La CSPC a organisé trois séances de consultation avec des représentants d’associations industrielles représentant six secteurs industriels clés, dont l’agriculture et l’agroalimentaire, la fabrication, les ressources naturelles, la santé et les biosciences, le numérique et la haute technologie de partout au pays. Les consultations visaient à recueillir des idées pour élaborer une stratégie d’innovation flexible et adaptative qui répond aux besoins actuels et futurs des industries canadiennes.
Secteur agricole et agroalimentaire
Introduction
Le Centre canadien sur les politiques scientifiques (CCPS) a organisé une séance de consultation avec le secteur agricole et agroalimentaire dans le cadre de son initiative de Conversation nationale sur la stratégie d'innovation du Canada. La consultation visait à recueillir des idées pour élaborer une stratégie d'innovation souple et adaptative qui réponde aux besoins actuels et futurs du secteur. La discussion a porté sur trois sujets principaux :
- Tendances et défis émergents dans les secteurs
- Concevoir une stratégie d'innovation pour s'adapter aux tendances et aux défis émergents
- Priorités pour une stratégie nationale d’innovation
Tendances et défis émergents
Tendances technologiques
Pratiques durables Les pratiques telles que la gestion des nutriments 4R (choisir la bonne source, le bon moment, le bon endroit et le bon taux d'utilisation des engrais) gagnent du terrain. Cependant, malgré une meilleure connaissance des meilleures pratiques, un faible pourcentage d'agriculteurs les ont pleinement adoptées, en grande partie en raison des pressions économiques.
Protéines végétales La transformation à valeur ajoutée présente des opportunités importantes. En mettant l’accent sur la transformation nationale des cultures, le Canada pourrait ajouter une valeur substantielle à sa production agricole, qui est actuellement diminuée par la sous-traitance de la transformation à d’autres pays. L’intégration de la technologie dans la transformation pourrait améliorer la productivité et contribuer de manière significative au PIB national.
Édition génétique, biostimulants et agriculture de précision sont des avancées technologiques prometteuses qui pourraient améliorer les rendements et la durabilité, en particulier dans les régions à fort potentiel malgré les défis climatiques.
Réduction des émissions de carbone et durabilité Les pratiques durables sont devenues des thèmes centraux de l’innovation agricole. Face à la pression croissante exercée sur les agriculteurs pour réduire leur empreinte carbone, des cadres plus concrets sont nécessaires pour intégrer efficacement les pratiques durables dans toutes les régions.
Défis
fardeau réglementaire Au Canada, la concurrence est perçue comme un obstacle majeur à l’innovation. La réglementation actuelle manque souvent d’équilibre entre la gestion des risques, la productivité et l’innovation. Cela a conduit à la commercialisation de nombreuses innovations à l’étranger, dans des pays dotés d’environnements réglementaires plus agiles.
Pressions économiques Les contraintes pesant sur les agriculteurs, en particulier dans les petites et moyennes exploitations, rendent difficile l’adoption de nouvelles technologies en raison des coûts élevés et des risques qu’elles impliquent.
définition incohérente de l'innovation L’absence de politiques publiques a semé la confusion. L’innovation est souvent définie de manière trop large, ce qui rend difficile la distinction entre les avancées significatives et les améliorations progressives. On craint également que certaines technologies, comme les solutions d’énergie renouvelable, soient promues sans avoir été testées localement de manière adéquate, ce qui les rend inefficaces dans certains contextes.
Le Canada est aux prises avec la mise en œuvre de politiques innovantesBien que les idées ne manquent pas, les traduire en pratique et mesurer leur succès demeurent un défi.
Accès au capital et aux infrastructures de développement constitue un obstacle persistant, en particulier pour les PME. De nombreuses solutions novatrices développées au Canada finissent par être commercialisées ailleurs en raison d’un manque de soutien local.
Concevoir une stratégie d'innovation pour relever les défis
Approches sectorielles et régionales sont essentielles. Étant donné la diversité de l’agriculture au Canada, une stratégie unique ne fonctionnera pas. Il a été recommandé d’adopter une approche « bac à sable », dans laquelle les innovations peuvent être testées et adaptées à l’échelle régionale avant d’être déployées à l’échelle nationale.
Leadership du secteur privé L’investissement dans la R&D est crucial. Si le financement public doit soutenir la recherche fondamentale, le secteur privé est mieux placé pour mener la commercialisation et s’adapter rapidement aux évolutions du marché.
Rapidité coordination entre les parties prenantes La collaboration entre le secteur privé, le gouvernement et les institutions de recherche doit s’améliorer pour garantir que la recherche universitaire soit en phase avec les besoins de l’industrie et qu’il existe une stratégie sectorielle d’innovation.
A une répartition plus claire des rôles Une collaboration entre les secteurs public et privé est nécessaire pour garantir que chacun assume la responsabilité des différents aspects de l’innovation, le secteur privé dirigeant les efforts de commercialisation.
Responsabilité et gestion de projetLe Canada a bien élaboré des stratégies d’innovation, mais leur mise en œuvre a souvent échoué en raison d’un manque de transparence. Toute stratégie future devrait inclure un cadre solide de surveillance et d’application, garantissant que les ministères et organismes gouvernementaux produisent des résultats.
Réduire les risques liés à l'innovation pour les agriculteurs:Il est nécessaire de disposer de sites pilotes et de démonstration où les agriculteurs pourraient observer les nouvelles technologies sans mettre en péril leurs moyens de subsistance. Cela leur permettrait de mieux comprendre le retour sur investissement avant d’adopter de nouvelles pratiques.
Cadres de prise de décision basés sur les données sont également nécessaires pour garantir que les agriculteurs disposent des connaissances numériques et de la sensibilisation à la cybersécurité nécessaires pour s’engager pleinement dans les nouvelles technologies et protéger leurs opérations.
