Mais que découpe l'avant-garde ? Mon parcours dans les sciences et les politiques publiques

Auteur:

Cathy Yan

Université de la Colombie-Britannique

Doctorant en génomique et technologies

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.

Lorsque j'ai entamé mon doctorat en génomique en 2021, en pleine pandémie, je n'avais pas de vision claire de ce que je voulais accomplir et j'ai eu du mal à trouver des opportunités d'explorer des perspectives de carrière en dehors du milieu universitaire. Les opportunités de développement professionnel, comme les stages ou les internats, étaient rares pour les doctorants en sciences fondamentales, et si les notions de recherche participative et de vulgarisation scientifique gagnaient en importance dans les sciences sociales et de la santé, elles restaient (et restent encore) peu courantes dans mon département.

Ce n’est qu’après avoir vu une publicité pour le programme de mentorat du Réseau Étudiants-Entreprises (S2BN) que j’ai entendu parler pour la première fois de « politique scientifique ». Le programme de mentorat du S2BN met en relation des étudiants en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM) avec des mentors issus de divers secteurs hors du milieu universitaire. En tant que mentorée, j’ai été jumelée avec le Dr Rob Annan, président-directeur général de Génome Canada. Son témoignage sur la façon dont il a mis à profit ses compétences rédactionnelles acquises lors de son doctorat en biochimie pour se lancer dans une carrière en politiques scientifiques m’a incitée à réfléchir aux expériences et aux compétences que j’espérais acquérir pendant mon doctorat et qui pourraient être transférables à des carrières hors du milieu universitaire. Son mentorat m’a motivée à découvrir le Centre canadien de politiques scientifiques (CCPS) et à y faire du bénévolat.

Lorsque j'ai commencé mon bénévolat au sein du Comité des programmes en 2023, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je n'avais aucune expérience ni formation en matière de politiques publiques et ma compréhension des liens entre science et politique était très superficielle. Malgré mes lacunes, j'ai trouvé cette expérience extrêmement enrichissante. La lecture des propositions de panels a élargi et enrichi ma compréhension des enjeux les plus actuels en matière de politiques scientifiques et m'a démontré l'existence d'une communauté vaste et diversifiée dans ce domaine. Travailler avec d'autres bénévoles a également élargi mes réseaux personnels et professionnels. Cette année-là, une bénévole, la Dre Megan Mahoney, a même changé le cours de ma carrière ! Après avoir répondu avec enthousiasme à son courriel adressé à tous les bénévoles, demandant si quelqu'un était intéressé par un stage au Comité consultatif national de l'immunisation de l'Agence de la santé publique du Canada, elle m'a mise en contact avec le responsable du recrutement. J'ai finalement obtenu le poste et j'y travaille toujours dans le cadre du Programme fédéral d'expérience de travail étudiant (PFETE).

Surtout, mon bénévolat au sein du CSPC m'a donné la confiance nécessaire pour explorer d'autres opportunités liées aux politiques publiques. Lorsque j'ai commencé à envisager différentes carrières, je me sentais mal à l'aise en tant que stagiaire en recherche fondamentale, entourée de personnes aux qualifications universitaires plus pertinentes. Cependant, le CSPC m'a aidée à développer des compétences transférables et à valoriser mon parcours. Par exemple, découvrir comment les décideurs politiques analysent les données et les problèmes lors de la conférence a transformé ma façon de plaider la cause climatique auprès des élus. De plus, comprendre comment la recherche se traduit en actions m'a incitée à lancer des projets et à animer des ateliers sur l'engagement citoyen dans ma communauté.

Sans surprise, je suis revenue comme bénévole en 2024 et je suis maintenant coprésidente du comité des programmes pour 2025. Chaque année, je suis honorée de pouvoir participer à des discussions d'envergure nationale, essentielles pour l'avenir du Canada. Mon bénévolat auprès du CSPC m'a ouvert d'innombrables portes, m'a permis de rencontrer des personnes brillantes de partout au pays et a fait de moi une meilleure étudiante et une meilleure citoyenne. J'espère continuer à m'impliquer auprès de cet organisme aussi longtemps que possible.