Les dépenses de défense visent à accélérer l'innovation dans le secteur minier
Auteur:
Douglas Morisson

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.
L'industrie minière est le fondement de l'économie industrielle moderne, mais elle n'est pas le premier candidat que la plupart des gens envisageraient pour soutenir le secteur de la défense. Son importance réside dans sa contribution essentielle à la fourniture des matériaux nécessaires au soutien des infrastructures de défense, par opposition au matériel militaire. La grande majorité des dépenses de défense financent le personnel, l'équipement et les systèmes nécessaires au soutien des activités de première ligne – et il en va de même pour le secteur minier.
Au cours des dix dernières années environ, le rythme d'évolution de l'industrie minière n'a pas répondu aux attentes du public en matière de réduction de son impact environnemental et elle est désormais en passe de ne pas parvenir à fournir l'approvisionnement industriel nécessaire au succès de la transition énergétique vers une économie bas carbone. Pour que cette transition réussisse, les projections de la demande prévoient une multiplication par deux ou trois de la production de métaux au cours des dix ou vingt prochaines années, et une poursuite de cette croissance au-delà de 2050. L'industrie minière, dans sa forme actuelle, aux niveaux national et mondial, est tout simplement incapable d'atteindre ces objectifs. Il est très difficile d'opérer de tels changements dans les mines existantes ; le succès de la transition énergétique dépend donc fortement d'une accélération significative du rythme de découverte de gisements, du développement minier et de la construction d'installations de traitement. Cet objectif ne peut être atteint sans réduire les délais et les coûts de mise en service de ces opérations.
Le Centre d'excellence en innovation minière (CEMI) héberge le Réseau d'accélération de la commercialisation de l'innovation minière (RICA), qui crée un écosystème d'innovation minière partout au Canada. Ce réseau aide les petites et moyennes entreprises (PME) à innover et à offrir des innovations à l'industrie minière à l'échelle nationale et internationale. Grâce à 32 millions de dollars du gouvernement fédéral, le RICA finance maintenant 70 projets pancanadiens qui ont attiré près de 270 millions de dollars d'investissements du secteur privé, mais cela ne représente que 20 % de tous les projets à haut niveau de maturité technologique (NMT) et quasi commerciaux que nous aurions pu soutenir. Ces projets visent à accroître la production à moindre coût, à réduire la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre (GES), à accroître l'utilisation de véhicules automatisés et autonomes, à réduire l'impact environnemental et les responsabilités, à favoriser l'accès aux ressources minérales critiques et à accroître l'activité économique circulaire post-exploitation minière.
À l'échelle mondiale, le secteur minier canadien est l'un des plus innovants de l'industrie, mais les mines canadiennes comptent parmi les plus lentes à adopter l'innovation. Ainsi, les innovateurs canadiens ont réussi en exportant leurs solutions, et le programme MICA du CEMI se connecte aux écosystèmes de R-D des principales juridictions minières pour accélérer l'accès commercial à ces marchés très favorables.
La transition énergétique exige un changement radical dans la capacité d'approvisionnement en métaux et minéraux, ce qui, à son tour, nécessite des changements radicaux dans l'extraction, la transformation et la fabrication des produits essentiels aux batteries et aimants modernes, pour n'en citer que deux. Malgré l'importante capacité d'innovation du Canada, le faible taux d'adoption de notre marché intérieur freine la croissance de nos innovateurs, les obligeant à délocaliser ou à vendre leur propriété intellectuelle à des investisseurs étrangers. Ce phénomène se manifeste souvent à l'étape finale de l'innovation, qui consiste à réaliser des essais sur le terrain pour démontrer l'efficacité de la nouvelle technique ou technologie en milieu opérationnel. Le coût de ces essais est rarement assumé par les sociétés minières canadiennes, peu enclines à prendre des risques, ce qui rend les innovateurs vulnérables aux chants des sirènes des investisseurs étrangers et de nos concurrents mondiaux. Avec peu d'options pour bâtir l'avenir de leur entreprise au Canada, les innovateurs constatent qu'ils ne peuvent le construire qu'ailleurs. Nous exportons non seulement notre propriété intellectuelle, mais nous cédons également l'ensemble de la chaîne d'investissement nationale, de la R-D des collèges et universités aux essais pilotes réussis, aux entreprises étrangères, tout cela faute de soutien à l'étape finale. Ce phénomène touche tous les secteurs de notre économie, mais ses effets sont particulièrement flagrants dans le secteur minier. Les ressources naturelles sont inaliénables et, comme nous n'autorisons plus les investisseurs étrangers à les acquérir, si elles ne sont pas exploitées par le Canada, elles ne le seront plus du tout.
Les infrastructures de défense requièrent le même accès aux minéraux critiques et aux métaux stratégiques que les secteurs de l'automobile et des télécommunications. L'évolution des relations internationales du Canada exige désormais que nous accélérions le développement de chaînes d'approvisionnement nationales sécurisées pour ces ressources, ainsi que le soutien de nos alliés qui disposent de moins de ressources naturelles et d'une capacité d'exploitation moindre que le Canada. Investir dans les infrastructures de défense peut libérer les innovateurs du secteur minier des contraintes imposées par le secteur minier.
Cela entraînera d'importants avantages économiques et sociaux. Cela permettra aux innovateurs d'accéder à des possibilités d'essais sur le terrain pour démontrer leur créativité et leur sens des affaires, et leur donnera un accès plus facile aux adopteurs du marché au Canada et à l'étranger. Cela contribue également à conserver la propriété intellectuelle au Canada, où elle augmente le nombre de personnes employées dans le segment des services et de l'approvisionnement du secteur minier. Ce segment abrite déjà plus de 50 % des emplois du secteur minier; un pourcentage qui doit augmenter rapidement à mesure que l'automatisation croissante rend nos mines plus compétitives à l'échelle mondiale. La transition vers des systèmes de production autonomes et sélectifs rajeunira les opérations d'extraction en vrac existantes et leur permettra de soutenir la concurrence mondiale. Cela permettra également aux innovateurs canadiens de changer radicalement la façon dont l'industrie mondiale gère ses sous-produits solides et ses effluents liquides, éliminant ainsi le besoin de stockage de « déchets » à long terme et créant de nouvelles entreprises basées sur des applications alternatives de ces minéraux secondaires. Ces nouvelles technologies seront particulièrement bénéfiques dans les communautés éloignées et autochtones, transformant l'industrie pour devenir une main-d'œuvre plus inclusive et diversifiée. Il s'agit d'une occasion unique que nous ne pouvons pas nous permettre de gaspiller.
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Douglas Morisson
Centre d'excellence en innovation minière (CEMI)
Présidente et directrice générale

