Traduction française ci-dessous

Some might say the COVID-19 pandemic showcased science at its best. We ushered in a new era in vaccinology by developing mRNA vaccines and distributing them in record time. We rolled out PCR and rapid antigen tests in airports, schools, hospitals and drive-through centers. Science literacy amidst policy-makers and the general public skyrocketed. Scientists featured prominently in the media and had a greater role in decision-making. COVID-related data were shared across borders. Our government invested billions of dollars to help Canada’s academic research community strengthen biomanufacturing, vaccine development and therapeutics, reinforcing the importance of a strong, vibrant science and research ecosystem.

However, it wasn’t all a bed of roses. Labs shuttered. Misinformation, a lack of trust, and conspiracy theories corrupted hopes that science would get us safely through and beyond the pandemic. High impact journals retracted studies and statements. The uncertainty that spurs scientists to engage in further investigation and research was cited as evidence of ulterior motives or as supporting fringe beliefs. Science became politicized, dividing mask wearers and non-mask wearers within and across families, communities and provinces. Racism reared its ugly head, exposing fatal cracks in our social structures, our data collection processes and the need for transformative action.

Building back better is a recovery framework that we as Canadians have embraced for the economy. We similarly aspire to a spirit of building back better within our science policy world. The Clerk of the Privy Council appointed Dr. Harpreet Kochhar as Deputy Minister Champion of the Science and Technology Community. The Deputy Minister Champion guides from a strategic level, builds awareness of and advances science issues. The DM Science and Technology community, under Dr. Kochhar’s champion role, is focused on three science priorities for immediate attention: antiracist science, science security, and the added value of government science.

Likewise, the Office of the Chief Science Advisor continues to be meaningfully consulted by our elected government officials, as well as by the heads of the public service on a host of science policy issues. Dr. Mona Nemer’s role as a potent change agent within government is having an impact. Expert committees, task forces, and external science advisory committees have multiplied, giving space to greater science leadership in decision-making. CanCOVID set precedent for rapid, real-time open science-policy interactions. Research granting councils like CIHR are working more closely with Assistant Deputy Ministers on priority policy files, and integrating sex, gender and diversity considerations across programs.

The Departmental Science Advisor Network now boasts members representing the Departments of Fisheries and Oceans, Transport, Environment and Climate Change, Natural Resources, Health, the Canadian Space Agency, Polar Knowledge Canada, the National Research Council, and the Public Health Agency of Canada. Departmental Science Advisors provide high level science advice on complex files, champion science and research within their agency or department, and enhance interdepartmental science collaboration. At Health Canada we have worked hard to implement a new Framework for Science and Research Excellence. We have also launched a Science and Researcher Integration Network to ensure that scientists’ voices are heard across the organization. We host Departmental Science Townhalls to enhance science literacy, present monthly ‘Science Matters’ to the Executive Committee, support the establishment of plain language mentorship programs for
scientists to better brief policy makers, and are aiming to consolidate science input into regulatory modernization processes.

Is there more to be done? Sure. But as we approach 2022 are we trending in the right direction? Absolutely. We must therefore guide this momentum, however hard-earned, to change our future. By shaking up the status quo the pandemic has created opportunities to redefine what science excellence in decision-making looks like. Let’s put our best foot forward so that science optimally drives better policy and impact for all Canadians.

Politique scientifique au Canada

Certains diront que la pandémie de COVID-19 a montré la science sous son meilleur jour. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de la vaccinologie en mettant au point des vaccins à ARNm et en les distribuant en un temps record. Nous avons déployé des tests par PCR et des tests antigéniques rapides dans les aéroports, les écoles, les hôpitaux et les centres de vaccination au volant. Les connaissances scientifiques des décideurs et du grand public ont augmenté de façon spectaculaire. Les scientifiques ont occupé une place importante dans les médias et ont joué un rôle plus marqué dans les processus décisionnels. Les données relatives à la COVID ont été communiquées au-delà des frontières. Notre gouvernement a investi des milliards de dollars pour aider le milieu de la recherche universitaire du Canada à renforcer la biofabrication et la mise au point de vaccins et de produits thérapeutiques, réaffirmant ainsi l’importance d’un écosystème de la science et de la recherche fort et dynamique.

