Panneau : 661

Une seule santé comme moteur de résilience économique, sanitaire et climatique pour le Canada

Organisé par: Université de Montréal
Date du panel : 19 novembre 2025
Orateurs :
Daniel Jutras (modérateur)
Jane Parmley
François M. Castonguay
Alexandre Adem
Karine Guilbault
Mona Némer

Résumé:
Ce panel explorera comment l’approche Une seule santé peut renforcer la résilience du Canada face aux crises émergentes telles que les pandémies, les contaminants émergents, le changement climatique et l’insécurité alimentaire. En reconnaissant l’interdépendance entre les santés humaine, animale et environnementale, l’approche Une seule santé propose des solutions intégrées et intersectorielles pour mieux anticiper les crises et en atténuer les impacts. Le panel mettra en lumière quatre leviers concrets interconnectés (prévention, formation, recherche et économie) pour opérationnaliser cette approche. L’objectif est de générer des pistes d’action collectives et des recommandations pour guider les politiques scientifiques dans un contexte de d’interconnexion et de complexité croissante des défis du 21e siècle.

Résumé des conversations

La discussion a porté sur la Approche One Health comme cadre essentiel à la résilience économique, sanitaire et climatique du Canada. Le principe fondamental est que les enjeux de santé comme les pandémies, les changements climatiques et la résistance aux antimicrobiens transcendent les frontières disciplinaires, nécessitant une approche globale. approche intersectorielle qui considère les humains, les animaux et les écosystèmes comme un tout intégré. Une stratégie intégrée est présentée comme un « cadre d’efficacité collective », et il est prouvé que quatre initiatives « Une seule santé » sur cinq génèrent un retour sur investissement positif. Les experts ont souligné les coûts de l’inaction et du cloisonnement des décisions. Parmi les thèmes clés : Une seule santé bénéfices économiques par la prévention et l'optimisation des investissements, le besoin urgent de formation et développement des compétences dans une pensée systémique et intégrée, les défis de cloisonnement gouvernemental en matière de préparation aux situations d'urgence (par exemple, H5N1, COVID-19) et du potentiel de industrie et innovation pour stimuler la collaboration, en s'appuyant sur des exemples comme la Technopôle de Saint-Hyacinthe. La nécessité d'intégrer Sciences sociales, Connaissances autochtones et équité L'accent a également été mis sur ce point.

Messages à retenir/État actuel des défis

  • Silos persistants : Bien que le concept « Une seule santé » soit reconnu, différents secteurs, notamment les ministères et agences gouvernementales, les universités et les collèges, et les industries, fonctionnent fréquemment en silos, ce qui entraîne un manque de coordination, une augmentation des coûts et un dédoublement des efforts, en particulier en période de crise.
  • Absence de réflexe de coordination automatique : Le cadre et le « réflexe » nécessaires à une conversation intersectorielle et à une élaboration de politiques publiques automatiques, naturelles et durables font actuellement défaut, obligeant les groupes à repartir de zéro à chaque nouvelle crise.
  • Lacunes en matière de connaissances et d'accès aux données : L’application pratique est entravée par des lacunes dans les connaissances, la difficulté d’accès aux données existantes et un manque de systèmes interopérables entre les secteurs.
  • Nécessité de renforcer les compétences et de combler les lacunes en matière de formation : Il est nécessaire de former une nouvelle génération d'experts dotés d'une pensée intégrée, en dépassant les programmes disciplinaires traditionnels pour créer des espaces dédiés à la collaboration et à la pratique des compétences.
  • Un argument économique exige des mesures concrètes : Pour convaincre les décideurs politiques, il faut une justification plus solide et fondée sur des preuves, quantifiée à l'aide de mesures tangibles telles que le coût par cas évité ou le retour sur investissement (ROI) de la politique.
  • Le défi d'une action soutenue et intentionnelle : Les efforts ont tendance à être réactifs, les situations d'urgence (comme les pandémies) obligeant les gens à se coordonner, mais il manque un système soutenu, organisé et intentionnel pour une recherche intégrée axée sur une mission.
  • Difficulté à valoriser le temps et l'espace pour la réflexion : Les systèmes actuels manquent souvent du temps et de l'espace précieux nécessaires à la réflexion, au réseautage et à l'engagement dans les « conversations difficiles » indispensables à des solutions intégrées et durables.
  • Obstacles réglementaires et logistiques : Les chercheurs se heurtent à des obstacles pratiques, comme la difficulté à obtenir des permis ou des vaccins, ce qui illustre un profond manque de communication entre les différents organismes de réglementation (par exemple, l’ACIA et l’ASPC).

Recommandations/prochaines étapes

  • Établir une structure pancanadienne de coordination durable et intentionnelle : Élaborer une stratégie à long terme et structurée de coordination entre le gouvernement, le monde universitaire et l'industrie, qui ne se contente pas de réagir aux crises.
  • Mettre en place une gouvernance indépendante et multilingue : Mettre en place un modèle de gouvernance indépendant, impliquant le gouvernement, l'industrie, le monde universitaire et la recherche, afin de garantir que la stratégie « Une seule santé » ne soit pas trop influencée par une perspective sectorielle unique.
  • Élaborer des indicateurs économiques concrets : Quantifier la valeur économique et les gains de bien-être sociétal de l'approche « Une seule santé » à l'aide de mesures tangibles afin de fournir aux décideurs politiques une justification convaincante et fondée sur des preuves.
  • Prioriser la recherche axée sur la mission : Créer un mécanisme et un cadre de définition des priorités pour la recherche axée sur une mission, qui rassemble toutes les ressources gouvernementales et les talents des universités et de l'industrie afin de répondre aux priorités stratégiques du Canada.
  • Repenser les programmes de formation et les compétences : Développer les capacités en créant de nouveaux programmes de formation et en consolidant ceux existants (comme ceux de l’Université de Montréal, de l’Université de Calgary, de l’Université de la Saskatchewan et de l’Université de Guelph) qui favorisent explicitement les compétences interdisciplinaires, le leadership collaboratif et une communauté de pratique.
  • Intégrer l'EDI dans le cadre : Veiller à ce que l’approche « Une seule santé » promeuve activement l’équité et prenne en compte les communautés touchées de manière disproportionnée par les problèmes de santé.
  • Favoriser le partage et la collaboration intersectoriels en matière d'infrastructures : Faciliter la mise en commun des ressources, des compétences et des infrastructures (par exemple, des laboratoires centraux) entre les secteurs public, universitaire et industriel afin de limiter les doublons et d'améliorer l'efficacité.
  • Élargir la portée et la sensibilisation communautaire : Élaborer des stratégies pour étendre l'approche « Une seule santé » au-delà des cercles politiques et universitaires, en partageant sa valeur et son applicabilité avec les membres de la communauté et les travailleurs des secteurs critiques, notamment les soins de santé, l'agriculture, la gestion de la faune, les systèmes alimentaires, la gestion environnementale et la gouvernance locale.

La traduction simultanée de ces panels a été assurée grâce au soutien du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes

Ce résumé est généré à l'aide d'outils d'IA.

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.