Les directives du gouvernement sur la COVID-19 misent sur la vie des travailleurs agricoles migrants.

Publié le: avril 2020Catégories: Réponse à la COVID-19, Éditoriaux, Impacts sociauxMots clés:

Auteurs):

C. Susana Caxaj, PhD

École des sciences infirmières de la famille Arthur Labatt, Université Western

Maître assistant

Amy Cohen

Département d'anthropologie, Collège Okanagan

Professeur

Carlos Colindres

Groupe de conseil en gestion complexe de la santé, des catastrophes et des urgences

Consultant indépendant en urgence de santé publique

Nathalie Drolet

Centre des travailleurs migrants de la Colombie-Britannique

Directeur exécutif/avocat salarié

Jenna L. Hennebry, Ph.D.

École Balsillie des affaires internationales, Université Wilfrid Laurier

Professeur agrégé

Janet McLaughlin, Ph.D.

Faculté des sciences humaines et sociales, Université Wilfrid Laurier

C. Susana Caxaj, Ph.D. , Amy Cohen , Carlos Colindres, Natalie Drolet, Jenna L. Hennebry, Ph.D., Janet McLaughlin, Ph.D.

Le gouvernement doit réglementer en conséquence ou annuler l'entrée de travailleurs supplémentaires.

Publié récemment les directives du gouvernement fédéral imposent une trop grande responsabilité aux employeurs pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs agricoles migrants pendant cette pandémie sans précédent. Une surveillance adéquate, des normes claires et une coordination renforcée avec la santé publique sont nécessaires pour assurer la sécurité des travailleurs et du public. En l'absence de ces mesures, toute nouvelle entrée de cette main-d'œuvre dans le pays devrait être suspendue.

Plus de 69,000 2019 travailleurs agricoles migrants temporaires sont arrivés au Canada en XNUMX. Au cœur de l'approvisionnement alimentaire du Canada, ces travailleurs viennent du Mexique, des Caraïbes et de nombreux autres pays sous statut de travailleur migrant spécifique programmes.  Malgré l'annonce de restrictions frontalières à la mi-mars, le premier ministre a annoncé que certains travailleurs étrangers temporaires serait autorisé à entrer. Le l'exonération a pris effet Mars 26th. 

Le lendemain, Emploi et Développement social Canada (EDSC), l'organisme qui supervise le programme, directives publiées sur le Covid-19 décrivant les attentes des employeurs de travailleurs migrants.

Ces lignes directrices sont insuffisantes, laissant trop à la discrétion des employeurs. Ils omettent également de définir les mesures réglementaires strictes nécessaires pour protéger les travailleurs et le public pendant cette crise sans précédent..

Les employeurs sont chargés de veiller à ce que les cohortes de travailleurs nouvellement arrivés puissent s'isoler et à ce que la distanciation sociale soit observée. Pourtant, les employeurs ne sont pas tenus de prouver qu'ils disposent d'un logement approprié pour ce faire. Aucune attente spécifique ou concrète n'est fournie en termes de nombre maximum de travailleurs par poste de lavage des mains, toilettes ou chambre. Si nous avons la moindre chance de fournir des logements et des lieux de travail sûrs aux travailleurs agricoles migrants, le gouvernement fédéral doit réglementer l'hébergement et des mesures d'assainissement pour s'assurer que cette maladie hautement contagieuse ne se transmette pas entre les travailleurs.

Les agents fédéraux peuvent également travailler avec les autorités sanitaires locales pour assurer le respect de ces normes avant et pendant le séjour des travailleurs au Canada. Cela est nécessaire pour s'assurer que les employeurs ont fourni un logement adéquat et d'autres pratiques pour assurer la distance entre les travailleurs. Sans preuve de ces exigences, il devrait être interdit aux employeurs d'embaucher des travailleurs migrants cette saison.

Barrières qui ont toujours existé pour que les travailleurs migrants demandent de l'aide et des soins médicaux sont désormais exacerbés par la pandémie actuelle.

La communication entre les travailleurs et leurs patrons peut être difficile pour beaucoup travailleurs agricoles migrants parce qu'ils ne parlent peut-être pas anglais. Cela peut aussi être intimidant signaler les symptômes à un employeur qui peut décider à la fois de l'avenir des moyens de subsistance de ces travailleurs et de leur capacité à rester dans le pays. Le gouvernement du Canada doit fournir lignes de communication directes avec les travailleurs, sans médiation par les employeurs et dans leurs langues préférées afin qu'ils puissent signaler les conditions dangereuses qui les exposent à la transmission de la COVID-19.

Les lignes directrices d'EDSC suggèrent que l'auto-isolement de 14 jours, l'accès aux soins médicaux, ainsi que la surveillance et la documentation quotidiennes des symptômes de cette main-d'œuvre seront tous la responsabilité de l'employeur. Les employeurs sont pas bien placé pour remplir ce rôle. Et les travailleurs ont souvent des besoins culturels et linguistiques uniques qui sont mieux adressé par la communauté et les organismes de soins primaires.

Parce que mesures d'auto-isolement visant à limiter le risque de propagation au sein des ménages peut être difficile à mettre en œuvre, les travailleurs doivent être testés dans les jours suivant leur arrivée pour aider à atténuer le risque de transmission. Le gouvernement fédéral doit travailler en étroite collaboration pour coordonner ces services médicaux avec les autorités sanitaires et faciliter un logement et un emploi alternatifs pour les travailleurs si les employeurs ne coopèrent pas avec ces pratiques.

Il est important d'envoyer un message clair aux travailleurs migrants que nous prendrons soin d'eux s'ils tombent malades. Sinon, les travailleurs seront plus réticents à se manifester s'ils présentent des symptômes. Grâce à la coordination de l'accès des travailleurs à Assurance-emploi, Prestations canadiennes d'intervention d'urgence ou salaire correspondant subventions quand et si les travailleurs tombent malades, EDSC peut jouer un rôle essentiel dans la protection de la vie des travailleurs et l'arrêt de la propagation dans les collectivités canadiennes.

Dans la crise internationale actuelle, nous ne pouvons pas aller de l'avant avec l'entrée de travailleurs agricoles migrants au Canada sans des mesures réglementaires strictes qui assurera la sécurité des travailleurs. Nous avons déjà commencé à voir éclosions dans des fermes en Colombie-Britannique et d'autres suivront certainement. Le Canada doit agir maintenant pour atténuer les risques et protéger la vie des travailleurs migrants et des collectivités au sein desquelles ils vivent et travaillent.

Merci à tous nos partenaires de santé communautaire et de soutien social qui ont contribué à l'élaboration de ces recommandations.