 

Cependant, ce ne fut pas qu’une allée bordée de roses. Des laboratoires ont fermé leurs portes. La désinformation, le manque de confiance et les théories du complot ont sapé l’espoir que la science nous aide à surmonter la pandémie en toute sécurité. Des revues de grande portée ont rétracté des études et des déclarations, suscitant ainsi des réactions négatives liées à un manque d’intégrité et de transparence. L’incertitude qui amène les scientifiques à pousser plus loin les enquêtes et la recherche a été citée comme preuve d’arrière-pensées ou d’appui à des croyances marginales. La science s’est politisée, divisant les personnes qui portent le masque et celles qui ne le portent pas au sein et à l’échelle des familles, des communautés et des provinces. Le racisme a fait son apparition, révélant de sérieuses failles dans nos structures sociales, nos processus de collecte de données ainsi que notre volonté politique de remplacer les discours creux par des mesures de transformation concrètes. 

 

« Rebâtir en mieux » est un cadre de rétablissement que nous, les Canadiens, avons adopté pour notre économie. Toutefois, nous aspirons également à reconstruire en mieux notre milieu de la politique scientifique. Au début du mois de janvier de cette année, comme première étape prometteuse, le greffier du Conseil privé a nommé le Dr Harpreet Kochhar au poste de sous-ministre champion de la Collectivité des sciences et de la technologie. Le sous-ministre champion s’occupe de fournir des avis stratégiques, d’accroître la sensibilisation et de faire progresser les questions scientifiques. Sous la direction du Dr Kochhar, la Collectivité des sciences et de la technologie concentre ses efforts sur trois priorités scientifiques nécessitant une attention immédiate : antiracisme scientifique; science et sécurité; valeur ajoutée de la science au gouvernement. En octobre, le Dr Kochhar a été nommé président de l’Agence de la santé publique du Canada, ce qui témoigne du rôle important que joue la science dans la prise de décisions fondées sur des données probantes. 

 

Parallèlement, le Bureau du conseiller scientifique principal continue d’être consulté de manière significative par nos représentants élus du gouvernement ainsi que par les dirigeants de la fonction publique sur une foule de questions de politiques scientifiques. À mesure que Dre Mona Nemer gagne en réputation et en influence, son rôle d’agent de changement efficace au sein du gouvernement commence à produire des effets. Les comités d’experts, les groupes de travail et les comités consultatifs scientifiques externes se sont multipliés, laissant place à un plus grand leadership scientifique dans les processus décisionnels. CanCOVID a établi un précédent pour ce qui est de favoriser des interactions rapides, ouvertes et en temps réel entre la science et la politique. Les conseils subventionnaires de la recherche, comme les IRSC, travaillent plus étroitement avec les sous-ministres adjoints sur des dossiers stratégiques prioritaires, et intègrent les considérations liées au sexe, au genre et à la diversité dans tous les programmes. 

 

Le Réseau des conseillers scientifiques ministériels compte maintenant parmi ses membres des représentants de Pêches et Océans Canada, de Transports Canada, d’Environnement et Changement climatique Canada, de Ressources naturelles Canada, de Santé Canada, de l’Agence spatiale canadienne, de Savoir polaire Canada, du Conseil national de recherches et de l’Agence de la santé publique du Canada. Les conseillers scientifiques ministériels fournissent des avis scientifiques de pointe sur des dossiers complexes, agissent à titre de champions de la science et de la recherche au sein de leur ministère ou organisme, et favorisent la collaboration scientifique interministérielle. À Santé Canada, nous avons travaillé sans relâche pour mettre en œuvre un nouveau Cadre d’excellence en matière de science et de recherche. De plus, nous avons lancé un Réseau d’intégration de la science et de la recherche pour veiller à ce que la voix des scientifiques soit entendue dans l’ensemble de l’organisation, nous organisons des assemblées générales scientifiques ministérielles pour améliorer les connaissances scientifiques, nous présentons chaque mois des séances sur l’importance de la science au Comité exécutif, nous appuyons l’établissement de programmes de mentorat en langage simple pour les scientifiques afin de mieux informer les décideurs, et nous nous efforçons de consolider la contribution du secteur des sciences dans les processus de modernisation de la réglementation. À l’ASPC, des politiques visant à promouvoir la science ouverte, à améliorer et à renforcer la communication des renseignements scientifiques et à renforcer la voix de la science au sein de l’organisation ont été mises en œuvre ou lancées au cours des derniers mois.

 

Est-il possible d’en faire encore plus? Bien sûr. Mais à l’approche de 2022, affichons-nous une tendance dans la bonne direction? Absolument. C’est pourquoi il nous faut orienter cet élan, si durement acquis, de manière à changer notre avenir. En renversant le statu quo, la pandémie a créé des occasions de redéfinir l’excellence scientifique dans la prise de décision. Mettons tout en œuvre pour que la science contribue de manière optimale à l’amélioration des politiques et des résultats pour l’ensemble des Canadiens.