Priorités pour une stratégie nationale d’innovation
Renforcer les partenariats public-privé est essentielle pour favoriser l’innovation. La collaboration entre les institutions de recherche et les entreprises privées est essentielle pour créer des écosystèmes qui soutiennent à la fois les avancées technologiques et la commercialisation.
Cadres réglementaires axés sur l’innovation Il faut développer des technologies qui encouragent l’innovation tout en tenant compte des risques. Des processus plus rapides et plus transparents sont nécessaires, ainsi que des bacs à sable réglementaires qui permettent aux entreprises de tester les technologies dans des environnements contrôlés avant leur commercialisation complète.
Investissement dans les infrastructures critiques, tant physique que numérique, est une priorité essentielle. L’augmentation des capacités de transformation nationales permettrait de générer davantage de valeur pour le Canada, tandis qu’une infrastructure numérique améliorée soutiendrait les pratiques agricoles fondées sur les données, en particulier dans les zones rurales.
Accompagner les PME et les startups Les entreprises qui sont souvent à l’origine des avancées technologiques doivent être au cœur de leurs préoccupations, mais elles sont confrontées à des difficultés considérables pour accéder au financement et aux opportunités de marché. Un soutien gouvernemental ciblé sous forme de subventions, d’incitations fiscales et de programmes de mentorat est nécessaire.
Changement climatique et durabilité Les technologies de pointe doivent être au cœur de toute stratégie d’innovation future. Alors que les agriculteurs recherchent des solutions qui les aident à gérer leurs activités de manière durable, les réalités économiques rendent difficile la priorisation de ces changements. Les politiques devraient se concentrer sur les technologies améliorant la productivité qui répondent également aux objectifs de durabilité.
A vision à long terme positionnera le Canada comme un chef de file mondial en matière d’innovation agricole. Cela nécessitera des investissements soutenus, une modernisation de la réglementation et des partenariats public-privé plus solides pour créer un écosystème d’innovation inclusif qui mobilise toutes les parties prenantes, des petits agriculteurs aux grandes entreprises.
Conclusions et recommandations
Modernisation de la réglementation : Rationaliser les processus réglementaires pour favoriser l’innovation et atténuer les risques.
Stratégies sectorielles spécifiques : Adaptez les stratégies aux besoins des différents secteurs et régions agricoles, en utilisant des modèles sandbox pour tester les innovations localement avant de les mettre à l’échelle.
Collaboration public-privé : Encourager le secteur privé à mener les efforts de commercialisation, avec un financement public axé sur la recherche fondamentale.
Responsabilité dans la gestion de projet : Veiller à ce que les projets bénéficient d’une supervision rigoureuse et à ce que les résultats soient mesurés et appliqués.
Soutien aux PME et aux agriculteurs : Offrir un soutien ciblé aux PME et aux agriculteurs en leur donnant accès à des capitaux, à des infrastructures et à des outils d'atténuation des risques. En mettant l'accent sur ces éléments stratégiques, le Canada peut renforcer sa position de chef de file en matière d'innovation agricole, en répondant aux besoins futurs du secteur tout en tirant parti de ses atouts.
Secteurs de la fabrication de pointe et des ressources naturelles
Introduction
Le Centre canadien des politiques scientifiques (CCPS) a organisé une séance de consultation avec les secteurs de la fabrication de pointe et des ressources naturelles dans le cadre de son initiative de Conversation nationale sur la stratégie d'innovation du Canada. La consultation visait à recueillir des idées pour élaborer une stratégie d'innovation souple et adaptative qui réponde aux besoins actuels et futurs du secteur. La discussion a porté sur trois sujets principaux :
- Tendances et défis émergents dans les secteurs
- Concevoir une stratégie d'innovation pour s'adapter aux tendances et aux défis émergents
- Priorités pour une stratégie nationale d’innovation
Tendances et défis émergents
Les pénuries critiques de main-d’œuvre, les déficits de compétences, les inefficacités réglementaires, les politiques mal alignées et les chaînes d’approvisionnement nationales peu développées constituent des obstacles majeurs à l’innovation et à la compétitivité dans les secteurs de la fabrication de pointe et des ressources naturelles.
Pénurie de main-d’œuvre : La pénurie de travailleurs qualifiés dans le secteur industriel constitue un défi majeur. Il sera difficile pour le Canada d'atteindre ses objectifs de durabilité et de réduction des émissions sans un nombre suffisant de travailleurs qualifiés. Le recrutement dans ces secteurs est particulièrement difficile en raison de la perception négative des secteurs des ressources naturelles. Le vieillissement de la main-d'œuvre et le départ à la retraite des baby-boomers aggravent ce problème.
计划计划和Défis politiques : Le manque de clarté et de cohérence du cadre réglementaire entraîne des retards, notamment en ce qui concerne les approbations de projets miniers et d'énergies renouvelables, ce qui limite la capacité du Canada à répondre à la demande croissante de minéraux essentiels et d'autres ressources, menace les investissements internationaux et a des répercussions sur la compétitivité du secteur. Le manque d'harmonisation des politiques a été identifié comme un problème, les réglementations existantes étant parfois en conflit avec les objectifs d'innovation.
