Panneau : 608
Mobiliser la science pour développer des stratégies résilientes contre les feux de forêts
Résumé:
La fréquence et la gravité des feux de forêt augmentent au Canada, avec 2.8 millions d'hectares brûlés chaque année, soit le double des années 1970. Avec les changements climatiques, les projections indiquent que les superficies brûlées continueront d'augmenter. Les incendies récents de Terre-Neuve à la Colombie-Britannique illustrent cette tendance. En 2023, 6,623 feux ont brûlé environ 15 millions d'hectares, doublant le précédent record. Malgré les initiatives pour les réduire, ces catastrophes affectent les populations et la santé publique, les forêts et les économies. Les spécialistes des feux peuvent influencer les politiques publiques et améliorer la prévention et l'atténuation des risques.
Un résumé des conversations
La discussion a souligné l’augmentation spectaculaire de la fréquence et de la gravité des feux de forêt, largement attribuée aux changements climatiques et à des conditions météorologiques extrêmes. Les trois dernières années ont été exceptionnelles, dépassant largement les records précédents, avec des impacts écologiques, économiques (dommages assurés de plus de 100 millions de dollars dans des régions inattendues comme Terre-Neuve) et sociaux (fumée, évacuations) importants.
Face à cette nouvelle réalité, un changement de paradigme est nécessaire, passant d’une approche réactive de suppression totale à une stratégie d’anticipation, de prévention et d’atténuation des risques. La science, incluant la vulgarisation des connaissances et le développement d’outils d’évaluation des risques, ainsi que la collaboration intersectorielle (gestion des urgences, assurance, soutien humanitaire) sont jugées essentielles pour élaborer des stratégies résilientes adaptées à l’ampleur croissante du défi.
Messages à retenir / état actuel des défis
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Intensité des feux et limites d’intervention :
La gravité des feux s’accroît, de même que le nombre de jours annuels où l’intensité dépasse les capacités maximales des moyens de combat traditionnels (motopompes, hélicoptères, avions-citernes), entraînant des périodes prolongées de feux hors de contrôle. -
Insuffisance de la capacité domestique :
Le Canada dépend fréquemment de l’aide internationale (cinq saisons sur les sept dernières) pour gérer les débordements de crise, ce qui révèle un manque de capacité nationale autonome. -
Non-cohérence de l’action :
Un manque de vision commune et de cohésion persiste entre les acteurs (lutte, assurance, humanitaire, gouvernements), menant à une gestion principalement réactive du risque. -
Menace sur le milieu bâti :
Les feux touchent de plus en plus les zones urbaines et périurbaines, causant des pertes humaines et matérielles importantes dans des régions historiquement peu affectées. -
Enjeux de la gestion du bénévolat :
La pérennité des équipes bénévoles demeure un défi, notamment en raison des exigences élevées en matière de formation et de sécurité. -
Inégalité du risque régional :
Les outils d’évaluation et de protection ne tiennent pas suffisamment compte des disparités régionales, notamment dans les codes du bâtiment et l’urbanisme. -
Importance de la santé mentale et sociale :
Les impacts sur la santé physique et mentale sont considérables, touchant de façon disproportionnée certaines populations, dont les communautés autochtones. -
Accès et diffusion de la science :
Bien que la recherche progresse rapidement, sa diffusion et sa vulgarisation auprès des décideurs et du public demeurent un enjeu constant.
Recommandations / prochaines étapes
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Passer de la réaction à l’anticipation :
Miser sur la prévention et l’atténuation en encourageant l’adoption de programmes de réduction des risques, comme Intelli-feu, avant les sinistres. -
Accroître la formation des pompiers municipaux :
Développer, avec les écoles de formation, un micro-programme dédié aux feux de forêt, incluant prévention, mitigation et protection passive des infrastructures. -
Développer la capacité de gestion d’intervention :
Mettre en place des équipes spécialisées capables de coordonner efficacement bénévoles et ressources nationales lors des débordements. -
Investir dans la vigie spécialisée :
Renforcer les équipes multidisciplinaires de veille afin d’anticiper les risques saisonniers et de prépositionner les ressources stratégiquement. -
Renforcer l’interopérabilité :
Harmoniser les normes, standards d’opération et critères de formation entre provinces et avec les partenaires internationaux. -
Réformer les codes et l’aménagement :
Intégrer les données de risque dans l’urbanisme et les codes du bâtiment, particulièrement dans les zones à haut risque. -
Accroître les partenariats humanitaires :
Soutenir les organismes humanitaires et bénévoles comme complément aux ressources gouvernementales lors des crises majeures. -
Poursuivre la collaboration intersectorielle :
Maintenir un dialogue continu entre secteurs public, privé et académique afin d’améliorer la cohérence et l’efficacité des stratégies.

La traduction simultanée de ces panels a été assurée grâce au soutien du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes
Ce résumé est généré à l'aide d'outils d'IA.


