Abby Christophe

2024

Lauréat du prix Jeunesse

Abby Christopher se consacre à la durabilité environnementale par le biais de ses recherches et de ses propositions de politiques innovantes. Sa proposition, « Harbouring Life: Managing Port Impacts on Coastal Ecosystems », vise à remédier au manque de surveillance cohérente des écosystèmes dans les ports canadiens.

La nouveauté de la proposition réside dans son approche globale, qui met l'accent sur des lignes directrices normalisées, la transparence et la collaboration avec les communautés autochtones pour garantir des pratiques de gestion portuaire durables. L'approche proactive d'Abby vise à protéger les écosystèmes marins tout en favorisant la responsabilisation et le développement à long terme.

Proposition:

Inspiration à l’origine de la proposition
J'ai eu envie de m'attaquer au problème des impacts environnementaux négatifs des activités portuaires lorsque j'ai été confronté à l'absence de surveillance environnementale cohérente dans le port d'Halifax en Nouvelle-Écosse. En tant que centre d'histoire, de culture et d'écologie riches, le port d'Halifax relie la Nouvelle-Écosse au monde, stimulant la croissance économique, sociale et culturelle. Cependant, les recherches indiquent que les activités portuaires peuvent nuire aux écosystèmes côtiers par la pollution, l'érosion, la dégradation des habitats, etc. Malgré l'importance économique du port et du havre, négliger la gestion environnementale risque de mettre en péril les écosystèmes futurs. Actuellement, il n'existe pas de programmes cohérents de surveillance des écosystèmes pour évaluer les impacts portuaires dans le port d'Halifax et dans les ports du Canada. Reconnaître cette lacune m'a motivé à m'attaquer à ce problème, dans le but de combler le fossé des connaissances et de défendre des politiques qui garantissent un développement durable pour les générations actuelles et futures.

Besoin ou opportunité d’agir
Les ports canadiens jouent un rôle crucial dans l’économie canadienne, traitant des milliards d’exportations et d’importations chaque année dans plus de 550 installations, dont 17 désignées comme administrations portuaires canadiennes. Ces ports gèrent collectivement une part substantielle du fret maritime du Canada. Cependant, leurs opérations posent également des défis environnementaux importants. Le transport maritime, la manutention du fret et les activités industrielles contribuent à la pollution, à la destruction de l’habitat et à la dégradation des écosystèmes le long des côtes canadiennes [4]. Malgré les réglementations environnementales fédérales comme la Loi maritime du Canada et le Règlement sur l’exploitation des administrations portuaires, les autorités portuaires canadiennes ne sont pas tenues d’effectuer une surveillance régulière des écosystèmes pour évaluer les impacts environnementaux cumulatifs [3]. Cette lacune réglementaire se traduit par des efforts de surveillance incohérents entre les ports, laissant les écosystèmes vulnérables à la dégradation sans surveillance suffisante [4]. Contrairement au Canada, des pays comme la Suède appliquent une législation stricte imposant une surveillance environnementale portuaire complète [2]. Une étude du gouvernement canadien de 2021 a mis en évidence la nature décousue des efforts de surveillance actuels, qui manquent d’un cadre unifié et d’une coordination nationale. Les programmes de surveillance localisés négligent souvent des paramètres environnementaux clés essentiels pour évaluer de manière exhaustive les impacts des ports [4]. Par conséquent, la gestion environnementale dans les zones portuaires canadiennes tend à être réactive plutôt que proactive, et ne s’attaque aux impacts qu’une fois qu’ils se produisent [1]. Alors que le Canada s’oriente vers l’élaboration d’une stratégie d’économie bleue, mettant l’accent sur la croissance durable dans les secteurs liés à l’océan, la nécessité d’une gestion environnementale portuaire robuste devient encore plus cruciale [5]. La mise en œuvre d’un mandat national pour des programmes normalisés et rigoureux de surveillance des écosystèmes est essentielle. De telles mesures garantiraient que les ports canadiens fonctionnent de manière durable, préservant les écosystèmes côtiers et soutenant la croissance économique à long terme [1]. En conclusion, il est essentiel de remédier aux lacunes en matière de surveillance des écosystèmes pour que les ports canadiens atteignent leurs objectifs de développement durable. En établissant des programmes de surveillance complets guidés par des réglementations strictes, le Canada peut atténuer les impacts environnementaux, améliorer la gestion et assurer la santé future de ses écosystèmes côtiers [1].