Insuffisance des capacités de la chaîne d’approvisionnement nationale : Certains craignent que la capacité actuelle de la chaîne d’approvisionnement nationale ne soit pas suffisante pour tirer pleinement parti des possibilités offertes par les projets phares à grande échelle. Les participants ont souligné que, même si des efforts sont déployés pour attirer des usines géantes (par exemple, pour les véhicules électriques), la chaîne d’approvisionnement nationale nécessaire pour soutenir ces grandes organisations phares est sous-développée. Les petites et moyennes entreprises (PME) au Canada n’ont pas l’envergure et la capacité nécessaires pour répondre aux exigences élevées de ces opérations à grande échelle. Les grandes organisations phares (par exemple, les fabricants d’équipement d’origine [OEM]) exercent souvent une pression sur leurs fournisseurs en matière de coûts, ce qui rend difficile pour les PME d’investir dans l’innovation et la croissance. Il manque une politique industrielle claire et des plans stratégiques pour construire les chaînes d’approvisionnement nécessaires aux usines géantes. Le soutien a été axé sur l’attraction de grands fabricants d’équipement d’origine, mais une attention insuffisante a été accordée à la mise à l’échelle des PME pour qu’elles deviennent des fournisseurs viables. Sans chaînes d’approvisionnement nationales solides, les organisations phares sont obligées de s’appuyer sur des chaînes d’approvisionnement internationales établies, ce qui limite les avantages économiques locaux des grands projets.
Défis de durabilité : Le double défi consistant à réduire les émissions tout en maintenant la compétitivité mondiale constitue un obstacle à l’innovation. Les industries nationales sont désavantagées par des réglementations plus strictes que leurs concurrents internationaux.
Concevoir une stratégie d'innovation pour relever les défis
Un consensus s’est dégagé sur la nécessité d’une stratégie d’innovation pratique et flexible conçue pour renforcer les capacités de la main-d’œuvre, faciliter les écosystèmes d’innovation collaborative, renforcer les partenariats menés par l’industrie avec le monde universitaire et aligner les objectifs de haut niveau sur les réalités auxquelles sont confrontés les secteurs.
Développement stratégique de la main-d’œuvre et des compétences : Un élément clé d’une stratégie nationale d’innovation est un plan de développement de la main-d’œuvre et des compétences visant à renforcer les capacités de la main-d’œuvre dans les métiers traditionnels, les domaines numériques et technologiques (par exemple, les ingénieurs) et la gestion et le leadership. Un plan de développement de la main-d’œuvre doit mettre l’accent sur l’augmentation des taux d’achèvement de l’apprentissage dans les métiers industriels, ainsi que sur le perfectionnement des compétences de la main-d’œuvre pour s’adapter aux nouvelles technologies, comme l’automatisation et la maîtrise des données. Il est également nécessaire de nouer des partenariats plus étroits entre l’industrie et le milieu universitaire pour garantir que les programmes de formation correspondent aux demandes de l’industrie, en particulier dans les secteurs confrontés à des pénuries de main-d’œuvre en raison du vieillissement démographique et de la transition vers les technologies propres.
Cadres politiques collaboratifs et adaptatifs : Il est essentiel d’adopter une approche coordonnée de la stratégie d’innovation qui implique tous les niveaux de gouvernement, l’industrie, le milieu universitaire et les PME. Le gouvernement doit jouer un rôle de soutien en facilitant la collaboration intersectorielle pour stimuler l’innovation. Les initiatives menées par l’industrie avec le soutien du gouvernement sont essentielles pour créer un écosystème solide qui soutient l’innovation dans les secteurs de la fabrication de pointe et des ressources naturelles et améliore la compétitivité sur les marchés mondiaux.
Une stratégie d’innovation doit fixer des objectifs généraux, axés sur les résultats, qui permettent aux industries d’innover dans des cadres politiques flexibles, en évitant les programmes trop prescriptifs. L’accent doit être mis sur les solutions axées sur le marché pour atteindre des objectifs politiques tels que la réduction des émissions. Il est essentiel de disposer d’une structure politique claire et favorable pour guider les secteurs vers des objectifs de haut niveau (par exemple, la décarbonisation). Une stratégie d’innovation doit aligner les objectifs ambitieux de haut niveau (par exemple, les objectifs d’adoption des véhicules électriques) sur des politiques qui tiennent compte des défis spécifiques au secteur et des échéanciers réalistes.
Écosystèmes d’innovation axés sur l’industrie : Les participants ont convenu de l’importance de renforcer l’écosystème d’innovation du Canada en facilitant les partenariats entre l’industrie et le milieu universitaire. L’écart entre la recherche et la commercialisation est une faiblesse systémique de l’écosystème d’innovation du Canada. Un élément clé d’une stratégie d’innovation consisterait à combler l’écart de commercialisation en favorisant les partenariats dirigés par l’industrie qui accordent la priorité à la mise en marché des découvertes. Les programmes d’innovation actuels ont tendance à être trop axés sur le milieu universitaire et ne tiennent pas suffisamment compte de la commercialisation.
Capacité de la chaîne d'approvisionnement nationale : Il est nécessaire de mettre en place une politique industrielle cohérente pour construire des chaînes d’approvisionnement nationales qui soutiennent les organisations phares et les gigafactories. Il est également nécessaire que le gouvernement reconnaisse l’ampleur des défis liés à la construction de chaînes d’approvisionnement, en particulier pour les minéraux critiques nécessaires aux gigafactories. Un financement ciblé pour aider les PME à se développer et à répondre aux exigences des opérations à grande échelle est essentiel.
Priorités pour une stratégie nationale d’innovation.
Les discussions ont souligné la nécessité d'une stratégie nationale cohérente en matière d'innovation qui accorde la priorité aux investissements en capital, à la modernisation de la réglementation, à la formation dans les métiers spécialisés, à des partenariats efficaces entre le gouvernement, l'industrie et le milieu universitaire et à une approche collaborative axée sur les secteurs pour stimuler l'innovation dans l'ensemble de l'économie canadienne. Les politiques axées sur les incitatifs facilitent la créativité, l'innovation et l'investissement dans les nouvelles technologies.
