Résumé:
Dans le cadre de notre Dialogue national sur la stratégie d'innovation, le CSPC a organisé une série de tables rondes. Celles-ci ont porté sur l'exploration des défis et des opportunités auxquels sont confrontés plusieurs secteurs, notamment les sciences de la vie, la fabrication de pointe, l'agriculture et l'agroalimentaire, le numérique et les hautes technologies, et les ressources naturelles.
Ce symposium réunit des dirigeants des secteurs de l'industrie, des pouvoirs publics, des organisations à but non lucratif et du monde universitaire afin de dégager des liens entre les différents secteurs et d'établir une liste restreinte d'interventions prioritaires et concrètes. En bref, nous travaillerons ensemble pour analyser les conclusions sectorielles et concevoir des actions et des recommandations politiques concrètes et applicables pour les secteurs jugés les plus pertinents et ayant le plus d'impact à court terme.
L’événement est organisé de manière à éclairer les délibérations postbudgétaires et à appuyer les travaux de suivi du CSPC et d’autres parties prenantes.
Résumé des conversations
Cette séance a servi d’atelier de synthèse des conclusions des consultations précédentes menées dans cinq secteurs clés : l’agriculture, les sciences de la vie, la fabrication de pointe, les ressources naturelles et les hautes technologies numériques. Les participants ont cherché à dépasser la simple identification des problèmes bien connus – comme le « gouffre de la mort » du financement et le déclin de la performance de la R-D des entreprises canadiennes – pour définir des plans de mise en œuvre concrets. Les discussions ont mis en lumière le fait que, malgré l’excellence du Canada en matière d’enseignement supérieur et de production de recherche, le pays éprouve d’importantes difficultés en matière de commercialisation, d’adoption des technologies et de développement des entreprises à l’échelle nationale. Des groupes intersectoriels ont relevé des obstacles communs, notamment la fragmentation de la réglementation et l’absence d’une stratégie industrielle unifiée, ou « étoile polaire », pour harmoniser les efforts nationaux. Le dialogue a porté sur les questions « qui, quoi, où et quand » afin de stimuler l’action, en soulignant la nécessité de réponses coordonnées et agiles pour s’adapter aux bouleversements géopolitiques actuels et protéger la souveraineté nationale.
Messages à retenir/État actuel des défis
- Complexité réglementaire profondément enracinéeL’environnement réglementaire est décrit comme lourd, désuet et fragmenté d’une juridiction à l’autre, constituant souvent un obstacle majeur à l’innovation et à la rapidité de mise en marché pour les entreprises canadiennes.
- Lacunes critiques en matière de capital et de mise à l'échelle: Il existe une grave pénurie de capitaux de phase finale et d'infrastructures physiques nécessaires à la croissance, ce qui oblige de nombreuses entreprises à vendre à des intérêts étrangers ou à déménager pour se développer.
- Aversion systémique au risqueUne culture profondément ancrée d'aversion au risque existe au sein des organismes d'approvisionnement et de réglementation gouvernementaux, ce qui conduit à une préférence pour les fournisseurs établis au détriment des innovateurs nationaux et freine l'adoption des technologies.
- Voix industrielle fragmentéeLes secteurs industriels manquent souvent d'une voix unie pour dialoguer efficacement avec le gouvernement, ce qui entraîne des politiques déconnectées et une relation conflictuelle plutôt qu'un partenariat collaboratif.
- Déclin des performances en matière d'innovationMalgré un niveau d’éducation élevé et une production de recherche importante, le Canada connaît un déclin notable des dépenses de recherche et développement des entreprises et de l’adoption des technologies par rapport à ses pairs de l’OCDE.
- Silos de données et numériquesDans des secteurs comme la santé et les technologies numériques, les données restent fortement fragmentées d'une province à l'autre, ce qui empêche l'interopérabilité et la circulation fluide des informations essentielles.
- Absence de souveraineté intérieureLa dépendance à l’égard de matériel et de logiciels étrangers crée une vulnérabilité, car le Canada ne dispose pas de la « puissance » et de la capacité de production nationales nécessaires pour être technologiquement indépendant dans un contexte géopolitique en constante évolution.
- Déconnexion de la commercialisationIl subsiste des liens ténus entre la recherche universitaire et son application sur le marché, la propriété intellectuelle peinant souvent à se traduire en produits commerciaux en raison de cadres restrictifs ou imprécis.
Recommandations/prochaines étapes
- Mettre en œuvre un « élagage des arbres » pour la réglementation: Lancer un processus d'examen structuré pour identifier et supprimer les réglementations obsolètes dans un délai déterminé (par exemple, 8 à 18 mois) afin de réduire le fardeau bureaucratique cumulatif des entreprises.
- Établir une harmonisation internationaleDévelopper des systèmes de reconnaissance mutuelle avec des partenaires internationaux de confiance (comme les États-Unis) afin de permettre une approbation nationale immédiate des produits déjà certifiés dans ces juridictions.
- L’État en tant que souscripteur de risquesLe gouvernement devrait se porter garant des grands projets d'innovation afin de réduire les risques liés aux investissements privés, sans pour autant exonérer le secteur privé de sa responsabilité en matière d'exécution.
- Tirer parti des infrastructures publiques existantes: Réaliser une analyse des lacunes des infrastructures académiques et publiques afin de les ouvrir à l'usage des PME privées, notamment pour des activités de test, de pilotage et de mise à l'échelle.
- Définir une « étoile polaire » nationaleÉtablir des objectifs nationaux clairs et axés sur une mission afin d'harmoniser les différents secteurs, provinces et paliers de gouvernement en vue de résoudre des problèmes sociétaux spécifiques.
- Favoriser l'autonomisation et la mobilité en matière de propriété intellectuelle: Faire évoluer les mentalités, en passant d'une protection stricte de la propriété intellectuelle à une « autonomisation de la propriété intellectuelle », en facilitant la circulation de la propriété intellectuelle et des talents du monde universitaire directement vers le marché commercial.
- Adopter des approches réglementaires agiles: Passer des styles de gestion de projet rigides en « cascade » à des cadres agiles et itératifs en matière de réglementation et de mise à l'échelle pour correspondre au rythme des cycles technologiques modernes.
Réviser les indicateurs clés de performance (KPI)Modifier les indicateurs de réussite pour mesurer un impact économique significatif, comme la génération de revenus provinciaux ou la rétention des ressources nationales, plutôt que des chiffres de production génériques ou agrégés.
Ce résumé est généré à l'aide d'outils d'IA.


