertise, comme nous l’avons constaté durant la pandémie de COVID-19.

Leur rôle est tout aussi important pour permettre la mise en œuvre du volet « construction et test » du cadre de développement, de partenariat et d’achat de la stratégie de défense. Les fournisseurs de services (SP) fournissent les environnements et l’expertise nécessaires au développement, aux tests, au perfectionnement, à la validation et à la réduction des risques liés aux technologies avant leur acquisition ou leur déploiement à grande échelle. Grâce à un accès continu aux SP, La capacité du Canada à construire au pays est désormais opérationnelle.

Les scientifiques de plateforme en tant que capacité stratégique

L’infrastructure seule ne constitue pas une compétence. Présents dans tous les domaines, les scientifiques de plateforme constituent une main-d’œuvre hautement spécialisée qui assure la maintenance de systèmes et d’instruments complexes, développe des méthodologies sur mesure, garantit la qualité des données et forme des milliers de futurs scientifiques canadiens.

Ces professionnels constituent une force de travail technique stratégique déjà en place, assurant la continuité des connaissances, une préparation opérationnelle avancée et une adaptation flexible aux nouvelles technologies et applications. Dans le domaine de la défense, ils sont comparables aux ingénieurs de soutien et aux spécialistes des systèmes qui assurent le maintien des capacités critiques pour la mission.

Malgré cela, les scientifiques spécialisés dans les plateformes technologiques ne sont pas systématiquement reconnus au sein de la fonction publique fédérale ni dans les stratégies d’innovation. On privilégie les investissements en capital, tandis que l’expertise opérationnelle est négligée. Ce décalage engendre un risque structurel et, sans investissement ni soutien, la capacité de recherche du Canada en matière de défense demeure fragile.

Chaînes d'approvisionnement résilientes et innovation à double usage

Les chaînes d'approvisionnement de la défense ne se limitent pas aux matériaux et à la fabrication. Elles dépendent également de l'accès à des capacités d'essai, à des environnements de validation et à une expertise spécialisée. Les fournisseurs de services constituent un chaîne d'approvisionnement des capacités, permettant ainsi au Canada de générer des données de manière indépendante, de valider son rendement et de réagir aux nouvelles menaces sans dépendance extérieure.

De nombreuses plateformes sont par nature à double usage. Les infrastructures de recherche en santé contribuent à la biosécurité, tandis que les sciences des matériaux avancés sont essentielles aux systèmes aérospatiaux, maritimes et énergétiques. En permettant la recherche fondamentale et translationnelle, ces plateformes accélèrent l’innovation au service de la sécurité nationale et des besoins publics.

L'innovation en matière de défense moderne est indissociable de l'infrastructure numérique. Les plateformes informatiques, les environnements de données, les systèmes d'intelligence artificielle et les réseaux sécurisés sont désormais fondamentaux pour le commandement et le contrôle, la détection, la logistique, la cybersécurité, la fabrication avancée et les systèmes autonomes. 

Il est essentiel de considérer les fournisseurs de services comme une infrastructure stratégique plutôt que comme des ressources académiques périphériques pour maintenir la souveraineté technologique dans un environnement de sécurité axé sur les données.

Les écosystèmes, la coordination et l'alignement stratégique favorisent les partenariats et l'intégration industrielle.

Le Canada possède déjà des infrastructures et une expertise en recherche. Ce qui lui fait défaut, c’est une coordination soutenue au sein de cet écosystème dispersé. Les partenaires de recherche (PR) constituent actuellement le pilier des écosystèmes d’innovation régionaux liés à la défense et peuvent rapidement relier les milieux universitaires, industriels et gouvernementaux au sein d’environnements techniques partagés. Toutefois, sans coordination, le système demeure fragmenté. Les doublons persistent, l’accès est inégal et les priorités nationales sont difficiles à mettre en œuvre au-delà des frontières institutionnelles.

La coordination stratégique des écosystèmes pourrait démultiplier les forces et se concrétiser sous la forme de financements ciblés, d'une gouvernance et d'une planification nationale, transformant les investissements existants dans les infrastructures en un système d'innovation cohérent et prêt pour la défense. 

