Colloque : S3-607

Résilience climatique et réponse aux catastrophes : Élaboration de politiques fondées sur des données probantes

Organisé par: Université Western
Date du panel : 19 novembre 2025
Orateurs :
Penny Pexman (modératrice)
Marianne Armstrong
Grégory Kopp
Erin Taylor
Dipika Déol

Résumé:
Face à l'intensification et à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique, les infrastructures et les collectivités sont confrontées à des risques croissants. Ce panel explorera des stratégies concrètes pour accélérer l'adoption de solutions d'ingénierie éprouvées, renforçant la résilience des bâtiments, qu'ils soient neufs ou existants. Des experts des secteurs de l'ingénierie, de l'assurance et des politiques publiques présenteront des approches rentables offrant des avantages collatéraux tels que la restauration des écosystèmes, les loisirs et la séquestration du carbone. Axée sur l'équité, la durabilité et la gestion des risques, la discussion proposera des pistes d'action et des recommandations politiques fondées sur des données probantes concernant l'intégration des données climatiques, des normes de conception et des matériaux résilients. L'objectif est de protéger les vies, d'assurer la continuité des services et de réduire les coûts dans un contexte de changement climatique.

Résumé des conversations

La discussion a porté sur le changement d'approche nécessaire au Canada en matière de résilience des infrastructures, passant de normes de sécurité minimales à des stratégies visant à réduire activement les pertes croissantes causées par les phénomènes météorologiques extrêmes. Une limite importante des codes du bâtiment actuels réside dans le fait qu'il s'agit de normes minimales, qu'elles ne s'appliquent qu'aux nouvelles constructions et qu'elles ne couvrent pas les mesures à l'échelle communautaire ni tous les types d'infrastructures. Un obstacle majeur est le choix du lieu de construction des infrastructures, car la planification de l'aménagement du territoire est fragmentée entre de nombreux organismes municipaux, ce qui entraîne la poursuite des constructions dans des zones à haut risque. Les conférenciers ont insisté sur la nécessité d'un débat public sur le niveau de risque acceptable et ont souligné le défi de l'accessibilité financière, où l'incitation à construire de manière résiliente est partagée entre les promoteurs et les propriétaires à long terme. Parmi les solutions discutées, on retrouve l'utilisation du financement fédéral comme incitatif, l'élaboration de meilleures données et de meilleures lignes directrices, et la promotion de la collaboration multisectorielle pour réduire les risques et intensifier les mesures de résilience. Le public a été invité à sélectionner les principales stratégies nationales pour renforcer la résilience des infrastructures du Canada. Ils ont voté pour (1) renforcer et appliquer des codes de construction adaptés au climat, (2) intégrer des infrastructures vertes/fondées sur la nature dans la planification urbaine, (3) étendre les rénovations des bâtiments vulnérables existants et (4) intégrer des normes de résilience dans le financement des infrastructures publiques.