Solution ou changement de politique proposé(e)
Je propose une politique nationale qui obligerait les autorités portuaires canadiennes à établir des programmes de surveillance complets, guidés par des lignes directrices et des règlements précis. Afin d’assurer l’élaboration de lignes directrices et de réglementations solides adaptées au contexte canadien, la collaboration avec les représentants du gouvernement, les titulaires de droits, les intervenants concernés et les experts en impacts portuaires, en surveillance écologique et en océanographie est impérative dans la création de cette politique. Il est particulièrement essentiel de collaborer avec les communautés autochtones, qui jouissent d’une autonomie sur leurs territoires et de droits et titres protégés par la Constitution, compte tenu des relations et des partenariats formels existants entre les ports et les communautés autochtones [1]. Cette politique vise à répondre au besoin urgent d’une surveillance normalisée et rigoureuse des écosystèmes dans les ports canadiens, assurant ainsi la gestion de l’environnement et le développement durable. Au cœur de cette politique se trouve la délimitation des zones d’influence portuaires, englobant tous les écosystèmes affectés par les activités portuaires. Avant de commencer les efforts de surveillance, tous les ports canadiens seraient tenus de déterminer leur zone d’influence en suivant des lignes directrices spécifiques décrites dans la politique afin d’assurer une couverture complète des zones touchées. La transparence est primordiale ; ainsi, les autorités portuaires seraient tenues de divulguer publiquement leurs conclusions et résultats afin de favoriser la responsabilité et la confiance du public. Cette politique fournirait un cadre décrivant des étapes et des lignes directrices claires pour la surveillance des écosystèmes, abordant des aspects critiques tels que la qualité de l’eau, l’intégrité de l’habitat, la biodiversité et les indicateurs environnementaux [2]. Ce cadre servirait de modèle aux autorités portuaires, garantissant la cohérence et l’efficacité de tous les efforts de surveillance. S’inspirer de cadres ou de technologies de surveillance efficaces utilisés par d’autres ports dans le monde, tels que le modèle proactif de gestion environnementale connu sous le nom d’Enviro-Actions développé par l’INREST, peut éclairer la mise en œuvre de cette politique et des stratégies de surveillance efficaces. Par exemple, le modèle Enviro-Actions est actuellement testé dans la zone industrielle et portuaire de Sept-Îles, au Québec, au Canada, démontrant ainsi son applicabilité et son efficacité potentielles [1]. Tout en ciblant les autorités portuaires canadiennes, cette politique permettrait aux ports de faire appel à des sociétés de conseil pour des services de surveillance s'ils le souhaitent. Toutefois, quelle que soit l’approche adoptée, les ports doivent adhérer aux mêmes normes et réglementations, tout en partageant publiquement leurs conclusions. En outre, les autorités portuaires seraient tenues d’utiliser les résultats de la surveillance pour éclairer les pratiques de gestion portuaire durable, garantissant ainsi que les considérations environnementales sont intégrées dans les opérations portuaires. Ils seraient tenus de démontrer cet effort au moyen d’un rapport annuel. Si une autorité portuaire canadienne ne respecte pas ou ne met pas en œuvre cette politique, elle sera condamnée à une amende pour non-respect de son mandat. En conclusion, la politique proposée représente une approche proactive de la gestion environnementale dans les ports canadiens, mettant l’accent sur la collaboration, la transparence et la responsabilité. En imposant des programmes de surveillance normalisés, en encourageant la publication des résultats et en veillant à ce que ces résultats soient pris en compte dans la gestion portuaire, cette politique vise à préserver les écosystèmes côtiers tout en favorisant un développement portuaire durable au bénéfice des générations présentes et futures.

