Nourrir notre avenir : Les pieds dans les bottes et le regard à l'horizon.

Auteur:
Claire Letanneur
Ulysse Biotech
Directeur de l'innovation et des partenariats stratégiques
Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.
Pourquoi a-t-on inventé le terme « inaction climatique » ? Pourquoi la sensibilisation aux changements climatiques n’a-t-elle pas réussi à rassembler les acteurs publics et privés autour de solutions collectives ? Ces questions me préoccupent depuis longtemps. En tant que biologiste, je travaille aux côtés de ceux qui sont parmi les premiers témoins et victimes de ces bouleversements : les agriculteurs. Ensemble, nous mettons en œuvre des méthodes de production plus durables qui préservent leur santé, leurs entreprises et leur environnement. Les phénomènes climatiques extrêmes intensifient les feux de forêt, fragilisent nos chaînes d’approvisionnement et remettent des mots comme « pénurie » dans notre vocabulaire quotidien. L’agriculture est ma passion, et je suis convaincue que le système agricole canadien doit viser l’excellence par des rendements résilients plutôt que par une productivité brute pour assurer la sécurité alimentaire à long terme. Mais comment pouvons-nous repenser nos habitudes pour les adapter aux limites environnementales ? Avons-nous besoin d’exemples inspirants ou de réglementations ? Des deux ? Après tout, le Protocole de Montréal* prouve qu’une action mondiale coordonnée peut porter ses fruits !
Ces interrogations en tête, j'ai découvert le CSPC grâce à Julie Dirwimmer du Fonds de recherche du Québec (FRQ). Outillée par la formation L'Interface du FRQ et l'École d'été en diplomatie scientifique du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM), mon bénévolat au sein du CSPC m'a offert le privilège de plonger au cœur d'échanges où les mondes scientifique, politique et économique se rencontrent pour réfléchir à une trajectoire commune. En tant que scientifique, j'ai toujours cherché à créer des ponts entre l'acquisition du savoir et sa transmission, entre la rigueur académique et la réalité du terrain.
Naturellement, ces questions personnelles influencent mon travail chez Ulysse Biotech, et mon engagement bénévole auprès de la communauté du CSPC a été, sans aucun doute, une source inépuisable de découvertes, de rencontres inspirantes et d'occasions d'agir. Grâce à ces expériences, j'ai trouvé un terrain fertile pour explorer comment bâtir des systèmes robustes et résilients, capables de résister aux chocs – qu'ils soient environnementaux, économiques ou politiques. Je suis particulièrement heureux que la résilience du Canada soit au cœur du thème de la conférence de cette année. Chaque discussion renforce ma conviction de l'importance de la cohésion des parties prenantes. Le soin avec lequel le CSPC réunit des acteurs aussi divers pour favoriser une réflexion nationale non partisane m'a inspiré la vision d'une société ancrée dans la science, capable de prendre des décisions éclairées et concertées.
À l'image de ce texte, je suis particulièrement heureux de contribuer aux actions du CSPC dans les deux langues officielles canadiennes. Le comité des francophiles est une expérience qui m'est précieuse : elle me permet de promouvoir le rôle de la francophonie au sein des échanges scientifiques et politiques, mais aussi d'entendre les réflexions d'éminent.es dirigeant.es francophones. Ces dialogues sont pour moi autant de fenêtres ouvertes sur la richesse de notre diversité culturelle que sur les possibilités d'adresser des enjeux futurs. J'y trouve une poésie discrète : celle d'un pays qui veut conjuguer ses voix pour construire son avenir.
Participer à ces discussions en anglais et en français, c’est comme prendre part à une symphonie d’idées qui reflète la richesse du Canada. Cela démontre que de cette diversité naît une force unique : la capacité d’envisager un avenir où nos terres nourrissent durablement nos communautés, où la résilience va de pair avec la diversité du peuple canadien et où les décisions politiques s’appuient à la fois sur les connaissances scientifiques et la compréhension culturelle.
Chaque jour passé au CSPC renforce ma conviction que l'interdisciplinarité, l'écoute et le dialogue sont des clés pour éclairer mes questionnements et trouver des solutions aux défis actuels. Je suis reconnaissante d'évoluer au sein d'une équipe de passionné.es qui m'inspirent et élargissent ma compréhension du monde. En somme, mon engagement au CSPC va au-delà du simple mot « bénévolat ». Il reflète mon aspiration à participer au développement d'un Canada audacieux, pragmatique et solidaire. Un Canada où sa société, comme son monde agricole, n'est pas seulement exploité pour sa productivité, mais aussi pour sa durabilité, pour la valorisation de ses savoirs et pour sa capacité à nourrir dignement ses communautés. Une société où la synergie de ses actions dépasse la somme des parties impliquées.
Le Protocole de Montréal est un traité international visant à éliminer progressivement la production et la consommation de substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

