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Naviguer dans les changements géopolitiques

Stratégie d'innovation du Canada pour le secteur agricole et agroalimentaire

2026-03-13T00:00:00-04:00
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Préface

Cette table ronde a mis en lumière d'importants obstacles à l'innovation dans le secteur agroalimentaire, ainsi que des opportunités stratégiques pour le Canada. Une préoccupation majeure était… environnement réglementaire complexe et imprévisiblece qui décourage les investissements et ralentit le progrès. Les intervenants ont également souligné un point critique. déficit d'infrastructure d'innovation, notamment entre le développement à l'échelle pilote et la commercialisation, ce qui conduit souvent à une fuite des capitaux et des entreprises vers d'autres pays. Accès aux capitaux en phase de développement avancé Le passage à l'échelle des innovations a été identifié comme un autre défi majeur, malgré la disponibilité de financements en phase d'amorçage. Enfin, fragmentation de la collaboration L'ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire était perçu comme un frein à l'innovation efficace.

En réponse, les intervenants ont exhorté le gouvernement à rationaliser la réglementation, les rendant plus prévisibles et transparentes. Ils ont également demandé demandes coordonnées de l'industrie pour garantir une voix unifiée dans la défense des changements nécessaires. Ciblée investissement dans les infrastructures de R&D Il a été recommandé de combler le fossé entre le stade pilote et la commercialisation. Pour renforcer la R&D du secteur privé, les suggestions comprenaient refonte des incitations fiscales comme le programme de RS&DE pour mieux soutenir les petites entreprises et renforcer partenariats entre l'industrie et le monde universitaire. Des initiatives visant à créer bassins de capitaux accessibles Des mesures ont également été proposées pour pallier le manque de financement.

À l'avenir, le Canada a une excellente occasion de s'imposer comme un fournisseur mondial de confiance, en tirant parti de ses pratiques agricoles durables et de son engagement en faveur de la sécurité alimentaire dans un contexte géopolitique en constante évolution. Adoptant les avancées technologiques comme l'IA et la robotique dans l'agriculture et de manière stratégique donner la priorité au secteur agroalimentaire L'investissement a également été présenté comme un facteur clé de succès futur.

Résumés du panel (4 à 6 puces par question — anonymisées, classées par ordre d'importance)

Q — Quels sont les trois principaux défis qui entravent actuellement l’innovation dans votre secteur ?

  • Charge réglementaire et incertitude : Les intervenants ont fréquemment souligné que le cadre réglementaire canadien est imprévisible, opaque et non fondé sur des données scientifiques, ce qui freine l'innovation et l'investissement. Ils ont notamment cité le faible classement du Canada parmi les pays de l'OCDE en matière de performance réglementaire et les retards importants dans l'approbation des nouveaux produits (par exemple, les produits de catégorie A de l'ARLA). Cette incertitude incite souvent les entreprises à obtenir l'approbation et à commercialiser leurs produits dans d'autres pays.
  • Manque d'infrastructures pour la mise à l'échelle et accès aux capitaux de phase finale : Il existe un écart important entre la production pilote et la production à l'échelle industrielle, les installations de sous-traitance étant souvent situées aux États-Unis. Cela oblige les innovateurs canadiens à commercialiser leur propriété intellectuelle ailleurs. De plus, bien que l'innovation en phase de démarrage bénéficie d'un certain soutien, les capitaux disponibles pour les investissements importants en phase de développement, comme la construction d'infrastructures, sont insuffisants, ce qui pousse les entreprises à quitter le Canada.
  • Fragmentation de l'industrie et manque de collaboration coordonnée : Le secteur agroalimentaire est très fragmenté, ce qui rend difficile pour l'industrie de présenter une position unifiée et des priorités claires au gouvernement. Cette approche cloisonnée de l'innovation tout au long de la chaîne de valeur, de la génétique à la production agricole jusqu'à la transformation des produits finis, limite l'efficacité globale et la compétitivité.
  • Incertitude géopolitique et droits de douane : L’évolution de la situation géopolitique et la menace de droits de douane (tels que les « droits de douane Trump ») engendrent chaos et imprévisibilité. Cette situation perturbe fortement les petites entreprises et les agriculteurs, entraînant un gel des investissements et du capital-risque, les organisations hésitant à déployer des fonds en l’absence de règles d’engagement clairement définies.
  • Compréhension limitée du secteur agroalimentaire par le gouvernement : Certains intervenants ont fait remarquer que les gouvernements fédéral et provinciaux perçoivent souvent le secteur de manière restrictive, comme se limitant à l’« agriculture » (l’exploitation agricole), plutôt que comme un « système alimentaire » global. Cette compréhension limitée entrave l’élaboration de politiques holistiques, de stratégies d’investissement et de cadres réglementaires qui reconnaissent et soutiennent l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et sa pleine contribution économique.

