La politique industrielle de défense et le choix public : défendre notre défense contre la recherche de rentes
Auteur:
André Kemle

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.
Le Canada a récemment publié Politique industrielle de défense Il s'agit d'un document ambitieux. Mais comme pour toute initiative gouvernementale visant à utiliser des fonds publics pour stimuler la croissance des entreprises privées, un risque latent réside dans la possibilité que des lobbyistes et des groupes d'intérêts particuliers manipulent le système.
théoriciens du choix public Il convient de mettre en garde contre le risque que les intérêts commerciaux influencent les décideurs politiques, qui élaborent ensuite des réglementations permettant à quelques secteurs d'activité de prospérer au détriment du reste de la population. L'instrumentalisation du discours sécuritaire national aggrave encore ce problème, car toute une série de décisions politiques contestables peuvent être justifiées, au moins temporairement, par ce biais. sous couvert de défense nationale.
Assurer la Politique industrielle de défense Pour atteindre ses objectifs déclarés, le gouvernement du Canada devra faire preuve d’une transparence, d’une approche globale et d’une responsabilité maximales. À cette fin, il devrait envisager d’investir massivement dans la numérisation des décisions du Forum consultatif de la défense, d’adopter des indicateurs de performance objectifs comme les multiplicateurs budgétaires et d’associer activement les établissements d’enseignement postsecondaire au processus de financement.
Décisions adaptées au numérique
Le Danemark, qui figure régulièrement parmi les pays les plus prospères au monde, le moins corrompu Ce pays, parmi les plus importants au monde, dispose de processus que le Canada peut adopter pour accroître la transparence de sa politique industrielle de défense. Par exemple, selon l'OCDE ((Organisation de coopération et de développement économiques), le gouvernement danois obtient nettement supérieur à la moyenne dans le Indice de gouvernance numérique, qui mesure dans quelle mesure les technologies numériques sont utilisées pour améliorer la transparence et le partage des données. Cela inclut un suivi exhaustif de la législation, qui fait partie du programme danois plus vaste «législation adaptée au numérique » Cette initiative vise à rendre la législation accessible et compréhensible par tous les citoyens danois, quel que soit leur appareil. Elle contribue à sensibiliser la société civile aux actions du gouvernement et dissuade la rédaction de textes législatifs volontairement obscurs.
Si le Canada adoptait un cadre similaire de « préparation au numérique » pour le Politique industrielle de défense Cette initiative accroîtrait considérablement la transparence des accords de financement conclus par le gouvernement. Le Forum consultatif de la défense, chargé des interactions entre l'industrie et le gouvernement, pourrait exiger que toutes les données probantes, les évaluations et les décisions finales soient disponibles en format numérique sur plusieurs sites Web mis à jour régulièrement. Les Canadiens pourraient ainsi suivre le processus de financement de la proposition initiale jusqu'à son terme. Si cette mesure était combinée à un rapport annuel présentant au public un résumé de toutes les décisions et mesures prises au cours de l'exercice financier, les groupes de la société civile et les partis d'opposition pourraient plus facilement demander des comptes au gouvernement.
Un contre-argument à cette idée est que l'industrie de la défense recèle naturellement des informations hautement classifiées. Il est vrai que la divulgation d'informations confidentielles ou stratégiquement précieuses irait à l'encontre de l'objectif de protection de notre sécurité nationale. Cependant, la responsabilité devrait incomber à… industrie Cela démontre que certaines informations ne devraient pas être diffusées publiquement. À moins que cette norme ne soit respectée — et qu'elle exige elle-même une numérisation et une accessibilité aisées —, par défaut, tous les éléments du processus décisionnel devraient être accessibles au public.
L'effet multiplicateur
Des indicateurs objectifs, comme une norme de confidentialité, contribueraient grandement à améliorer la transparence, surtout s'ils sont associés à une approche numérique. Les indicateurs clés de performance, tels que le chiffre d'affaires généré et le nombre de navires construits, sont sans doute les plus évidents, mais un indicateur central de tout processus d'évaluation devrait être la projection… multiplicateur fiscal d'un projet.
En bref, le multiplicateur budgétaire mesure l'impact des dépenses publiques sur le PIB global. Plus le multiplicateur est élevé, plus la croissance du PIB est importante. Si le multiplicateur est supérieur à 1.0, cela signifie également que les dépenses publiques sont surpeuplement L’investissement privé. L’effet d’entraînement indique qu’une défaillance du marché freine l’investissement privé dans une entreprise productive que les dépenses publiques ont désormais débloquée. Souvent, cela est dû au fait qu’un investissement est trop risqué pour le secteur privé. Les dépenses publiques de recherche et développement ont généralement des multiplicateurs fiscaux très élevés, qui peuvent atteindre… 23.35 après 2 ans—parce que les entreprises privées ne peuvent pas capter l'intégralité des profits générés par l'innovation, ce qui signifie qu'elles sous-investissent dans la R&D par rapport à ce qui est socialement optimal.