Les plateformes de services (PS) abaissent les barrières et soutiennent la croissance rapide des entreprises de défense nationales, car elles opèrent déjà à l'intersection des secteurs public, universitaire et industriel, dans le domaine de la défense. Leur modèle d'accès partagé permet aux chercheurs, aux entreprises et aux partenaires du secteur public de travailler au sein d'une même infrastructure, offrant ainsi aux petites et moyennes entreprises des capacités qui leur seraient autrement inaccessibles. 

Lacunes et priorités politiques

Le défi politique ne réside pas dans l'insuffisance des infrastructures et des compétences, mais dans une intégration insuffisante. Des investissements en capital, des stratégies de main-d'œuvre et des mécanismes de coordination insuffisamment soutenus ne permettent pas de garantir des capacités durables. Combler ce fossé ne nécessite pas de créer de nouveaux systèmes, mais de reconnaître, de soutenir et d'harmoniser stratégiquement les systèmes existants.

Les actions prioritaires pour renforcer les capacités de recherche et développement en matière de défense du Canada comprennent :

  • Reconnaître officiellement les SP comme une infrastructure de recherche essentielle à la défense dans les cadres politiques de défense, d'industrie et d'innovation, en reconnaissant à la fois leurs ressources matérielles et leur expertise intégrée.
  • Mettre en place des modèles de financement durables qui soutiennent les opérations, la maintenance et l'expertise technique tout au long du cycle de vie de l'infrastructure, plutôt que de se concentrer principalement sur l'acquisition de capitaux.
  • Inclure explicitement les scientifiques et les spécialistes techniques des plateformes dans les stratégies fédérales en matière de talents, de compétences et de main-d'œuvre en tant que main-d'œuvre technique distincte et pertinente pour la défense.
  • Investir dans des mécanismes de coordination nationaux et régionaux qui relient les prestataires de services en écosystèmes fonctionnels et interopérables.
  • Intégrer délibérément les SP dans les chaînes d'innovation de défense, en particulier aux phases initiales de développement, d'essais, de validation et de réduction des risques où les capacités nationales sont déterminantes.

Conclusion

La stratégie industrielle de défense du Canada met à juste titre l’accent sur la souveraineté par le biais des capacités nationales. Ces capacités existent déjà grâce aux plateformes scientifiques canadiennes et aux scientifiques qui permettent de concevoir, d’essayer, de valider et de pérenniser des technologies de pointe au pays. Si ces atouts sont reconnus, coordonnés et soutenus en tant qu’infrastructure stratégique, le Canada pourra transformer les investissements existants en une capacité de défense durable et en un meilleur rendement des fonds publics. Sans une telle mesure, les capacités persisteront en apparence, mais s’éroderont en réalité, et le Canada aura plus de mal à mobiliser l’expertise dont il dispose déjà au moment où il en aura le plus besoin.

Accusé de réception de l'utilisation de l'IA

Les auteurs ont utilisé des outils d'intelligence artificielle pour faciliter la révision et l'amélioration de la structure. L'analyse, l'interprétation, la vérification et les décisions finales concernant le contenu ont été entièrement réalisées par les auteurs.

En savoir plus sur l'auteur(s)

Claire M.Brown

Réseau canadien des plateformes scientifiques

Ancien président et cofondateur

Jeffrey Le Due

Réseau canadien des plateformes scientifiques

Secrétaire

Laurence Lejeune

Réseau canadien des plateformes scientifiques

Ancien vice-président et cofondateur

Guillaume Lesage

Réseau canadien des plateformes scientifiques

Trésorier et cofondateur

Marie-Ève ​​Paquet

Réseau canadien des plateformes scientifiques

Cofondateur et ancien membre exécutif

Bague Brooke

Réseau canadien des plateformes scientifiques

Président

Vidhu Sharma

Réseau canadien des plateformes scientifiques

Vice-président

Colleen Sunderland

Réseau canadien des plateformes scientifiques

représentant de l'Ouest canadien

Nhu PV Trieu

Réseau canadien des plateformes scientifiques

représentant de l'Est du Canada