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En 2021-2022, les chercheures et chercheurs canadiens ont uni leurs forces pour résoudre les nombreux problèmes posés par la COVID-19 tout en trouvant des façons d’adapter, d’innover et de faire progresser la recherche dans tous les domaines pour la santé et le bien-être de la population canadienne. De la même façon, les organismes fédéraux de financement de la recherche ont travaillé ensemble, au Comité de coordination de la recherche au Canada, pour favoriser les travaux visant à combattre la pandémie, tout en faisant avancer les grandes priorités nationales.

Chaque organisme a pris des mesures pour lutter contre la pandémie. Ensemble, ils ont chargé le fonds Nouvelles frontières en recherche (FNFR) de diffuser des appels spéciaux en appui aux équipes internationales menées par des Canadiennes et Canadiens qui travaillent sur les priorités du Schéma directeur des Nations Unies en matière de recherche pour le redressement postpandémique et sur des approches innovantes pour la recherche interrompue par des restrictions liées à la pandémie.

Comme beaucoup d’organismes, nous avons tiré des leçons de la pandémie. Nous avons constaté la façon dont celle-ci a aggravé la situation déjà difficile des chercheures et chercheurs en début de carrière, des boursières et boursiers postdoctoraux et des étudiantes et étudiants des cycles supérieurs. Nos trois organismes de financement ont donc prolongé la période d’admissibilité en début de carrière aux mesures de répartition égale du financement pour nos programmes phares. Nous avons aussi entamé ensemble l’élaboration d’une nouvelle stratégie interorganismes sur les talents afin d’offrir une série de bourses d’études et de recherche équitables, accessibles et efficaces aux boursières et boursiers postdoctoraux et aux étudiantes et étudiants des cycles supérieurs.

Conscients de l’importance de la collaboration internationale pour s’attaquer aux problèmes mondiaux, nous nous sommes alliés pour élargir nos réseaux à travers le monde et jeter les bases des futurs efforts de recherche à l’international. Regroupés en une « équipe Canada » unie, nous avons rencontré la haute direction du Centre national de la recherche scientifique (France), de la Deutsche Forschungsgemeinschaft (Allemagne) et de la Fondation nationale des sciences (États-Unis).  Nous les avons approchés, ainsi que d’autres agences aux vues similaires à l’étranger, pour préparer une véritable initiative internationale conjointe de recherche interdisciplinaire sur l’atténuation et l’adaptation au changement climatique.

En parallèle, nous avons aussi fait avancer diverses priorités nationales. Nous avons accordé les premières subventions du volet Transformation du FNFR : c’est 144 millions de dollars qui seront versés sur six ans à sept équipes de recherche interdisciplinaire à l’international sous direction canadienne; celles-ci ont maintenant le mandat et les ressources nécessaires pour contester les paradigmes actuels et concevoir de nouvelles approches pour régler des problèmes mondiaux.

Nous avons aussi coopéré avec des établissements canadiens pour diversifier le milieu de la recherche et ainsi renforcer nos travaux grâce au talent et aux idées d’une plus grande palette de gens au Canada. Afin d’établir les données de référence, de suivre les progrès et de prendre des décisions fondées sur des données probantes, nous avons modifié le formulaire de déclaration volontaire des organismes pour toutes les candidatures. Nous avons demandé aux établissements participant au Programme des chaires de recherche du Canada de fixer des cibles d’équité représentatives de la population, et lancé le prix Robbins-Ollivier d’excellence en matière d’équité pour inciter les chercheures et chercheurs à s’attaquer aux obstacles systémiques à l’équité dans l’écosystème de recherche.

Ensemble et en collaboration avec des chercheures et chercheurs, chefs de communauté, gardiennes et gardiens du savoir, aînées et aînés et jeunes autochtones, nous avons continué de bâtir une communauté pour guider la mise en œuvre du plan interorganismes de renforcement de la capacité de recherche autochtone. Le Groupe de référence sur les bonnes pratiques d’évaluation par les pairs pour la recherche autochtone est un élément fondamental de cette communauté; son travail au cours de la dernière année a jeté les bases d’une révision des modèles d’évaluation par les pairs des organismes, autour des principes de pertinence et de sécurisation culturelles, de respect des systèmes de savoirs autochtones, et d’autodétermination en recherche. Nous avons franchi une autre étape à la fin de l’année en créant un cercle de leadership autochtone en recherche (ILCR) qui surveillera la mise en œuvre du plan et conseillera les organismes sur les questions liées à la recherche autochtone.

Ce fut un plaisir d’œuvrer à ces initiatives cette année avec mes collègues et le personnel des organismes et ministères membres du CCRC. Aux côtés des chercheures et chercheurs, administratrices et administrateurs, leaders autochtones, hôpitaux, entreprises et organismes communautaires du Canada, nous cheminons vers des activités de recherche véritablement inclusives et interdisciplinaires qui transcendent les frontières, appuient les jeunes à l’esprit novateur et encouragent la prise de risques – bref, des démarches à l’image de notre pays.

Pour en savoir plus sur nos travaux communs, consultez le rapport d’étape 2021-2022, Aller de l’avant, sur le site Web du CCRC.