Investissement en capital et mise à l’échelle : Il est impératif d’accroître les investissements en capital, notamment pour aider les entreprises à passer du stade de start-up à celui d’entreprises établies et compétitives. Le Canada dispose d’une forte capacité de recherche et d’entrepreneuriat, mais il existe un déficit de financement qui empêche les entreprises de se développer au niveau national, ce qui pousse bon nombre d’entre elles à quitter le pays. Il faut renforcer la collaboration entre le gouvernement, les PME et les équipementiers pour créer des chaînes d’approvisionnement intégrées et compétitives au niveau national.
Réforme réglementaire : Il y a eu consensus sur la nécessité de simplifier et de moderniser le cadre réglementaire du Canada afin de faciliter l'approbation des projets. Les processus d'approbation longs et complexes du Canada créent des retards, augmentent les coûts et découragent les investissements par rapport à d'autres pays. La simplification des réglementations et la réduction des couches bureaucratiques ont été considérées comme essentielles pour promouvoir l'innovation et la productivité.
Initiatives relatives au marché du travail et à la formation : Il est essentiel de mettre en place des politiques ciblées du marché du travail pour remédier aux pénuries de compétences et améliorer la filière de formation aux compétences essentielles dans les secteurs de la fabrication de pointe et des ressources naturelles. La reconnaissance des diplômes étrangers et le soutien aux syndicats et aux établissements d’enseignement pour élargir la formation dans les métiers industriels sont des options potentielles pour renforcer les capacités de la main-d’œuvre. Les programmes de formation doivent être alignés sur les demandes de main-d’œuvre actuelles et prévues, en particulier dans les métiers essentiels aux secteurs de la fabrication de pointe et des ressources naturelles. L’amélioration des apprentissages industriels et des systèmes de formation pour améliorer les taux d’achèvement et s’adapter à la demande de culture numérique, de collaboration interdisciplinaire et de compétences techniques avancées est une priorité.
Stratégie sectorielle et amélioration de la collaboration entre le gouvernement et l’industrie : Une approche sectorielle de la stratégie d’innovation permettrait de répondre aux défis et aux besoins spécifiques des différentes industries. Chaque secteur est confronté à des obstacles et des opportunités qui lui sont propres, et les initiatives gouvernementales devraient refléter cette diversité. Une collaboration efficace entre le gouvernement et l’industrie est considérée comme essentielle pour comprendre et atteindre les objectifs spécifiques à chaque secteur.
Conclusions et recommandations
Élaborer une stratégie de main-d’œuvre adaptée aux besoins du secteur
- Élargir les programmes d’apprentissage et augmenter les taux d’achèvement pour remédier à la pénurie de travailleurs qualifiés.
- Soutenir la formation aux compétences avancées, notamment l’alphabétisation numérique et l’automatisation, grâce à des partenariats avec l’industrie et les établissements d’enseignement.
- Reconnaître les titres de compétences étrangers pour aider à combler les pénuries de main-d’œuvre dans les métiers industriels et soutenir les syndicats industriels dans la prestation de programmes de formation spécialisés.
Aligner les cadres réglementaires
- Rationaliser et accélérer les processus réglementaires pour réduire les délais et les coûts
- Assurer la cohérence entre les réglementations, les normes d’approvisionnement et les autres objectifs de la politique gouvernementale pour stimuler l’innovation
- Entreprendre un examen national des cadres réglementaires afin d’identifier les inefficacités et les incohérences et de les aligner sur les objectifs de productivité, de durabilité et d’innovation.
Renforcer les partenariats entre l'industrie et le milieu universitaire pour la commercialisation
- Donner la priorité aux partenariats menés par l’industrie pour combler l’écart entre la recherche et la commercialisation.
- Soutenir les initiatives qui favorisent l’entrepreneuriat au sein des universités, encourageant la création d’entreprises dérivées et la commercialisation des innovations canadiennes.
- Créer des pôles d’innovation axés sur l’industrie, tels que des centres d’ingénierie et de démonstration, pour soutenir l’application pratique de la recherche.
Adopter des objectifs d’innovation flexibles et axés sur les résultats
- Définir des objectifs généraux, axés sur les résultats, qui permettent aux industries d’innover dans des cadres adaptables, soutenant des solutions axées sur le marché.
- Veiller à ce que les politiques soient suffisamment favorables et flexibles pour permettre à chaque secteur de déterminer les meilleures méthodes pour atteindre des objectifs tels que la réduction des émissions.
- Mettre l’accent sur la création d’un environnement politique équilibré qui soutient à la fois la compétitivité et la durabilité.
Revitaliser les stratégies sectorielles et la collaboration
- Réintroduire des approches de consultation sectorielles spécifiques pour répondre aux besoins uniques de chaque industrie et faciliter des partenariats ciblés entre le gouvernement et l’industrie.
- S’appuyer sur des modèles antérieurs réussis, comme l’Initiative minière de White Horse, pour guider les collaborations fédérales-provinciales-industrielles.
- Améliorer la coordination interne, la supervision et la responsabilisation pour garantir une mise en œuvre efficace et efficiente des politiques.
Secteurs de la santé, des biosciences, du numérique et des hautes technologies
Introduction
Le Centre canadien des politiques scientifiques (CCPS) a organisé une séance de consultation avec les secteurs de la santé et des biosciences, du numérique et de la haute technologie dans le cadre de son initiative de Conversation nationale sur la stratégie d'innovation du Canada. La consultation visait à recueillir des idées pour élaborer une stratégie d'innovation flexible et adaptative qui réponde aux besoins actuels et futurs du secteur. La discussion a porté sur trois sujets principaux :
- Tendances et défis émergents dans les secteurs
- Concevoir une stratégie d'innovation pour s'adapter aux tendances et aux défis émergents
- Priorités pour une stratégie nationale d’innovation
Tendances et défis émergents
Changement dans la priorisation de la recherche : Le financement de la recherche en santé s’oriente de plus en plus vers des projets à court terme, prioritaires pour les gouvernements, au détriment de la recherche axée sur les chercheurs et fondée sur la découverte. Cette évolution pose des défis pour l’adoption d’innovations à long terme et à fort impact, car le manque d’harmonisation des calendriers de financement peut freiner les avancées décisives dans les domaines de la biotechnologie et des sciences de la santé.