Q — Comment le gouvernement et l’industrie devraient-ils réagir pour permettre l’innovation et la compétitivité à long terme ?

  • Réforme réglementaire et changement de mentalité : Les intervenants ont insisté sur la nécessité d'un cadre réglementaire prévisible, transparent et fondé sur des données scientifiques. Cela implique une mise à jour régulière des réglementations afin de suivre l'évolution des produits et des procédés. Ils ont souligné que les organismes de réglementation, tout en accordant la priorité à la sécurité, devraient également prendre en compte l'impact économique et adopter une approche privilégiant la sécurité dans leur mission de garantir la sécurité alimentaire. Un intervenant a ajouté qu'il est crucial de lutter contre la méfiance persistante envers l'industrie au sein du gouvernement et de promouvoir une culture moins réticente au risque.
  • Collaboration renforcée et approche systémique intégrée : L'innovation a été décrite à plusieurs reprises comme un « travail d'équipe ». Les intervenants ont plaidé pour une collaboration repensée tout au long de la chaîne de valeur agroalimentaire – de la génétique à la transformation, en passant par la production agricole – plutôt que de travailler en silos cloisonnés. L'un d'eux a suggéré d'adopter une approche axée sur les intérêts de chacun, en favorisant les partenariats entre le monde universitaire, les pouvoirs publics et l'industrie (par exemple, le consortium sur les pois jaunes ou le rôle de passerelle de Gifts) afin de stimuler l'innovation et de combler le déficit d'exportations alimentaires de 44 milliards de dollars. Un autre intervenant a souligné l'importance pour l'industrie de mieux coordonner ses demandes auprès des pouvoirs publics.
  • Investissements stratégiques et flux de capitaux : Il est crucial que les pouvoirs publics et l'industrie garantissent l'accès aux capitaux de phase finale pour la commercialisation et les investissements d'infrastructure, car les capacités actuelles de production à grande échelle se trouvent souvent aux États-Unis. Un intervenant a souligné le sous-financement disproportionné du secteur agroalimentaire par rapport à d'autres secteurs (par exemple, un fonds de 200 millions de dollars pour la transformation des aliments contre 2 milliards pour l'industrie automobile). Un autre intervenant a plaidé pour une refonte des programmes de crédits d'impôt, tels que la « taxe sur le broyage », afin de mieux soutenir les petites et moyennes entreprises, acteurs clés de l'innovation.
  • Orientation gouvernementale claire et mise en œuvre à long terme : Les intervenants ont exhorté le gouvernement à définir des orientations stratégiques claires et ambitieuses pour le secteur, qui orienteraient les politiques, les cadres réglementaires et les décisions de financement. Ils ont souligné que, malgré l'identification d'opportunités dans certains rapports (comme le rapport Barton), l'engagement concret en matière de mise en œuvre et d'exécution fait cruellement défaut. Un intervenant a ajouté que le système doit « libérer le potentiel de nos talents » et leur laisser les moyens d'agir, en soutenant les jeunes entrepreneurs et innovateurs par une approche écosystémique, plutôt que par des procédures gouvernementales lentes et complexes.

Q — Principales recommandations / prochaines étapes pour stimuler l'investissement en R-D du secteur privé au Canada

  • Créer un environnement réglementaire et de propriété intellectuelle favorable : Pour encourager la recherche et le développement, les systèmes réglementaires canadiens doivent évoluer au même rythme que les nouvelles avancées en matière de produits, de procédés et d’équipements, en offrant un cadre clair et favorable. De plus, il est essentiel, pour la commercialisation, d’améliorer le contexte de la propriété intellectuelle et de sensibiliser l’ensemble de l’écosystème (milieu universitaire, gouvernement et industrie) à la manière de valoriser les résultats de la recherche.
  • Améliorer l’accès aux capitaux stratégiques et aux crédits d’impôt : Au-delà du financement initial, il est crucial de disposer de capitaux en phase de développement avancé pour soutenir la commercialisation et les investissements matériels nécessaires à l’expansion de la R-D, car les installations actuelles sont souvent situées hors du Canada. Il est également essentiel de remanier des programmes comme les crédits d’impôt pour la RS&DE afin de mieux répondre aux besoins des PME, qui sont des innovateurs clés, car les subventions importantes actuelles, telles que le FIS, sont inaccessibles à la plupart des fabricants de produits alimentaires.
  • Favoriser la collaboration intersectorielle et entre l'industrie et le monde universitaire : Encourager l’innovation collaborative en favorisant les partenariats entre le monde universitaire, les pouvoirs publics et l’industrie est essentiel pour transformer la R&D en innovations ayant un impact sur le marché. Cela implique de soutenir des modèles comme les Instituts Fraunhofer pour la recherche appliquée et la mise à l’échelle, et de bâtir un écosystème qui met en relation les jeunes entrepreneurs (même issus de milieux non agricoles) avec les agriculteurs et les ressources.
  • Tirer parti des atouts mondiaux du Canada pour attirer la R&D : Le Canada peut tirer profit de sa réputation de producteur alimentaire stable, respectueux du climat et durable pour attirer les investissements en recherche et développement. En accélérant proactivement l’harmonisation réglementaire bilatérale avec les autres marchés internationaux, il peut positionner le Canada comme un environnement réglementaire axé sur la science, ce qui en fait une destination attrayante pour les capacités intellectuelles et les laboratoires du monde entier.
  • Définir des « étoiles polaires » claires et réalisables pour le secteur : Le gouvernement doit définir des priorités stratégiques claires, véritables « axes directeurs », qui orientent l’ensemble des politiques, des cadres réglementaires et des programmes de financement vers le renforcement de la recherche et du développement et de l’innovation. Un engagement constant dans leur mise en œuvre, s’appuyant sur les enseignements de rapports antérieurs tels que celui de Barton, est indispensable pour transformer cette vision en une croissance durable de la recherche et du développement et en un avantage concurrentiel.

