Investir dans l'avenir de la science : le besoin urgent de financer des étudiants diplômés et des chercheurs postdoctoraux au Canada

Auteurs):

Sarah LaFramboise

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Clause de non-responsabilité : La version française de cet éditorial a été auto-traduite et n’a pas été approuvée par l’auteur.

Cela fait 20 ans que les étudiants diplômés et postdoctoraux canadiens n'ont pas reçu d'augmentation. Aujourd'hui, ce fait hante notre écosystème de recherche et laisse la prochaine génération de diplômés en sciences et en recherche peiner à joindre les deux bouts. 

Pour approfondir cette question, mon équipe du Réseau des politiques scientifiques d'Ottawa lancé un Enquête nationale enquête sur les finances des étudiants diplômés, qui a brossé un tableau sombre, mais très clair des réalités financières d'être un étudiant diplômé au Canada :

  • 86 % des étudiants diplômés éprouvent du stress et de l'anxiété au sujet de leurs finances.
  • 40% des étudiants diplômés ont de la difficulté à payer les nécessités comme le loyer et la nourriture.
  • 31% des étudiants diplômés ont envisagé de quitter leurs études en raison de problèmes financiers.

Pour un pays qui se vante d'innover, c'est inacceptable

Au cours de mon propre parcours, j'ai pu constater de visu les défis auxquels est confrontée la prochaine génération de scientifiques. J'ai entendu d'innombrables histoires de luttes, d'inégalités et de dettes écrasantes. Il y a un an, j'ai rejoint un groupe tenace de scientifiques et de jeunes chercheurs qui voulaient s'attaquer de front à ce problème. Soutenez notre science est né d'un besoin d'une bases organisation qui pourrait être une voix pour les 240,000 XNUMX étudiants diplômés et les milliers de postdoctorants au Canada. Au cours de la dernière année, nous avons lancé une lettre ouverte au premier ministre Trudeau et Minister Champagne qui a été signé par plus de 7000 scientifiques et 40 associations scientifiques, nous avons lancé un Pétition de la Chambre des Communes avec plus de 3500 signatures, et nous avons lancé un débrayage à l'échelle nationale avec 10,000 46 participants dans XNUMX institutions. La publication du « Rapport Bouchard » par le Comité consultatif sur le système fédéral de soutien à la recherche apporte un nouvel espoir car il reconnaît le besoin urgent d'investir dans l'avenir de la science au Canada.

Une crise de soutien inadéquat

Le rapport Bouchard fait écho aux préoccupations exprimées par les chercheurs et les intervenants de partout au Canada : l'écosystème de la recherche au pays est gravement menacé en raison d'un soutien inadéquat à la recherche et aux chercheurs. Au cours des deux dernières décennies, le financement de la recherche n'a pas suivi le rythme du nombre croissant d'étudiants diplômés et de boursiers postdoctoraux, des pressions inflationnistes et de la nécessité de favoriser une recherche compétitive à l'échelle mondiale. Mais qu'est-ce que cela vraiment signifier?

Cela signifie que chaque jour nous perdons nos scientifiques hautement qualifiés au profit des États-Unis et de l'Europe où ils ont accès à un salaire décent et où les salaires sont 2 à 3 fois plus élevés qu'ici au Canada. 

Cela signifie que nos entreprises perdent des travailleurs hautement qualifiés. 

Cela signifie que chaque jour, nous laissons tomber l'innovation canadienne en définissant qui peut relever les défis financiers de l'enseignement supérieur et en excluant ceux qui ne le peuvent pas. Sans réinvestissement important, le Canada fait face à la menace imminente d'un autre exode des cerveaux, perdant ses chercheurs talentueux au profit de pays dotés de systèmes de financement plus favorables.

Impact sur les activités de recherche et les résultats

Un financement insuffisant limite les activités de recherche et les résultats des scientifiques d'aujourd'hui, entravant leur capacité à s'engager dans des collaborations, à poursuivre des projets ambitieux et à explorer de nouvelles avenues de mobilisation des connaissances. C'est un potentiel perdu sur un plan personnel et un niveau national. Le succès du système de soutien à la recherche est compromis lorsque les chercheurs sont incapables d'accéder aux ressources nécessaires pour stimuler l'innovation et apporter des contributions importantes à leurs domaines respectifs. Il continue d'être insuffisant lorsque nous excluons les jeunes chercheurs en fonction de leur situation financière et non de leur capacité ou de leur désir de poursuivre une carrière scientifique. De plus, sans remédier à ce manque de financement, la position concurrentielle des chercheurs canadiens diminuera, ce qui aura une incidence négative sur la position du Canada en tant que chef de file mondial de la découverte scientifique.

Le besoin urgent d'investissements accrus

Deux recommandations précises du rapport Bouchard soulignent l'urgence d'augmenter considérablement les investissements dans les conseils subventionnaires. Premièrement, la recommandation 5 exhorte le gouvernement du Canada à s'engager à une augmentation annuelle d'au moins XNUMX % pendant cinq ans des budgets de base totaux des conseils pour leurs programmes de subventions de base. Ces investissements sont essentiels pour s'adapter à la croissance de l'écosystème de la recherche, lutter contre les pressions inflationnistes et favoriser une recherche et des talents compétitifs à l'échelle mondiale. Ces augmentations de financement permettront également aux chercheurs principaux d'augmenter les salaires des étudiants diplômés et des postdoctorants payés grâce à leurs propres subventions de recherche. 

De plus, la recommandation 6 demande un niveau de financement compétitif à l'échelle internationale pour les étudiants diplômés et les boursiers postdoctoraux, reconnaissant leur rôle crucial en tant que futurs leaders de l'innovation scientifique. Chez Support Our Science, nous avons été plaidoyer pour une augmentation de 50 % des bourses d'études supérieures et postdoctoraless pour correspondre à l'inflation des 20 dernières années et indexer ces bourses sur l'indice des prix à la consommation afin de créer un écosystème de recherche plus durable à l'avenir. De plus, nous demandons une augmentation de 50 % du nombre de bourses d'études supérieures et le double du nombre de bourses postdoctorales pour permettre à davantage de chercheurs de bénéficier directement de ces bourses.

Le rapport Bouchard et ses 21 recommandations fournissent une feuille de route cruciale pour revitaliser le système fédéral de soutien à la recherche universitaire au Canada. Il met en lumière le besoin urgent d'un financement accru pour les étudiants diplômés et les boursiers postdoctoraux, reconnaissant l'impact néfaste d'un soutien inadéquat sur l'écosystème de la recherche et la compétitivité mondiale du Canada. En tant que directeur général d'Appuyons notre science, j'exhorte le gouvernement du Canada à tenir compte de ces recommandations, à mettre en œuvre des investissements stratégiques et à assurer l'avenir de la science en habilitant la prochaine génération de chercheurs. Ensemble, veillons à ce que le Canada demeure à l'avant-garde de l'excellence scientifique et de l'innovation.