Accessibilité des données et santé numérique : Les technologies de santé numériques, telles que les soins virtuels et la télémédecine, ont connu une expansion rapide, en particulier après la pandémie de COVID-19. Cependant, les limites en matière d’accessibilité des données de santé et de cybersécurité posent des défis importants, qui affectent l’efficacité de la prestation des soins de santé et le potentiel d’innovation du secteur.
IA et technologies numériques : La cybersécurité, l’intelligence artificielle (IA) et les mégadonnées sont considérées comme des tendances clés. L’IA a le potentiel de revitaliser la productivité dans les secteurs de l’informatique et de la santé (par exemple, dans le secteur biopharmaceutique, en particulier dans le développement de médicaments). Pourtant, des obstacles tels que l’accès restreint aux données et les préoccupations en matière de confidentialité freinent son adoption. On craint que le projet de loi C-27 et sa réglementation sur l’IA puissent étouffer la recherche canadienne en IA. Le soutien à la recherche sur l’IA, l’amélioration des technologies de protection de la vie privée et le financement des initiatives de collaboration entre l’humain et l’IA sont essentiels pour exploiter pleinement le potentiel de l’IA dans les secteurs de la santé et de la technologie.
Lacunes en matière de capitaux et de talents : Les secteurs de la santé et du numérique sont tous deux touchés par des pénuries de capital-risque et de talents, qui freinent la croissance et l’évolutivité. Les taux d’imposition élevés et les environnements réglementaires restrictifs exacerbent ces problèmes, réduisant les incitations à l’investissement du secteur privé et à la rétention des talents au Canada.
Besoins en infrastructures spécifiques au secteur : Le secteur des sciences de la vie ne dispose pas d'infrastructures essentielles, comme des laboratoires et des installations de fabrication de pointe, pour soutenir la recherche et le développement et la commercialisation. Le financement insuffisant des infrastructures limite la compétitivité du Canada dans des domaines comme les essais cliniques et la mise à l'échelle de thérapies avancées.
Lacunes en matière de commercialisation et d’adoption : Bien que la COVID-19 ait fait prendre conscience de l'importance de la biotechnologie, le Canada a encore du mal à la commercialiser. Les entreprises canadiennes ont du mal à accroître leur production en raison des critères d'admissibilité basés sur les revenus dans les programmes de soutien, ce qui constitue un obstacle important pour les entreprises du secteur des sciences de la vie qui ont besoin de stocks pour se conformer à la réglementation.
Concevoir une stratégie d'innovation pour relever les défis
Construire une stratégie d'innovation flexible et adaptative
Alignement entre les secteurs public et privé : Une stratégie d’innovation efficace nécessite une coordination entre les intervenants fédéraux, provinciaux et privés. L’harmonisation des stratégies avec des définitions claires des rôles du gouvernement en tant que bailleur de fonds et du secteur privé en tant que responsable de la mise en œuvre pourrait contribuer à établir un cadre d’innovation durable et efficace.
Conception centrée sur l'humain et axée sur la mission : Une approche systémique qui intègre des principes centrés sur l’humain et axés sur la mission est essentielle pour garantir que l’innovation profite à l’ensemble de la société. S’attaquer aux inégalités en matière de santé, d’économie et de société par une approche politique holistique pourrait permettre à l’écosystème d’innovation du Canada d’être plus inclusif et d’avoir un impact social plus important.
Promouvoir l’IA et le libre accès : La promotion de politiques d’accès libre à l’IA et le soutien à la recherche fondamentale en IA peuvent stimuler l’innovation canadienne. Cette approche encourage la collaboration entre les secteurs, notamment dans les domaines de la santé et de la biotechnologie, en créant un écosystème où les ressources et les connaissances sont partagées pour faire progresser les objectifs sectoriels.
Surmonter les obstacles structurels à la commercialisation et à la mise à l’échelle
Achats et accès au marché : Les politiques d’approvisionnement gouvernementales sont essentielles pour soutenir l’innovation nationale. De nombreux produits développés au Canada sont principalement commercialisés aux États-Unis en raison du soutien intérieur limité, ce qui souligne la nécessité de politiques qui accordent la priorité aux produits canadiens et offrent des voies de commercialisation plus claires.
Infrastructure pour la mise à l'échelle et la fabrication : Les sciences de la vie canadiennes sont confrontées à des limites en raison de laboratoires et d'installations de fabrication inadéquats pour la production de thérapies avancées (par exemple, thérapies cellulaires et géniques). Il est donc nécessaire de financer les infrastructures de manière ciblée. En outre, il faut des installations et des infrastructures de commercialisation dédiées pour soutenir les jeunes entreprises biotechnologiques locales et leur permettre de soutenir la concurrence à l'échelle internationale.
Développer un vivier de talents : Les secteurs de la santé et de la biotechnologie ont besoin de programmes ciblés pour former et retenir des talents qualifiés, notamment dans la recherche clinique et les entreprises dérivées. Le renforcement du vivier de talents pourrait améliorer la capacité d'innovation du Canada, en particulier dans les secteurs où des compétences hautement spécialisées sont essentielles.
Apprendre des modèles internationaux : L’étude des modèles internationaux de pays comme l’Australie (incitations fiscales) et le Royaume-Uni (système de santé centralisé) offre des indications précieuses pour surmonter les obstacles structurels auxquels le Canada est confronté. L’adaptation d’éléments de ces systèmes pourrait aider le Canada à attirer davantage d’essais cliniques et à favoriser un environnement plus compétitif pour les sciences de la vie et les technologies de la santé.
