Swapna et Sandhya Mylabathula
Les commotions cérébrales constituent un problème de santé publique majeur, plus de 46 000 jeunes en subissant une chaque année [11]. Il s'agit de la lésion cérébrale la plus fréquente et d'une blessure invisible qui peut survenir à tout âge et par n'importe qui. Bien que des progrès importants aient été réalisés dans la lutte contre les commotions cérébrales au Canada, notamment une politique publique provinciale appelée Loi Rowan ciblant les commotions cérébrales chez les jeunes de l'Ontario, et d'importants rapports de plusieurs sous-comités et commissions gouvernementaux, il reste encore du travail à faire pour combler les lacunes importantes. La politique proposée comprend trois parties : 1) les stratégies de prévention, 2) la gestion tenant compte des traumatismes et 3) le suivi des commotions cérébrales. La prévention est une étape importante à privilégier, car elle réduit le fardeau des commotions cérébrales pour l'individu, sa communauté et le système de santé. L'impact des commotions cérébrales sur la santé mentale demeure un problème grave et sous-estimé. Le volet politique sur la gestion tenant compte des traumatismes aborde spécifiquement cette conséquence invisible, mais significative, des commotions cérébrales. Enfin, la durabilité des stratégies recommandées est appuyée par la troisième recommandation politique de la proposition, qui vise à suivre les commotions cérébrales au Canada. Cela permettra de mieux comprendre la situation des blessures au Canada, ainsi que son évolution au fil du temps et son adaptation aux politiques et aux programmes.


