Prêt à se battre : Des investissements à long terme dans la recherche signifient que le Canada est équipé pour répondre à la pandémie

Auteurs):

Dr Rob Annan

Génome Canada

Président et PDG

Voler

Il va sans dire que nous vivons des temps incertains. Mais les Canadiens peuvent être rassurés en sachant que notre pays est un chef de file mondial en matière de recherche en génomique liée à la santé. En 2003, des chercheurs canadiens ont lancé le séquençage du génome du SRAS. Aujourd'hui, ce groupe est rejoint par de nombreuses autres équipes de recherche talentueuses à travers le pays dans la lutte contre le COVID-19.

Alors que les priorités les plus pressantes sont les soins aux patients et la sécurité des travailleurs de première ligne, une variété d'objectifs de recherche sont simultanément abordés. Le développement de tests rapides, de séquençage de gènes (viraux et hôtes), de tests sérologiques, d'essais cliniques, de traitements, de thérapeutiques et de vaccins sont tous en cours d'examen immédiat. En dotant le milieu de la recherche du Canada de nouvelles initiatives de financement, les gouvernements fédéral et provinciaux positionnent le Canada pour qu'il joue un rôle de chef de file dans tous ces domaines.

Il en va de même pour les collaborations avec des partenaires de l'industrie qui peuvent produire des solutions pour combler les lacunes critiques. Ces efforts combinés ont été impressionnants et montrent une réponse communautaire menée par des chercheurs de classe mondiale qui partagent ouvertement leurs informations et collaborent au-delà des frontières.

Le domaine en évolution rapide de la génomique est au cœur d'une grande partie de ce travail. Il n'a fallu que 10 jours aux scientifiques chinois pour séquencer le génome du SRAS-CoV-2 - le virus qui cause le COVID-19. Cette capacité de séquençage rapide nous aide à comprendre le fonctionnement du virus, éclaire les modes de transmission et nous permet de générer des stratégies de confinement et de développement de médicaments et de vaccins.

Les chercheurs en génomique étudient également comment le SRAS-CoV-2 interagit avec les génomes des patients pour comprendre pourquoi certains patients tombent très malades et d'autres non. Ces informations nous aideront à nous orienter vers des thérapies. Parallèlement aux efforts nationaux au Royaume-Uni et aux États-Unis, Génome Canada dirige un consortium pancanadien composé de chercheurs universitaires, d'agences provinciales de santé publique, du Laboratoire national de microbiologie et des principaux centres de séquençage de gènes du pays pour le séquençage du génome de la COVID-19 à partir du virus. au malade. Cette initiative assurera une meilleure coordination des données, le partage de l'information et une variété d'analyses pour éclairer la réponse du Canada au confinement, au traitement et à la gestion à long terme du virus. La mise en place de ces données maintenant aidera à rassembler les données dont nous avons besoin aujourd'hui et à mieux nous préparer aux futures épidémies.

Et grâce à la réponse rapide du gouvernement fédéral pour soutenir de nouveaux efforts de recherche, Génome Canada a pu s'impliquer dès le début dans le cadre d'un effort coordonné avec d'autres organisations, dont les IRSC, le CRSNG, le CRSH, le CRCC et le CRDI. Ensemble, nous avons investi 54.2 millions de dollars dans le financement d'une première série de 99 projets de recherche canadiens fascinants portant sur les contre-mesures médicales, sociales et politiques pour aider à endiguer la propagation du virus (1).
Entre autres efforts, Génome Canada finance des travaux à l'Université de Calgary dirigés par le Dr Dylan Pillai pour développer des diagnostics rapides (2). L'objectif est un appareil de test portable qui pourrait être apporté au chevet d'un patient et éventuellement déployé dans le monde entier. Génome Canada, en partenariat avec six centres régionaux de génomique, a également lancé une initiative régionale de génomique pour catalyser des solutions d'intervention rapide dans tout le pays (3). Génome Colombie-Britannique et Génome Québec se sont également lancés, en partenariat avec leurs gouvernements provinciaux, avec des appels stratégiques supplémentaires à leurs communautés de génomique (4),(5). Un financement supplémentaire de 40 millions de dollars a été annoncé pour lancer le Réseau canadien de génomique COVID (CanCOGeN) en partenariat avec les six centres de génomique régionaux, les laboratoires de santé publique nationaux et provinciaux, les centres de séquençage du génome par l'intermédiaire du CGEn, les hôpitaux, les universités et le secteur privé (6) .