Nouveauté ou créativité de la solution ou du changement de politique proposé(e)
La politique proposée pour les ports canadiens se distingue par son approche globale de la surveillance des écosystèmes, qui met l’accent sur la collaboration avec les communautés autochtones et les intervenants, ce qui est nouveau et essentiel pour faire face aux impacts environnementaux. Elle délimite de manière innovante des zones d’influence claires pour la surveillance, garantissant que tous les écosystèmes touchés sont couverts, et impose des rapports publics transparents pour favoriser la responsabilisation et la confiance. S’inspirant de modèles mondiaux réussis comme Enviro-Actions, elle présente une adaptation créative aux contextes canadiens, améliorant potentiellement l’efficacité et l’applicabilité. L’exigence de rapports annuels sur la gestion durable de la politique intègre les considérations environnementales directement dans les opérations portuaires, favorisant une gestion proactive de l’environnement. En appliquant des normes uniformes tout en permettant une flexibilité pour les services de surveillance, la politique équilibre la rigueur réglementaire et la mise en œuvre pratique, visant à établir une nouvelle norme en matière de développement portuaire durable. Dans l’ensemble, sa position proactive sur la gestion environnementale et l’accent mis sur la divulgation publique en font une initiative pionnière pour assurer la santé écologique à long terme parallèlement à la croissance économique des ports canadiens. Cette proposition de politique s’appuie sur les connaissances acquises lors de mon expérience de stage et de mes recherches sur la surveillance de l’environnement marin, inspirées par des organisations telles que l’Alliance verte et le port d’Halifax.

Résumé vulgarisé
Les ports jouent un rôle essentiel dans l’économie canadienne, car ils servent de passerelles pour le commerce et nous relient au marché mondial. Cependant, leur importance s’accompagne de coûts environnementaux. Par exemple, les activités portuaires, comme le transport maritime et la manutention des marchandises, peuvent entraîner la pollution, la destruction des habitats et la dégradation des écosystèmes, ce qui constitue une menace importante pour les environnements côtiers. Malgré ces risques, il existe un manque inquiétant de surveillance cohérente et de lignes directrices établies pour évaluer les impacts environnementaux des ports à l’échelle nationale. Cette lacune rend les écosystèmes vulnérables à la dégradation sans une responsabilisation adéquate. Face aux exigences sociales et économiques croissantes et aux défis environnementaux, les autorités portuaires doivent continuer d’adopter des mesures pour améliorer la performance environnementale et assurer la durabilité des opérations portuaires. Actuellement, peu de ports canadiens sont proactifs pour améliorer leur performance environnementale par rapport à leurs homologues européens. Pour résoudre ce problème, je propose une politique qui obligerait les autorités portuaires canadiennes à surveiller systématiquement et rigoureusement leurs impacts environnementaux. Cette politique comprendrait des lignes directrices et des règlements spécifiques pour la surveillance environnementale, garantissant des méthodes normalisées dans tous les ports. Cette approche proactive protège non seulement notre environnement, mais garantit également que les ports continuent de prospérer en tant que pôles économiques essentiels pour les générations à venir.

[1] Ferrario, F., Araújo, CAS, Bélanger, S., Bourgault, D., Carrière, J., Carrier-Belleau, C., Dreujou, E., Johnson, LE, Juniper, SK, Mabit, R. ., McKindsey, CW, Ogston, L., Picard, MMM, Saint-Louis, R., Saulnier-Talbot, É., Shaw, J.-L., Templeman, N., Therriault, TW, Tremblay, J.-E. et Archambault, P. (2022). Surveillance holistique de l'environnement dans les ports comme opportunité de faire progresser le développement durable, les sciences marines et l'inclusion sociale. Elementa : Science de l'Anthropocène, 10(1), 00061. https://doi.org/10.1525/elementa.2021.00061 [2] Chapitre 4.5 – Gouvernance des ports verts | Économie, gestion et politique portuaires. (2020, 24 septembre). https://porteconomicsmanagement.org/pemp/contents/part4/green-port-governance/ [3] Canada, T. (2019). Document d'information sur le système portuaire canadien . ACFP 15851935; ACFP. https://tc.canada.ca/fr/marine/document-d-information-reseau-portuaire-canadien [4] Ferrario, F., Archambault, P., et Templeman, N. (2021) . Une analyse de la surveillance environnementale dans les principaux ports du monde. Can. Tech. Rep. Fish. Aquat. Sci. 3428 : vii + 36 p. [5] Walker, T. et Adams, M. (2021). Comment Les ports d'expédition peuvent devenir plus durables. Dalhousie News. https://www.dal.ca/news/2021/03/29/how-shipping-ports-can-become-more-sustainable.html

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.