Résumé:
Le budget 2025 marque un tournant pour l’écosystème canadien des sciences, des technologies et de l’innovation, servant de plateforme pour appuyer les grandes priorités gouvernementales. Annoncé dans un contexte d’incertitude mondiale et de contraintes budgétaires, il instaure de nouvelles missions nationales qui façonneront les priorités en matière de recherche et d’innovation pour les années à venir. Ce panel examinera les mesures budgétaires appuyant la politique scientifique et d’innovation, ainsi que leurs répercussions sur les gouvernements, les établissements d’enseignement postsecondaire, l’industrie et les collectivités partout au Canada. Les conférenciers et les panélistes présenteront leurs points de vue sur la mesure dans laquelle ces mesures budgétaires positionnent le Canada pour la réussite, ou au contraire, risquent de ne pas atteindre les objectifs fixés.
Résumé des conversations
La discussion a porté sur le budget fédéral de 2025, et plus particulièrement sur sa capacité à répondre adéquatement aux priorités et aux défis nationaux dans les secteurs de l'innovation, des technologies et des sciences. Certains intervenants ont souligné un décalage important entre l'accent mis sur la production (p. ex., défense, infrastructures, logement) et les retombées positives pour les citoyens, comme l'accessibilité financière et la cohésion sociale. Des inquiétudes ont également été soulevées quant à la baisse du financement direct de la recherche et du développement, ainsi qu'à l'écart persistant entre les investissements en R-D et ceux des pays comparables à l'échelle internationale. Malgré ces déficits, et compte tenu des défis géopolitiques auxquels le Canada est confronté, certains intervenants se sont dits soulagés que les compressions en R-D soient relativement modestes par rapport à d'autres secteurs des dépenses publiques. Certains panélistes ont soutenu que la société civile et les collectivités doivent être placées au cœur de l'écosystème de l'innovation, et que le succès doit être évalué en fonction des retombées sur la consommation. Parmi les principaux thèmes abordés figuraient la nécessité d'une meilleure intégration du logement aux infrastructures communautaires, l'importance d'échelonner la mise en œuvre des politiques et le rôle crucial de la création d'indicateurs mesurables pour assurer la participation de divers groupes aux processus d'approvisionnement et de financement. En définitive, si certains ont considéré que le nouveau plan budgétaire répondait aux attentes du moment en termes d'orientation, un défi majeur a été mis en évidence : son exécution efficace.
Messages clés
- Déficit persistant d'investissement en R&D : Le pays est confronté à un défi de compétitivité persistant en raison d'un déficit important des dépenses intérieures brutes de recherche et développement (DIRD), celles-ci représentant 1.81 % du PIB, contre une moyenne de 2.70 % pour les pays de l'OCDE.
- Baisse des dépenses directes en matière d'innovation : Le budget a affiché une baisse des allocations directes à la R&D et à l'innovation, ce qui soulève des inquiétudes quant au soutien apporté aux écosystèmes scientifiques et technologiques.
- Risque de fuite des capitaux étrangers du secteur de la défense : Les dépenses considérables consacrées à la défense, qui définissent désormais l'architecture budgétaire, risquent d'évincer les investissements essentiels dans la productivité et le développement des talents, surtout si une grande partie de ces investissements profite à des fournisseurs étrangers plutôt qu'à des entreprises nationales.
- Omission de partenaires de recherche clés : Les investissements dans l'enseignement supérieur négligent structurellement les établissements d'enseignement supérieur malgré leur rôle crucial dans la recherche appliquée, la croissance économique régionale et le développement essentiel de la main-d'œuvre.
- Vulnérabilité structurelle du commerce : L'économie conserve une vulnérabilité structurelle critique en raison de sa dépendance extrême à l'égard d'un seul partenaire commercial majeur, ce qui la rend particulièrement vulnérable en période de tensions commerciales et de risques tarifaires.
- Manque d'intégration et de séquençage des politiques : Il existe un décalage fondamental entre l'accent mis en amont sur la construction et la production et les impacts concrets en aval sur les communautés (par exemple, l'accessibilité financière), ce qui nécessite un processus de mise en œuvre plus intégré, séquencé et coordonné.
- Obstacles à la participation inclusive : Il existe un défi inhérent à garantir que les possibilités de financement et d'approvisionnement, telles que celles offertes par la Stratégie industrielle de défense, impliquent équitablement les entrepreneurs et les entreprises dirigés par des groupes méritant une participation équitable.
- L'exécution comme principal obstacle : Bien que l'orientation générale et l'intention stratégique du plan financier aient été jugées positives, la difficulté, historique et actuelle, réside dans sa mise en œuvre efficace et dans la traduction des engagements majeurs en résultats concrets et mesurables.
Recommandations/prochaines étapes
- Placer la société civile au centre : Redéfinir la mesure du succès en plaçant la société civile au cœur de l'écosystème d'innovation, en privilégiant les performances en matière d'avantages pour la consommation tels que l'accessibilité financière, la sécurité et la cohésion sociale.
- Établir des indicateurs mesurables d'inclusion : Mettre en œuvre des indicateurs clés de performance (KPI) et des mesures de responsabilisation, en particulier pour les grands marchés publics et les contrats, afin de suivre et d'assurer la participation nationale.
- Élaborer un plan de séquencement des politiques : Élaborer un processus de mise en œuvre clair et séquentiel qui définisse les rôles et les responsabilités au sein du gouvernement, des entreprises, de la société civile et du monde universitaire afin de faire progresser systématiquement les objectifs budgétaires.
- Maximiser le retour sur investissement en matière de défense intérieure : Gérer stratégiquement les importants investissements dans le secteur de la défense afin de veiller à ce que les dépenses soient orientées vers la promotion et le soutien des entreprises et des fournisseurs canadiens, stimulant ainsi la croissance économique et l'innovation nationales.
- Intégrer l'expertise au niveau communautaire : Accroître l’engagement et l’utilisation stratégique des 35 000 organismes communautaires sans but lucratif du pays, en tirant parti de leurs connaissances approfondies du terrain pour une prestation efficace des programmes fédéraux et provinciaux.
- Adopter une stratégie commerciale et d'approvisionnement inclusive : Mettre en œuvre des politiques visant à renforcer la demande intérieure et la résilience dans le cadre de programmes comme la politique « Acheter canadien ».
- Renforcer les capacités de recherche appliquée : Élaborer une stratégie de recherche et d'innovation inclusive qui équilibre explicitement la découverte et l'application et qui intègre pleinement le rôle essentiel des collèges et des instituts en tant que partenaires égaux aux côtés des universités.
Ce résumé est généré à l'aide d'outils d'IA.