La raison pour laquelle la communauté de recherche du Canada peut faire autant pendant une pandémie est que le Canada finance des scientifiques depuis des décennies. Lorsque la crise a éclaté, ils étaient prêts à réagir.

Nous devons nous assurer que le Canada dispose toujours d'une communauté de chercheurs prêts à passer à l'action. Les défis du financement soutenu de la recherche fondamentale sont bien connus. Mais la recherche fondamentale et fondamentale démontre clairement sa valeur lorsqu'une crise rend ses conclusions pertinentes. Soudain, les recherches du virologue sur les mécanismes de transmission virale ne semblent plus si mystérieuses. La valeur des investissements réfléchis et à long terme dans la science sert la société même si nous ne pouvons pas prédire exactement quand et comment.

En ce qui concerne la suite, nous verrons bientôt une augmentation de notre capacité à effectuer des tests rapides et généralisés pour le coronavirus qui cause le COVID-19. Avec l'aide du séquençage du génome du virus au patient, nous espérons voir des améliorations significatives dans le traitement médical des personnes infectées, ce qui contribuera à réduire la mortalité.

En ce qui concerne les vaccins et les remèdes, ces choses prennent plus de temps. Comme on l'a souvent dit, on pourrait envisager 12 à 18 mois. Des efforts sont déployés pour raccourcir ce délai, notamment en réorientant les médicaments existants. Nous ne savons pas encore si cela fonctionnera. Mais les solutions remontent toutes à cette approche communautaire : certains chercheurs travaillent sur le plan à long terme de 18 mois pour l'éradication du virus, d'autres adoptent une approche plus accélérée d'utilisation de médicaments de dépistage à court terme, d'autres encore cherchent aux moyens de bloquer le virus chez l'homme. Une variété de mesures et d'approches nous rapprocheront de la gestion de cette pandémie.

Nous devons aussi nous rappeler qu'il ne s'agit pas seulement d'une crise médicale. Il y a d'énormes impacts sur notre tissu social, en particulier sur notre santé mentale et notre bien-être collectifs. Cela sera presque certainement exacerbé dans les semaines et les mois à venir. Une variété de soutiens de nos systèmes de santé et de l'infrastructure sociale plus large sont nécessaires. Nous sommes également au début de ce qui sera probablement un ralentissement économique très grave et très soutenu. Nous avons besoin que chacun réfléchisse - dans ses domaines d'expertise et d'action - à la manière dont il peut faire partie d'une approche d'Équipe Canada pour faire face aux impacts majeurs au-delà du virus lui-même.

Y a-t-il une doublure argentée? Personnellement, je suis inspiré par l'engagement des Canadiens et des gens du monde entier qui s'unissent pour minimiser l'impact de la pandémie. Nous travaillons à domicile, annulons les plans pour nous réunir, faisons tous les sacrifices nécessaires pour notre bien-être collectif. Chaque jour, je suis impressionné par les travailleurs de première ligne dans nos hôpitaux, épiceries, pharmacies, relais routiers et restaurants de plats à emporter. Pour moi, cela rappelle la valeur de la communauté et l'engagement que nous partageons tous en temps de crise.

Dans mon domaine de travail, le bon côté est aussi le rappel de la force de la science au Canada et du fait que nous sommes un chef de file mondial dans la lutte contre cette pandémie et la préparation de la prochaine, ainsi que dans la solution de la reprise économique. À une époque de désinformation généralisée, de propagande anti-vaccin et d'autres défis pour la science, nous constatons aujourd'hui que lorsqu'il s'agit d'un véritable défi mondial comme celui-ci, la science est en tête. Et la science et l'innovation en génomique continueront d'être en tête à mesure que nous trouverons notre chemin pour sortir de cette situation très difficile.

Liens:
(1) https://cihr-irsc.gc.ca/e/51908.html
(2) https://www.genomecanada.ca/en/news/genome-canada-announces-participation-nearly-27-million-funding-stem-spread-covid-19
(3) https://www.genomecanada.ca/en/news/genome-canada-launches-additional-rapid-response-funding-covid-19-research
(4) https://www.genomebc.ca/blog/genome-bc-launches-rapid-response-funding-for-covid-19-projects
(5) http://www.genomequebec.com/479-en/news-covid-19-a-new-initiative-from-the-quebec-research-sector/?year=2020&month=&tri=H&page=1
(6) https://www.genomecanada.ca/en/news/genome-canada-leads-40-million-genomics-initiative-address-covid-19-pandemic