Colloque : S4-192
Science ouverte, souveraineté des données autochtones et décolonisation des systèmes de connaissances
Organisé par: Comité de coordination de la recherche au Canada, Conseil national de recherches du Canada, Groupe interministériel de STEM autochtone et Groupe de travail sur les systèmes de connaissances et de sciences autochtones Afrique du Sud-Canada
Date du panel : 20 novembre 2024
Orateurs :
Dr Emily Missyabit McAuley
Dr Nokuthula Mchunu
Dr Hachigonta
Dr Jonathan Dewar
Résumé:
La Global Indigenous Data Alliance a appelé à une reformulation critique des principes de données ouvertes et de science ouverte, soulignant que l’accent mis sur le partage accru des données ne tient pas compte des différences de pouvoir et des contextes historiques. De même, les chercheurs et les praticiens du Sud global ont averti que les efforts visant à accroître l’accessibilité et l’interopérabilité des données – ainsi que les infrastructures et les systèmes par lesquels les données circulent – sont souvent liés à des pratiques coloniales extractives. Cette session invite à réexaminer les principes de la science ouverte à travers le prisme des initiatives qui cherchent à faire progresser la décolonisation des systèmes de connaissances et à affirmer la gouvernance de l’information et l’autodétermination des autochtones. Les experts discuteront de ces initiatives, en mettant l’accent sur les protocoles, les processus de création de relations, les outils et les infrastructures qui les ont rendues possibles et façonnées. Ils aborderont également les défis et proposeront des pistes de collaboration avec le mouvement de la science ouverte dans le but de renforcer les écosystèmes de données et de recherche culturellement pertinents et durables.
Résumé des conversations
Le panel a exploré la souveraineté des données autochtones et la décolonisation des systèmes de connaissances, soulignant la nécessité de démystifier les données et de prioriser les perspectives autochtones sur l'information. Les points clés comprenaient la reconnaissance des Premières Nations comme nations souveraines sur leurs informations, la mise en évidence des principes de propriété, de contrôle, d'accès et de possession (PCAP) et la prise en compte du contexte historique du colonialisme de peuplement. La discussion a souligné l'importance de bâtir des institutions autochtones tout en reconnaissant la nécessité pour les institutions canadiennes de s'adapter et de changer. Le panel a également abordé la complexité de l'équilibre entre la science ouverte et la protection du savoir et de la propriété intellectuelle autochtones, ainsi que l'importance du renforcement des capacités dans tous les secteurs, y compris les communautés autochtones, les établissements universitaires et les organismes gouvernementaux.
Messages à retenir/État actuel des défis
- La souveraineté des données autochtones est essentielle à l’autodétermination et nécessite un changement de perspective, passant des droits individuels aux droits collectifs.
- Le colonialisme de peuplement en cours et les déséquilibres de pouvoir historiques continuent d’affecter le contrôle des autochtones sur leurs informations.
- Trouver un équilibre entre les principes de la science ouverte et la protection des connaissances autochtones et des droits de propriété intellectuelle représente un défi de taille.
- Le renforcement des capacités est nécessaire dans tous les secteurs pour soutenir la participation des Autochtones à la gouvernance des données et à la recherche.
- Les institutions canadiennes doivent s’adapter pour donner la priorité aux lois, aux visions du monde et à l’autogouvernance autochtones dans la gestion de l’information.
- Les complexités au sein des communautés autochtones, notamment la diversité des langues, des structures de gouvernance et des pratiques culturelles, ajoutent des niveaux de complexité aux stratégies de gouvernance des données.
- Les stratégies de données actuelles doivent être adaptables pour respecter les diverses lois et structures de gouvernance autochtones aux niveaux local et régional.
- Les systèmes de gouvernance doivent privilégier une approche décentralisée du contrôle et du respect
Recommandations/prochaines étapes
- Accorder la priorité à la création d’institutions dirigées par des Autochtones et de systèmes de gouvernance de l’information qui reflètent les lois, les visions du monde et les droits collectifs des Premières Nations.
- Investir dans des initiatives de renforcement des capacités qui permettent aux communautés autochtones de prendre des décisions éclairées concernant leurs données et de s’engager efficacement avec des partenaires externes.
- Favoriser de véritables partenariats et collaborations entre les communautés autochtones, les organismes gouvernementaux et les établissements de recherche, fondés sur des principes de respect mutuel et de prise de décision partagée.
- Élaborer et mettre en œuvre des programmes de formation à l’intention des fonctionnaires et des chercheurs du gouvernement afin d’améliorer leur compréhension de la souveraineté des données autochtones, des principes OCAP et des protocoles culturels.
- Développer des mécanismes de mise en œuvre de stratégies de gouvernance des données et soutenir les stratégies menées par les autochtones.
- Promouvoir la sensibilisation et l’éducation au sein des communautés autochtones sur la valeur de leurs connaissances, l’importance de la souveraineté des données et les possibilités de participation à la gouvernance des données.
- Remédier aux déséquilibres de pouvoir existants et veiller à ce que les communautés autochtones disposent des ressources et du soutien dont elles ont besoin pour exercer leurs droits sur leurs informations.
- Façonner activement les conversations autour de la science ouverte pour garantir que les perspectives autochtones soient centrées et que les connaissances autochtones soient protégées contre toute exploitation.
Ce résumé est généré à l'aide d'outils d'IA.