Priorités pour une stratégie nationale d’innovation
Collaboration industrie-gouvernement : Des partenariats renforcés entre l'industrie, le gouvernement et le milieu universitaire sont essentiels pour répondre aux besoins spécifiques du secteur et accélérer la commercialisation. Les stratégies régionales, comme le parcours des sciences de la vie de l'Ontario, démontrent la valeur de processus d'adoption et de commercialisation simplifiés qui pourraient être appliqués à l'échelle nationale.
Investissement et planification à long terme : Il est essentiel de reconnaître les longs délais inhérents à la R-D en santé et en sciences de la vie. Une planification à long terme, un financement soutenu et un engagement à comprendre les exigences structurelles de ces secteurs permettraient aux innovations canadiennes d’atteindre leur plein potentiel et de renforcer l’écosystème global.
Conclusions et recommandations
Défis sectoriels : Les défis du secteur de la santé sont l'accessibilité limitée des données, les déficits de financement des essais cliniques, la pénurie de talents et la nécessité d'innovations centrées sur le patient. Dans le domaine du numérique et de la haute technologie, les préoccupations portent principalement sur la cybersécurité, l'IA, la pénurie de capital-risque et l'aversion au risque dans le secteur privé canadien.
Besoins en matière de commercialisation et de réglementation : Les secteurs de la biotechnologie et des sciences de la vie sont confrontés à des défis en matière de développement et de commercialisation des innovations. Des cadres réglementaires harmonisés et des incitations économiques sont nécessaires pour soutenir la commercialisation et maintenir la compétitivité mondiale.
Lacunes en matière d’infrastructures et de ressources humaines : L’un des principaux obstacles est le manque d’infrastructures et de capital humain qualifié. Les investissements dans les infrastructures telles que les laboratoires humides pour les thérapies avancées et les installations de commercialisation dédiées sont essentiels. En outre, l’intégration de l’IA spécialisée et des compétences numériques dans le développement de la main-d’œuvre est un aspect important pour constituer un vivier de talents hautement spécialisés.
Synthèse et résumé intersectoriels
Introduction
Dans le cadre de l'initiative de Conversation nationale sur la stratégie d'innovation du Canada, le Centre canadien des politiques scientifiques (CCPS) a organisé trois séances de consultation auprès de l'industrie : 1) agriculture et agroalimentaire, 2) fabrication de pointe et ressources naturelles, 3) santé, biosciences, numérique et haute technologie. Les consultations visaient à recueillir des idées pour élaborer une stratégie d'innovation souple et adaptative qui réponde aux besoins actuels et futurs de l'industrie canadienne. La discussion a porté sur trois sujets principaux :
- Thème 1 – Tendances et défis émergents dans le secteur
- Thème 2 – Concevoir une stratégie d’innovation pour s’adapter aux tendances et aux défis émergents
- Thème 3 – Priorités pour une stratégie nationale d’innovation
Cette synthèse et ce résumé intersectoriels identifient les thèmes communs et récurrents dans tous les secteurs pour chaque sujet. Il fournit un ensemble global de recommandations communes aux trois séances de consultation.
Tendances et défis émergents
Pénurie de main-d’œuvre et de talents
Dans tous les secteurs, les pénuries de main-d’œuvre, notamment dans les métiers spécialisés, les fonctions techniques et les domaines spécialisés, ont été systématiquement identifiées comme des obstacles importants. Chaque secteur a souligné la nécessité de développer, de retenir et d’attirer les talents et les compétences, ainsi que de mettre en place des programmes de formation spécialisés qui répondent aux demandes changeantes de l’industrie.
Fardeaux réglementaires
Dans tous les secteurs, les problèmes réglementaires ont été cités comme des obstacles importants à l’innovation. Le manque de clarté et de cohérence du cadre réglementaire entraîne des retards qui ont des répercussions sur les investissements nationaux et étrangers et menacent la compétitivité.
Contraintes de capital et d'échelle
L’accès limité au capital de risque, les taux d’imposition élevés et les déficits de financement sont des problèmes importants qui touchent les PME et les startups. Les contraintes financières entravent la capacité des petites entreprises à se développer au pays, poussant certaines d’entre elles à rechercher des opportunités à l’étranger. Le soutien financier inadéquat pour permettre une croissance durable au Canada, en particulier dans les secteurs à forte croissance, constitue un défi permanent.
Lacunes des infrastructures
L’insuffisance des infrastructures est perçue comme un obstacle à la croissance dans tous les secteurs. L’agriculture a besoin d’une meilleure connectivité numérique rurale, les sciences de la santé nécessitent davantage de laboratoires et d’installations de production, et l’industrie manufacturière de pointe est confrontée à une pénurie d’infrastructures de fabrication pour soutenir la production à grande échelle. Ces lacunes entravent la capacité à mener des activités de R&D, à commercialiser des innovations et à étendre les opérations au niveau national.
Durabilité environnementale et adaptation au climat
L’accent a été mis sur la durabilité et la résilience climatique dans tous les secteurs. Les participants ont noté que la plupart des secteurs industriels sont pleinement engagés à atteindre les objectifs de réduction des émissions de carbone et de durabilité, mais ont besoin de stratégies pratiques et économiquement viables qui équilibrent les impératifs de la politique environnementale avec les réalités de la concurrence sur un marché mondial.