Q — Quelles nouvelles opportunités et quels avantages comparatifs le Canada peut-il exploiter?

  • Exploiter le statut de « fournisseur de confiance » du Canada et sa production durable : Les panélistes ont souligné la stabilité du Canada, son agriculture respectueuse du climat et ses pratiques durables comme autant d'atouts importants dans un contexte mondial incertain. Cela positionne le Canada comme une source privilégiée et fiable, suscitant un regain d'intérêt international pour ses produits et ingrédients.
  • Exploiter les technologies émergentes et développer les talents technologiques : Il existe un potentiel considérable pour tirer parti des technologies de pointe telles que l'intelligence artificielle, la robotique, l'analyse de données et l'Internet des objets. Cela nécessite la mise en place d'un écosystème qui soutienne les jeunes entrepreneurs innovants – y compris ceux issus de milieux non agricoles – en leur fournissant des capitaux, un soutien à la recherche et au développement et des liens directs avec les agriculteurs.
  • Accroître la valeur ajoutée et la transformation nationales : Pour atténuer sa vulnérabilité aux fluctuations géopolitiques et aux tarifs douaniers (p. ex., les « tarifs Trump » ou les mesures prises par la Chine), le Canada devrait privilégier l’augmentation de la transformation nationale et la valorisation des matières premières. En vendant des produits finis plutôt que des produits en vrac, le secteur peut créer davantage de propriété intellectuelle et générer des retombées économiques plus importantes au Canada.
  • Alignement stratégique international des réglementations : Compte tenu de l’instabilité potentielle future des relations commerciales traditionnelles (par exemple, avec les États-Unis), le Canada a l’occasion d’accélérer proactivement l’harmonisation réglementaire bilatérale avec les autres marchés internationaux. Cela simplifierait l’accès aux marchés et positionnerait le Canada comme un environnement réglementaire stable et fondé sur des données scientifiques, attirant ainsi les compétences intellectuelles et les investissements du monde entier.
  • Adopter une approche intégrée de « sport d’équipe » et mettre en œuvre un plan clair : Le secteur agroalimentaire doit surmonter sa fragmentation historique et adopter une approche plus unifiée et collaborative tout au long de la chaîne de valeur (de la génétique à la transformation). Cette harmonisation interne, conjuguée à un plan stratégique clair et à long terme (comme celui préconisé dans le rapport Barton) et à un engagement ferme envers sa mise en œuvre, est essentielle pour que le Canada retrouve et renforce sa compétitivité mondiale.

Ce résumé a été généré avec l’aide d’outils d’IA.

Sénatrice Mary Robinson

Modérée par: Sénatrice Mary Robinson

Prince Edward Islander, sénateur
Joe Dales

Joe Dales

Cofondateur et associé de RHA Ventures Inc.
Ian Affleck

Ian Affleck

Vice-président, Biotechnologie végétale
Kathleen Sullivan

Kathleen Sullivan

Vice-président, Relations avec le gouvernement et l'industrie, Aliments Maple Leaf
Rodney Bierhuizen

Rodney Bierhuizen

Président, Sunrise Greenhouses Ltd.
Dr Steven R. Webb

Dr Steven R. Webb

PDG, Institut mondial pour la sécurité alimentaire
Tiffany Stephenson

Tiffany Stephenson

Directeur marketing, Protein Industries Canada
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Chuck Baresich

Président et fondateur de Haggerty AgRobotics et Haggerty Creek

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