Messages à retenir/État actuel des défis

  • Recours aux normes minimales : Les codes nationaux actuels du bâtiment se concentrent principalement sur la sécurité de la vie et ne représentent que les minimum Les normes requises ne permettent pas de répondre au besoin croissant de réduction des pertes et de résilience climatique à long terme.
  • Données de conception obsolètes : Historiquement, la conception des bâtiments reposait sur des données climatiques qui étaient 30 ans dans le passé, une pratique qui commence désormais à évoluer vers une conception prenant en compte les projections climatiques futures.
  • Gouvernance fragmentée de l'utilisation des terres : Autorité décisionnelle où Les infrastructures construites relèvent souvent de la compétence de plus de 3 000 autorités municipales, ce qui rend extrêmement difficile l'application de politiques unifiées contre la construction dans les zones à haut risque (par exemple, les plaines inondables, les zones à risque d'incendie de forêt).
  • Accessibilité financière et incitations partagées : La poussée pour le logement abordable Cela entre souvent en conflit avec le coût initial plus élevé de la construction résiliente au changement climatique, et les promoteurs (constructeurs à court terme) manquent de incitation à long terme pour la résilience que possèdent les propriétaires (propriétaires à long terme).
  • Crise de l'accès à l'assurance : Une part importante de la population (environ 8%) ne peut pas souscrire d'assurance inondationet l’accessibilité financière globale des assurances se détériore en raison de l’augmentation des coûts des catastrophes liées aux changements climatiques.
  • Lacunes en matière de données et de recherche : Il existe un besoin critique de collecte systématique de données et des recherches pour mieux comprendre l’évolution des risques climatiques (comme les tempêtes violentes) et pour traduire ces données scientifiques incertaines en recommandations concrètes pour les ingénieurs et les décideurs politiques.
  • Délai d'adoption du code : Même après la publication du code national du bâtiment mis à jour (qui devrait inclure des données climatiques futures), il faudra du temps. durée (jusqu'à cinq ans) pour que les provinces et les territoires adoptent et appliquent officiellement les changements.
  • Soutien insuffisant après la catastrophe : Les systèmes de soutien traditionnels encouragent souvent reconstruire simplement ce qui existait auparavant dans cette même zone à haut risque, ce qui souligne la nécessité de politiques qui appliquent les principes de « reconstruction en mieux ».

Recommandations/prochaines étapes

  • Renforcer et appliquer les codes adaptés au climat : Prioriser renforcer et appliquer activement Les codes du bâtiment devront intégrer les données climatiques futures, allant au-delà des normes de sécurité minimales afin de réduire significativement les pertes croissantes dues aux phénomènes météorologiques extrêmes.
  • Utiliser les fonds fédéraux comme levier : Utilisez le bouton pouvoir d'achat des programmes fédéraux (comme le Fonds canadien d’infrastructure d’habitation) afin d’intégrer des exigences obligatoires en matière de résilience et d’atténuation des risques dans tous les financements d’infrastructures publiques.
  • Politiques avancées de planification de l'utilisation des terres : Mettre en œuvre des politiques d'aménagement du territoire plus coordonnées à tous les niveaux de gouvernement (en particulier avec les municipalités) afin de décourager et empêcher toute nouvelle construction dans les zones à haut risque connues.
  • Améliorer l’aide financière en cas de catastrophe : Moderniser les programmes de soutien post-catastrophe (comme le dispositif d'assistance financière en cas de catastrophe) pour inclure flexibilité et mécanismes qui garantissent que les infrastructures soient reconstruites en mieux et déplacées si nécessaire.
  • Investir dans des données accessibles sur les risques climatiques : Financer et diffuser la recherche pour rendre données sur les risques climatiques accessibles et exploitables pour les ingénieurs, les constructeurs et autres professionnels, afin d'éclairer leurs choix en matière de conception et de politiques.
  • Favoriser les partenariats intersectoriels : Créer des collaborations efficaces entre les chercheurs, les ingénieurs, les assureurs, les municipalités et les constructeurs pour co-développer et réduire les risques des solutions (par exemple, des études pilotes, un meilleur partage des données) qui garantissent la faisabilité et l'adoption.
  • Développer des solutions fondées sur la nature : Accroître la recherche et la mise en œuvre de solutions d'infrastructures vertes et fondées sur la nature pour relever des défis comme la résilience côtière, les inondations urbaines et les îlots de chaleur, en s'attaquant au défi de la recherche consistant à identifier des solutions appropriées pour les diverses régions canadiennes.
  • Encourager la résilience à long terme : Relevez le problème des incitations partagées en concevant des mécanismes financiers, tels que : rabais d'assurance ou d’autres récompenses, qui encouragent les promoteurs et les propriétaires à investir dans une construction de meilleure qualité et résiliente face au changement climatique.

Ce résumé est généré à l'aide d'outils d'IA.

Avertissement : La version française de ce texte a été traduite automatiquement et n'a pas été approuvée par l'auteur.