La publication d'une analyse indépendante des multiplicateurs fiscaux de chaque projet permettrait aux Canadiens d'évaluer si les dépenses publiques répondent réellement à une défaillance du marché ou à un besoin à long terme. Naturellement, les projets dont le multiplicateur est supérieur à 1.0 devraient être prioritaires. Il faudrait toutefois tenir compte de mesures visant à évaluer la disponibilité opérationnelle des forces armées ou la robustesse de notre infrastructure de sécurité nationale. À tout le moins, le multiplicateur fiscal dissuaderait les décideurs politiques de soutenir des projets qui ne profitent qu'à des entreprises proches du pouvoir.
Les études postsecondaires à la rescousse ?
Enfin, le gouvernement pourrait s'appuyer fortement sur les universités, les écoles supérieures et les instituts polytechniques pour identifier des partenariats avec l'industrie. Cela pourrait se faire soit en intégrant les recteurs ou vice-recteurs (Recherche) de ces établissements au Forum consultatif de la défense, soit en leur allouant directement une part importante des fonds de recherche et développement. Dans le premier cas, ils pourraient s'assurer que la recherche fondamentale et généraliste – qui, par nature, est généralement accessible au public – soit prise en compte lors du financement de projets de recherche et développement par le gouvernement. Dans le second cas, ils pourraient alors mener leurs propres recherches de collaborations industrielles en s'appuyant sur leurs ressources de recherche existantes.
Il est important de préciser que les établissements d'enseignement supérieur emploient leurs propres lobbyistes et défendent souvent leurs propres intérêts. Les préoccupations liées au choix public ne disparaissent pas du simple fait qu'un établissement d'enseignement supérieur soit impliqué. De même, la majorité, et a fortiori la totalité, des nouveaux fonds de recherche ne devraient pas être alloués aux établissements d'enseignement supérieur. Toutefois, des mécanismes d'incitation existent au sein de ces institutions et peuvent limiter les dérives liées à l'intérêt personnel. Politique industrielle de défense en un fiasco politique.
Tout d'abord, les établissements d'enseignement supérieur dépendent fortement de leurs effectifs, lesquels sont influencés par des indicateurs publics tels que le nombre de citations et les prix décernés aux professeurs et aux étudiants. De ce fait, ils ont un intérêt, tant du point de vue de leur réputation que sur le plan financier, à privilégier la production de recherches à fort impact et à axer leurs activités de lobbying sur la qualité et la quantité de ces recherches. Bien que loin d'être parfait, cet indicateur est bien plus difficile à manipuler, du point de vue du choix public, que les marges bénéficiaires des entreprises privées, notamment parce qu'il est impossible de corrompre un homme politique avec un indice H.
Deuxièmement, le Canada a déjà commencé à intégrer des indicateurs de financement axés sur la performance (FAP) à la plupart des modèles de financement de l'enseignement postsecondaire. Les FAP conditionnent une partie du financement universitaire à l'atteinte de plusieurs indicateurs clés de performance (ICP), comme l'innovation, l'impact de la recherche et les taux de diplomation. Comme l'a souligné Alex Usher, expert reconnu de l'enseignement postsecondaire, ces indicateurs peuvent être joué, mais si bien faitElles peuvent constituer un moyen efficace d'accroître la transparence institutionnelle tout en évitant une réglementation gouvernementale excessive.
Dans le même esprit, le ministère de la Défense nationale et Industrie, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) pourraient facilement conditionner le financement de la R-D à des indicateurs de performance. Cela inciterait les établissements d'enseignement postsecondaire à redoubler d'efforts dans leur recherche de collaborations avec l'industrie, tout en rendant plus difficile pour les lobbyistes industriels d'influencer les décisions finales en matière de dépenses, puisqu'ils devraient de fait redoubler d'efforts en matière de lobbying.
Toutes ces mesures sont compatibles entre elles. Si le gouvernement du Canada privilégiait une approche numérique pour les décisions du Forum consultatif de la défense, respectait les indicateurs publics comme le multiplicateur budgétaire projeté et associait les établissements d’enseignement postsecondaire au processus décisionnel, nous pouvons être certains que… Politique industrielle de défense est conforme aux meilleurs intérêts des Canadiens.
Alors, les objectifs ambitieux de cette politique pourront être atteints, pour le bénéfice de tous.
En savoir plus sur l'auteur(s)
André Kemle
Association des étudiants diplômés de l'Université de Calgary, Calgary, Alberta
Responsable des relations gouvernementales et extérieures

