Le rôle essentiel et caché de l’accessibilité dans le processus de participation à la politique scientifique canadienne

Auteurs):

Tam Pham

Centre d’études sur la politique scientifique Canadienne

Bénévolat

Clause de non-responsabilité : La version française de cet éditorial a été auto-traduite et n’a pas été approuvée par l’auteur.

Avant de commencer cet article, nous devons définir les acronymes de TRIDEA, car ces concepts jouent un rôle important dans le paysage politique scientifique canadien. TRIDEA signifie Vérité et Réconciliation, Inclusion, Diversité, Équité, Accessibilité. Chaque concept recoupe les autres pour avoir un impact global sur le processus de participation scientifique. Bien que les cadres TRIDEA puissent être abstraits, le langage global de la science est souvent écrit sous forme de données concrètes (principalement par le biais de recherches quantitatives et qualitatives) [1, 2]. En réalité, TRIDEA est intrinsèquement difficile à traduire dans le contexte STEM [3]. Alors que les décideurs scientifiques souhaitent respecter les principes TRIDEA, nous rencontrerons souvent des difficultés du niveau politique à la phase de mise en œuvre [4]. Pendant très longtemps, j’ai toujours réfléchi : comment pouvons-nous mettre en pratique ces principes dans la politique scientifique ? Ce n'est que récemment que j'ai réalisé que l'accessibilité centrée sur l'expérience de nombreuses communautés historiquement exclues, y compris les communautés handicapées, peut faire progresser davantage la mise en œuvre des principes TRIDEA [4, 5].

L'accessibilité, à mon humble avis, joue un rôle important dans le processus d'application des connaissances TRIDEA dans le paysage des politiques scientifiques [4, 6]. Avec le recul, nous pensons souvent à l’accessibilité comme peut-être à un concept selon lequel les connaissances et les ressources de l’espace scientifique (ou de l’espace politique scientifique) devraient être facilement accessibles à tous [7]. En même temps, il incarne une série de pratiques et, en fait, beaucoup plus concrètes et réalisables qu’il n’y paraît [8]. L'accessibilité est le début de l'équité ; sans accessibilité, nous ne pouvons pas atteindre l’équité [9].

En tant que défenseur des cadres TRIDEA en STEM avec une compréhension particulière en accessibilité, je souhaite utiliser ces connaissances dans le processus de rédaction de subventions au Centre canadien de la politique scientifique (CSPC). Je crois que mon expérience vécue grâce à ma compréhension de TRIDEA et STEM peut s'avérer être un atout pour l'équipe CSPC en temps opportun. Au cours de mes deux années de bénévolat auprès de l'équipe de rédaction de subventions de différentes organisations à but non lucratif (y compris le CSPC), je reconnais lentement un besoin fondamental pour ceux qui ont une expérience vécue dans des communautés historiquement exclues de l'espace de politique scientifique d'être impliqués dans la rédaction de subventions de politique scientifique.

La rédaction de subventions pour le CSPC est un processus stratégique et créatif, un processus dans lequel nous envisageons un avenir en matière de politique scientifique canadienne qui est unique et inexistant (du moins pas encore) pour l'organisation. Ceux qui vivent ces expériences vécues sont des ressources précieuses pour l’équipe ; car souvent, lorsqu’on éprouve des difficultés à s’orienter dans l’espace de la politique scientifique, on est mieux placé pour savoir comment nous pouvons l’améliorer. Dans le cas des pratiques d'accessibilité, les membres de la communauté handicapée, y compris moi-même, peuvent donner un aperçu des recommandations sur la façon dont devrait ressembler le processus de participation à la politique scientifique. Avec cette vision en tête, je suis ravi de travailler avec l’équipe. Il s’agit d’un travail en cours, mais l’avenir d’un espace politique scientifique canadien accessible se rapprochera à mesure que nous adopterons ces pratiques.

Bibliographie

  1. Taylor, MM, et coll., Mettre en œuvre des objectifs mesurables en matière de diversité, d'équité et d'inclusion dans la direction des prix des sciences cliniques et translationnelles. Équité dans l’éducation et la société, 2023. 2(2): p. 198-205.
  2. Duarte, M., K. Losleben et K. Fjørtoft, Diversité des genres, équité et inclusion dans le milieu universitaire : un cadre conceptuel pour une transformation durable. 2023, Milton, Royaume-Uni : Groupe Taylor & Francis.
  3. Frawley, J., et coll., Compétence culturelle et secteur de l'enseignement supérieur : perspectives, politiques et pratiques australiennes. Chapitre 7. 1ère édition 2020 éd. 2020, Singapour : Springer Singapour.
  4. Lemieux, A., et coll., Travailler pour un avenir plus socialement juste : cinq domaines de recherche transdisciplinaire sur les littératies. Alphabétisation, 2023. 57(2): p. 185-197.
  5. Jaimie, H., B. Patrick et M. Mandla, Perspectives sur les diverses identités étudiantes dans l'enseignement supérieur : perspectives internationales sur l'équité et l'inclusion. Innovations dans l'enseignement et l'apprentissage de l'enseignement supérieur. Vol. Première édition. 2019, Bingley, Royaume-Uni : Emerald Publishing Limited.
  6. Natalia Aguilar, D. et P. Perez-Aleman, Inclusion dans la gouvernance environnementale mondiale : accès, engagement et influence durables dans des espaces décisifs. Durabilité, 2021. 13(18): p. 10052.
  7. Puraïte, A., Accessibilité de l'enseignement supérieur : le droit à l'enseignement supérieur dans une approche comparative. Journal balte de droit et de politique, 2011. 4(1) : p. 27-n/a.
  8. Lister, K. et coll., Inclusion en période d'incertitude : changements dans les pratiques, les perceptions et les attitudes concernant l'accessibilité et la pratique inclusive dans l'enseignement supérieur. Sciences de l'éducation, 2022. 12(8): p. 571.
  9. Reinholz, DL et SW Ridgway, Besoins d'accès : centrer les étudiants et perturber les normes capacitaires dans les STEM. CBE—Enseignement des sciences de la vie, 2021. 20(3) : p. es8.