Désalignement des politiques et manque de coordination :
Le manque d’alignement des politiques, les objectifs contradictoires, le manque de coordination au sein et entre tous les niveaux de gouvernement, ainsi que le manque de supervision, de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre des politiques constituent des défis majeurs dans tous les secteurs. Les secteurs de la santé et des biotechnologies constatent que les politiques non coordonnées ralentissent les processus tels que l’approbation des essais cliniques et la réglementation de l’IA. Dans le secteur agricole, les politiques qui manquent de la flexibilité nécessaire à une application pratique dans diverses régions et à différentes échelles d’exploitation constituent un obstacle à l’innovation.
Concevoir une stratégie d'innovation pour relever les défis
Développement de la main-d'œuvre et formation professionnelle
L’élaboration d’une stratégie coordonnée de gestion de la main-d’œuvre pour remédier aux pénuries critiques de compétences est une priorité. Des partenariats public-privé pour l’apprentissage, la mise à niveau des compétences et les programmes d’alphabétisation numérique sont nécessaires dans tous les secteurs. Des partenariats plus étroits entre l’industrie et le monde universitaire sont essentiels pour garantir que les programmes de formation correspondent aux demandes de l’industrie, permettant ainsi de constituer un vivier de talents préparés aux avancées technologiques rapides.
Cadres réglementaires adaptatifs et propices à l'innovation
La modernisation et l’harmonisation du système réglementaire permettraient de relever les défis sectoriels tout en soutenant l’innovation, la croissance et la compétitivité. Les participants ont plaidé en faveur de « bacs à sable » réglementaires dans le cadre d’un environnement réglementaire plus flexible, permettant de tester les innovations de manière contrôlée.
Collaboration public-privé et développement d'écosystèmes
Chaque secteur a recommandé de renforcer les partenariats public-privé pour favoriser les écosystèmes d’innovation collaborative, en mettant l’accent sur la traduction de la recherche en solutions prêtes à être commercialisées. Il existe un consensus sur le fait qu’une stratégie d’innovation devrait donner la priorité au renforcement des capacités de l’écosystème axé sur l’industrie, qui réunit le monde universitaire, l’industrie et le gouvernement pour relever les défis de commercialisation spécifiques à chaque secteur. Les politiques d’approvisionnement du gouvernement sont essentielles pour soutenir l’innovation nationale.
Investissements ciblés dans les infrastructures :
Il a été souligné qu’il était essentiel d’investir dans les infrastructures critiques dans tous les secteurs pour soutenir l’innovation. Parmi les suggestions, citons l’expansion des infrastructures numériques dans les zones rurales, la construction de laboratoires et d’installations de fabrication spécialisées pour les sciences de la santé, le soutien à la mise à l’échelle, à la commercialisation, aux essais pilotes et aux infrastructures de démonstration.
Personnalisation sectorielle et régionale :
L’accent a été mis sur une approche sectorielle et régionale pour une innovation nationale, reconnaissant que la diversité géographique du Canada et les besoins spécifiques de l’industrie nécessitent des solutions sur mesure.
Responsabilité, transparence et coordination dans la mise en œuvre des politiques :
Les participants de tous les secteurs ont recommandé des mécanismes de surveillance plus solides, des structures de responsabilisation plus claires et des indicateurs transparents pour évaluer la mise en œuvre des politiques. Une meilleure coordination interne au sein des ministères et entre eux favoriserait des résultats politiques plus efficaces et plus durables.
Priorités pour une stratégie nationale d’innovation
Objectifs à long terme axés sur les résultats
Chaque secteur a préconisé une stratégie axée sur la mission et comportant des objectifs à long terme, notamment pour faire face aux longs délais inhérents à la R&D et à la commercialisation. La stratégie devrait fixer des objectifs généraux et adaptatifs, ainsi que des voies spécifiques à chaque secteur pour atteindre ces résultats.
Renforcement des partenariats entre l'industrie et le milieu universitaire pour la commercialisation
Les participants ont souligné la nécessité de partenariats entre le monde universitaire et l’industrie pour combler les lacunes en matière de recherche et de commercialisation, en mettant l’accent sur la création de passerelles entre la découverte et le marché. Le soutien à l’entrepreneuriat au sein des universités, la promotion des entreprises dérivées et la création de pôles d’innovation pilotés par l’industrie ont été identifiés comme des méthodes clés pour traduire la recherche en solutions prêtes à être commercialisées qui génèrent des avantages économiques tangibles.
Cadres réglementaires rationalisés et cohérents :
Dans l’ensemble, il est demandé que les cadres réglementaires soient plus adaptatifs et alignés sur les objectifs de l’industrie afin d’améliorer la compétitivité du Canada. La modernisation de la réglementation est essentielle pour accélérer l’approbation des projets, réduire les coûts et favoriser l’harmonisation entre les normes réglementaires et les besoins de l’industrie. L’harmonisation des réglementations entre les niveaux fédéral et provincial est considérée comme essentielle pour permettre la commercialisation réussie des innovations canadiennes.
Soutien financier et d'expansion pour les PME
Il a été jugé essentiel d’offrir un soutien financier ciblé pour permettre aux PME et aux startups de prendre de l’expansion au Canada. Les participants ont recommandé de créer des mécanismes de financement plus accessibles, tels que des subventions, des prêts à faible taux d’intérêt et des incitatifs fiscaux, en particulier pour les entreprises à forte croissance dans tous les secteurs. Ces mesures permettraient aux PME de croître et de rester au Canada.
Partenariats public-privé et stratégies sectorielles
Une approche sectorielle et collaborative pour une stratégie nationale d'innovation a été largement appuyée. Des partenariats public-privé efficaces, ainsi que des stratégies sectorielles, permettraient une meilleure adéquation entre les priorités du gouvernement et celles de l'industrie, garantissant que les défis et les opportunités propres à chaque secteur soient abordés de manière globale.
Responsabilité et suivi dans la mise en œuvre des politiques
Des mesures de responsabilisation renforcées et un suivi de la mise en œuvre des politiques sont nécessaires pour stimuler l’innovation. Une mise en œuvre efficace nécessite des indicateurs transparents, des évaluations régulières et un engagement en faveur d’une surveillance continue. Une meilleure coordination entre les différents niveaux de gouvernement et les différents ministères est essentielle pour maintenir la cohérence et l’adéquation avec les besoins de l’industrie, créant ainsi un environnement propice à l’innovation. Les participants ont recommandé que les politiques soient mieux harmonisées et coordonnées au sein des ministères et entre eux afin de refléter les réalités de chaque secteur.
Focus sur les objectifs climatiques et la durabilité :
Une stratégie nationale d’innovation devrait privilégier l’alignement avec les engagements climatiques du Canada, en mettant l’accent sur les pratiques durables dans tous les secteurs. Cela comprend le soutien à l’agriculture respectueuse du climat, aux technologies propres dans la fabrication de pointe et aux innovations durables en matière de santé. Les participants ont souligné que les politiques devraient trouver un équilibre entre durabilité et faisabilité économique pour garantir l’adoption et la viabilité à long terme.
Conclusion et recommandations
Développement de la main-d'œuvre et formation professionnelle
- Élaborer une stratégie de main-d’œuvre coordonnée axée sur l’apprentissage, la littératie numérique et la formation spécialisée pour répondre aux besoins technologiques en constante évolution.
- Des programmes sur mesure devraient être mis en œuvre pour augmenter les taux d’achèvement dans les métiers, soutenir les transitions de compétences et garantir de nouveaux viviers de talents dans des domaines comme l’IA, la santé numérique et l’agriculture de précision.
Réformes réglementaires pour soutenir l’innovation
- Rationaliser et moderniser les processus réglementaires pour les rendre plus propices à l’innovation, réduire les délais d’approbation, simplifier la conformité, améliorer la transparence et améliorer l’adaptabilité réglementaire.
- Introduire des « bacs à sable » réglementaires, où les nouvelles technologies peuvent être testées dans un environnement contrôlé avant l’approbation réglementaire.
- Élaborer des cadres réglementaires sectoriels adaptés aux défis particuliers de chaque secteur. Coordonner les normes entre les gouvernements fédéral et provinciaux et créer des indicateurs d’efficacité et d’efficience réglementaires.
Assurer l’alignement des politiques, la transparence et la responsabilité
- Améliorer l’alignement des politiques avec les besoins de l’industrie et renforcer la surveillance interne, la transparence et le suivi de la mise en œuvre des politiques.
- Mettre en œuvre des structures de responsabilisation claires pour mesurer les progrès et garantir que les politiques prometteuses se traduisent en actions concrètes.
- Mettre en place des groupes de travail intersectoriels incluant le gouvernement, l’industrie et le monde universitaire pour guider l’élaboration et la mise en œuvre des politiques.
- Mettre en place des examens réguliers et des mécanismes de rapport transparents pour évaluer les résultats des politiques, en procédant aux ajustements nécessaires pour rester en phase avec les exigences de l’industrie.
Investissement dans les infrastructures essentielles :
- Donner la priorité aux investissements dans les infrastructures, notamment en soutenant les infrastructures numériques pour l’agriculture axée sur les données, les laboratoires humides pour la biotechnologie et les installations de fabrication pour accroître la production dans la fabrication de pointe.
- De tels investissements sont essentiels pour renforcer la capacité du Canada en matière d’innovation nationale.
Accompagnement des PME et Startups :
- Mettre en place des mécanismes de financement spécifiquement conçus pour aider les startups et les PME à se développer au niveau national.
- Ces mesures pourraient inclure des mesures incitatives en matière de capital de risque, des crédits d’impôt, des subventions et des prêts à faible taux d’intérêt pour atténuer les obstacles financiers et réduire la nécessité pour les entreprises de rechercher des investissements étrangers. Cela permettrait aux PME et aux entreprises en démarrage de surmonter les défis liés à la croissance et à l’expansion, ce qui leur permettrait d’innover et de prendre de l’expansion plus facilement au Canada.
Renforcer les partenariats public-privé :
- Construire des partenariats public-privé solides pour créer des écosystèmes d’innovation qui soutiennent l’ensemble du cycle de vie de l’innovation, de la recherche à la commercialisation.
- Ces écosystèmes devraient favoriser la collaboration entre le monde universitaire, l’industrie et le gouvernement.
- Soutenir les pôles d’innovation et les centres d’excellence dirigés par l’industrie qui alignent la recherche universitaire sur les besoins de l’industrie.
- Créer des incitatifs pour les partenariats axés sur la commercialisation, en veillant à ce que la R-D se traduise par des avantages tangibles pour le marché et par une croissance économique au Canada.
Approche à long terme axée sur la mission
- Mettre en œuvre une approche axée sur la mission pour une stratégie nationale d’innovation qui intègre une vision à long terme et des objectifs clairs.
- Une stratégie nationale d’innovation devrait viser un environnement politique équilibré qui favorise la compétitivité tout en promouvant la durabilité.
- Il est essentiel de reconnaître les défis et les atouts uniques de chaque secteur dans ce cadre.
Stratégie sectorielle et personnalisation régionale
- Adopter une approche sectorielle et régionale pour tenir compte de la diversité géographique du Canada et des besoins uniques des secteurs industriels canadiens
Engagement envers les objectifs de développement durable et de lutte contre le changement climatique
- La stratégie d’innovation du Canada devrait s’aligner sur les objectifs en matière de climat et de développement durable, en encourageant les secteurs à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement qui réduisent l’empreinte carbone.
- Cela peut inclure le soutien aux pratiques durables dans l’agriculture, aux technologies vertes dans la fabrication et aux processus de production respectueux de l’environnement dans le domaine de la santé.
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